

▪ Le Bouddha Shakyamuni est apparu à Lumbini au NEPAL, il y a environ 2500 ans. Né dans une famille royale, il y connut jusqu’à la trentaine, les joies et plaisirs qu’un être humain ordinaire peut espérer connaître en ce monde. Enfermé dans son palais royal, il ne connut point le mot souffrance et donc la détresse des êtres qui vivaient à l’extérieur. Une fois, alors qu’il était autorisé à sortir visiter les villages environnants, il prit pleinement conscience de la souffrance et décida de quitter sa position royale afin de trouver le remède à cette souffrance qui lui était cachée par son père. Doué d’énormes qualités dès sa naissance, un devin avait prédit qu’il deviendrait le grand guide de ce monde et des êtres. Il réalisa l’Eveil suprême sous l’arbre Bodhi à Bodhgaya en Inde, après une longue méditation.
En réalité, selon la tradition tibétaine, toute sa vie ne fut qu’un spectacle orchestré pour tourner les êtres vers l’éveil. Il était déjà Bouddha avant d’apparaître en ce monde sous forme humaine...
Voilà en très résumé, l’histoire de ce Bouddha. Sa vie terrienne a été jalonnée de hauts faits pour le bien des êtres qu’on peut retrouver dans certains textes de pratiques.
▪ Il est le grand guide de ce monde et le maître principal de tous les pratiquants bouddhistes. Il a donné 84000 enseignements tout au long de sa vie qui dura 80 ans.
L’apparition d’un Bouddha est extrêmement rare dans la cosmologie bouddhiste. Le prochain Bouddha sera Maitreya, le Bouddha de l’Amour universel qui apparaîtra dans plusieurs milliards d’années. Rencontrer le Dharma aujourd’hui équivaut à rencontrer le Bouddha. Ce qui est un très grand mérite.
▪ Pour avoir une connaissance plus précise de la vie du Bouddha Shakyamuni, outre tous les liens possibles sur le net mais non exhaustifs, , il y a ce magnifique livre complet du maître zen Thich Nhat Hanh : « Sur les traces de Siddharta » qu’il serait bon de lire.
► Nouveau : La vie du Bouddha en images -
▪ Le Bouddha Shakyamuni est resté 49 jours en méditation autour de son lieu d’éveil à Bodhgaya. C’est seulement à la requête d’un dieu qu’il décida de faire tourner la roue du Dharma, symbole de la diffusion de l’enseignement bouddhiste, pour le bien des êtres. Il avait hésité car ce qu’il avait réalisé, c’est à dire l’Eveil suprême, dépasse tout entendement ordinaire. Nos esprits étant si étroits, comment transmettre des réalisations aussi profondes et rares ? Voilà quelle était son hésitation apparente.
Il transmis son premier enseignement, le sermon de Bénarès en Inde, à ses anciens partenaires en quête de libération : les 4 Nobles Vérités.
Cet enseignement est concis et profond. A la simple écoute de ce dernier, ses partenaires purent s’éveiller après des recherches longues et sans succès.
▪ Elles se résument ainsi et sont fondamentales :
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▪ Pour se tourner vers l’éveil, il est nécessaire de reconnaître cette souffrance et ses facettes qui touchent tous les êtres. Autrement, à quoi bon la quête spirituelle ? Dès lors qu’on reconnaît vraiment cette souffrance omniprésente, on vient naturellement à chercher les origines, la cessation et le chemin qui y mène.
▪ Le chemin est le Noble Sentier Octuple :
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Bouddhisme : Philosophie ? Religion ? Art de vivre ?
▪ Cette section s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent découvrir le Bouddhisme. Mais pour le pratiquant engagé, il est toujours nécessaire de se remémorer ces points tout le long du chemin.
Les religions et traditions ne manquent pas dans le monde. Si l’on a une inclination pour le spirituel, il est important de s’informer et d’étudier précisément le domaine choisi.
En l’ occurrence, il est important de connaître et de réfléchir sur les brefs points essentiels suivants pour ensuite s’engager vraiment, s’il y a affinité, dans une étude approfondie du Dharma :
« L’enseignement du Bouddha est vaste comme l’océan. Si on devait l’étudier toute une vie, cela ne suffirait pas. », voilà ce que les maîtres disent très souvent.
Loi de cause à effet et Le Karma
▪ Une personne qui se coupe un doigt en faisant la cuisine, expliquerait cette infortune en disant qu’elle a manqué d’attention et de présence dans le maniement du couteau. Une autre personne qui gagnerait au loto dirait que c’est le « hasard » qui lui a permis de gagner la fortune.
▪ Mais qu’ y-
Une personne ordinaire, en général, ne se pose pas ce genre de question. Le scientifique, lui, pourrait dire que c’est le jeu de l’interaction entre les phénomènes, notamment sur le plan microscopique, qui est le fond de ces événements. Mais cela resterait encore objectif et purement cartésien.
▪ Qu’ en est -
Le Bouddha ne s’est pas limité à ces deux niveaux d’observation. Il est allé scruter directement l’esprit pour se rendre compte que la dynamique des phénomènes s’y trouvait principalement. Il a décrit les phénomènes, quels qu ‘ils soient, comme étant tous interdépendants, tant sur le plan matériel qu’ immatériel. Dans le cas des êtres sensibles, tous les événements vécus ne sont pas le résultat du « hasard » mais bien celui de causes antérieures pas toujours entièrement définies. L’ensemble des actions, de l’esprit, du corps et de la parole, sont générateurs d’effets à moyen où long terme qu’il faudra expérimenter : cela constitue notre karma.
─ Dans le cas de la personne qui s’est coupé le doigt, le manque d’attention démontre que l’esprit n’est pas maîtrisé à cause de perturbations mentales issues du désir, de la colère ou de l’ignorance fondamentale.
─ Dans le cas du fortuné au loto, son gain est sans doute le résultat d’une pratique
intense d’accumulation de mérites par le don-
▪ Par une analyse et méditation analytique, on peut vérifier partiellement le phénomène
de karma et la loi de cause à effet. On est limité dans la réalisation parfaite de
cette vérité, du fait que le karma n’est pas limité par les trois temps (passé, présent
et futur). Admettre ce phénomène induit nécessairement à réfléchir sur le sujet de
la vie et de la mort : Y-
▪ Ce chemin Octuple est comparable à la face émergée d’un iceberg : il résume des enseignements profonds que l’on découvre tout au long du chemin, pourvu qu’on s’engage vraiment dessus !
Des explications ne manquent pas à ce sujet.
▪ La reconnaissance de toutes les formes de souffrance n’est pas aisée.
Le Bouddha Shakyamuni a demandé à ses disciples de faire figurer une représentation claire des différents royaumes qui composent ce qu’on appelle le Samsara. En effet, de par sa vision transcendante, il a découvert et révélé qu’il existe principalement six mondes dans lesquels les êtres sont prisonniers et aveuglés par l’ignorance.
Ces six mondes et l’au -
▪ En résumé, voici sa signification:
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▪ Le meilleur royaume pour pratiquer le Dharma en vue d’une libération est celui des Hommes. Les autres sont soit pleins de souffrances indescriptibles, soit plein de plaisirs enivrants mais éphémères.
Au delà de cette roue, les êtres éveillées nous regardent avec Compassion et Amour. Leur unique dessein : nous aider à nous libérer de cette roue ! Avec confiance en le Bouddha, cela invite à réfléchir et agir pour trouver le vrai bonheur.
▪ Constat et prise de conscience sincère !
▪ Les êtres pris dans la roue de la vie sont constamment en train de tournoyer d’existences en existences. Tous les phénomènes quels qu’ils soient sont en changement constant. Et cela de façon perceptible ou non. Par exemple, si on regarde une vitre transparente, on a l’impression visuelle qu’elle demeure la même à chaque instant. Mais en réalité, elle change aussi, comme le dirait un scientifique, en parlant des molécules en mouvement perpétuel qui composent la vitre. De façon plus évidente, tous nos proches sans aucune exception, et nous même bien sûr, sont assujettis à la mort. Personne n’y échappe, pas même les dieux de la roue de la vie. Il s’agit d’une grande souffrance !!
▪ Comment résoudre ce « problème » qui frappe tous les êtres ?
Voilà la question à laquelle on est naturellement amené à se poser. Le Bouddha enseigne qu’il faut accepter les phénomènes dans un premier temps sans les fuir, et donc changer son regard. Dans l’impermanence, il n’ y a pas seulement la mort mais aussi la vie, car sans extinction, il ne peut y avoir apparition. Avec une réflexion approfondie, on finit par découvrir une très grande subtilité : il n’y a en réalité ni mort, ni naissance. En effet, si tout change d’ instant en instant de façon continue, rien n’existe réellement avec un soi permanent. Si l’on ne trouve pas de soi permanent, il ne peut y avoir la mort. La mort n’est vraie que de façon conventionnelle. Et plus globalement, ceci s’applique pour tous les phénomènes.
▪ L’ intégration dans la vie courante : comment ?
Comprendre les points subtils du Dharma ( enseignement du Bouddha ) est accessible à beaucoup de personnes. Mais la réalisation est très difficile. Dire qu’il n ‘y a pas de mort est « aisé à entendre », mais pourtant, quand elle se présente, on pleure naturellement. La souffrance du changement n’est pas arrêtée pour autant. Il faut méditer pour pouvoir réaliser, entraîner son esprit pour le transformer et changer nos perceptions qui apparaissent tellement rigides. Beaucoup d’efforts en perspective pour l’aspirant...
Les maîtres sont là pour nous guider !!
▪ La Communauté
Lorsque le Bouddha Shakyamuni a commencé à enseigner, c’est à dire à tourner la roue du Dharma pour le bien des êtres, il a fallu naturellement créer une communauté de moines et des règles de conduite. Les êtres étant sous l’emprise des trois poisons ( ignorance, désir et haine ), un certain ordre devait être établi. Ceci d’autant plus que le nombre de disciples a cru rapidement. Le Bouddha n’enseignait pas seulement à des assemblées d’êtres humains par milliers mais aussi à d’autres catégories d’ êtres venant de royaumes divers. Les plus avancés devaient conduire et aider les novices : cela constitue un élément essentiel du caractère précieux de la communauté. C’est un vrai support pour tout aspirant.
C’est pourquoi on dit que la communauté ou Sangha est un joyau ( le troisième ). Elle englobe tous les Bouddhas, Bodhisattvas, Arhats, Pratyekabouddhas et les disciples ordonnés ou non.
▪ Le Dharma
L’ensemble des enseignements, 84000 sections et d’autres divulgués plus tard après son extinction, du Bouddha Shakyamuni, constitue le second joyau . C’est un joyaux car il contient le chemin qui permet de se libérer de façon définitive à la souffrance. Il a la particularité unique de ne pas être limité en contenu et dans le temps. S’il fallait l’étudier toute une vie, comme les maîtres le disent souvent, cela ne suffirait pas !! Le Dharma du Bouddha est tourné vers tous les êtres sans exception et discrimination. C’est par Amour véritable et Compassion infinie que le Bouddha l’a divulgué.
Le Bouddha n’étant plus présent physiquement parmi nous, il l’ est par le Dharma.
Il est dit que le second joyaux est l’unique véritable refuge pour le pratiquant.
▪ Le Bouddha
« ...celui qui me cherche seulement par des mots, des formes, etc..., ne voit pas réellement le Bouddha. »
Voilà ce que signifie le Bouddha à l’égard des disciples. En effet, le Bouddha, n’est qu’un mot pour désigner l’inconcevable. Il est le premier joyau car il représente le guide suprême des êtres, celui qui a réalisé l’éveil parfait.
L’aspirant au bouddhisme doit prendre conscience que ces trois joyaux peuvent le mener au delà de la souffrance. Il est nécessaire de prendre refuge en ces trois joyaux pour s’engager pleinement sur la voie de l’éveil.
Quelques brefs conseils du coeur pour ceux qui souhaitent s’engager
( partage d’expérience )
● Étudier précisément les points abordés plus haut et approfondir
● Prendre le temps de s’informer sur les traditions existantes
Les centres de pratique ne manquent pas en France. Cependant, sachez que la plupart
sont des associations, donc il y a une obligation d’adhésion et les enseignements à payer.
Ce n’est pas toujours donné !!
Malheureusement, la pratique de l’offrande sans contrainte n’est pas ancrée dans l’esprit
d’un occidental. De quoi être dépité car le Dharma doit être accessible à tous. Un sujet qui
pourrait faire un article complet...
● Ne pas croire au premier abord ce que l’on entend ou voit, tout en ayant un esprit ouvert
● Prendre le temps de visiter différents centres
● Faire attention aux sectes en tout genre ! Fuir les vues radicales sans validité.
« La différence entre le sage bouddhiste et le bouddhiste sectaire
est comme celle entre la vastitude de l’espace et l’étroitesse d’un vase. »
Kongtrul Rinpotché
● S’adonner exclusivement à la lecture d’enseignements de maîtres authentiques
( les livres sur le bouddhisme ne manquent pas mais les mauvais font légion ! )
● Ne pas se décourager face aux doutes qui vont nécessairement apparaître comme
des obstacles sur la voie
● Toujours agir avec une motivation juste
Des précisions pour s’engager et débuter ? C’est ici ...
Qui est le Bouddha Amitabha ? Pour mieux cerner l’objet du site, voir ici....
▪ Son importance dans le bouddhisme
Quelles que soient les actions de la vie courante, elles ont toujours une finalité, un but. Si on se lève le matin pour aller travailler, deux attitudes sont possibles :
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Dans chacun des deux cas, cela ne dépend que de notre perception et de notre motivation.
Il en va un peu de même dans l’étude et la pratique du Dharma, mais de façon plus vaste. Les maîtres disent toujours avant de donner un enseignement ou d’engager une pratique, de développer une bonne motivation juste.
▪ Laquelle ?
La motivation juste consiste à agir non pas seulement pour soi-
nécessairement un effet positif pour autrui, et ce, même si cela n’est pas perceptible tout de suite et de façon évidente. On fait par exemple des souhaits pour que nos mérites soient partagés avec tous les êtres pris dans la souffrance. Il s’agit d’une attitude héroïque pour mettre un terme à notre égoïsme, source d’innombrables maux. Le Bouddha enseigne que faire la dédicace de nos bonnes actions est comparable à verser une goutte dans l’océan : elle ne se perd jamais.
▪ En pratique
Cela n’est pas toujours facile. L’amour universel et la Compassion étant tellement
embryonnaires en nous, que souvent, on ne pense qu’à soi-
La précieuse existence humaine
▪ Qu’ a-
Il suffit de regarder la roue de la vie abordée plus haut pour se rendre compte que parmi les six royaumes du Samsara, le meilleur est celui des humains. L’être humain jouit d’une certaine liberté d’action et de pensée. Doué d’une certaine intelligence, il est capable en principe de distinguer ce qui est juste pour lui ou non. Cela est évident ! Par exemple, un insecte ou un animal est constamment assujetti à la faim et au danger de pouvoir mourir violemment. Malade, il ne bénéficie d’aucun médicaments. Les dieux, eux, jouissent de grands bonheurs qui les aveuglent et cela ne dure pas. Ils devront retomber dans les royaumes inférieurs....
▪ Comment en tirer profit ?
La vie étant très fragile, il convient de chercher et donner un sens à sa vie. Le Bouddha enseigne qu’ultimement, on devrait développer la volonté de réaliser l’éveil suprême. Comme tout est éphémère, à quoi bon s’adonner exclusivement à des activités mondaines sans but ultime. Dès lors que l’on a rencontré le Dharma du Bouddha, il serait très dommageable de ne pas chercher à parcourir le Noble Sentier Octuple. En effet, le Bouddha qui parle toujours vrai, a déclaré :
« ... L’existence humaine est aussi rare à obtenir que de voir une tortue aveugle passer la tête à travers le trou d’une planche percée, ballottée au gré du vent sur la mer... »
Dès lors qu’on en prend conscience, naturellement, on devrait abandonner progressivement les mauvaises actions et chercher à cultiver les bonnes pour assurer une meilleure renaissance.
Par exemple, se rendre compte que tous les êtres ne souhaitent pas mourir, nous encourage à arrêter de consommer de la viande. Voilà qui est dit !
▪ Qu’en est-
Les voiles karmiques étant très épais, on ne peut qu’encourager cette personne à cultiver les bonnes actions. Par une attitude correcte, on finit par toucher les proches. Ce conseil se retrouve dans la plupart des religions.
▪ L’importance de l’éthique
Une fois après avoir bien réfléchi sur la loi de cause à effet, celle du karma, et que la confiance en le Bouddha est acquise, il vient naturellement la volonté d’agir, par l’esprit, le corps et la parole, de façon à éviter toutes actions négatives pour ne plus souffrir dans le futur et bien sûr faire souffrir autrui.
Si le Bouddha a instauré un très grand nombre de préceptes pour les moines et nonnes, cela montre que l’esprit humain est véritablement soumis aux perturbations mentales. Il faut un moyen de les contrôler.
▪ Le condensé des préceptes
Pour une personne laïque, il convient de cultiver les dix préceptes, surtout si l’adepte souhaite renaître en la terre du Bouddha Amitabha.
Quels sont-
Trois ont rapport avec le corps, quatre concernent la parole et trois concernent l’esprit :
Du corps : -
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De la parole : -
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De l’esprit : -
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▪ La mise en pratique
Ces préceptes appliqués avec intelligence permettent de fermer les portes des renaissances inférieures. Mentir pour sauver un être d’un danger, n’est pas négatif. Tout repose sur la motivation altruiste. Le sujet est vaste, pour avoir plus de détails,
cliquez pour accéder à ce document en pdf
▪ Constat universel
La mort concerne tous les êtres sensibles. Personne ne peut y échapper. Comme le dit Bouddha Shakyamuni :
« Ni dans les airs, ni au milieu de l’océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n’existe une place où l’homme trouverait un abri contre la mort. »
De ce constat, il est clair qu’il s’agit d’une grande souffrance. Mais le Bouddha enseigne aussi pour nous en libérer. En révélant le cycle des renaissances et des morts dans lequel nous sommes prisonniers, il nous fait découvrir aussi que la mort est un passage qui permet la libération. Le sujet étant tellement vaste, il suffit de lire le fameux livre tibétain de la vie et de la mort, écrit par Sogyal Rinpotché, pour changer notre regard sur cette dernière....
▪ Se préparer à la mort
Si l’on ne s’est pas préparé durant notre vie, ce qui est le cas de beaucoup de personnes,
il y a peu de chance d’espérer une libération. L’unique façon de trouver le salut
dans ce cas, est l’aide d’un ami spirituel ou des proches et/ou l’invocation du nom
du Bouddha Amitabha pour le pratiquant bouddhiste ( voir rubrique École terre pure
). Cependant, voici quelques conseils cruciaux qui peuvent être appliqués même pour
les non-
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La question de la mort est très vaste. Un grand maître Dhagpo Rinpotché donne de façon régulière des enseignements à ce sujet. D’autres le font aussi. A vous de découvrir.
Approfondir un peu le sujet ? C’est ici ...
▪ Un geste propre au bouddhisme
Il n’y a pas un seul endroit dédié au bouddhisme, où l’adepte ne se prosterne pas trois fois, pour rendre hommage aux trois joyaux, face à une image, une représentation quelconque du Bouddha.
Il s’agit d’un geste pour manifester sa reconnaissance à l‘endroit du guide capable de nous mener au delà de la souffrance.
▪ Sens et But
Pour l’adepte disciple du Bouddha ayant pris refuge en les trois joyaux, l’ennemi à déraciner est l’ego, c’est à dire le fameux ‘ je ’. En se prosternant parfaitement, il manifeste de l’humilité face aux trois joyaux et pose à côté de lui, pendant un court instant de sa vie, son orgueil. Il se tourne aussi vers sa propre nature de Bouddha qu’il n’a pas encore reconnu et dont la réalisation est son objectif ultime. Il s’agit d’une action noble du corps qui permet de purifier son karma et donc d’accumuler des mérites.
Le Bouddha, étant un champ infini de mérites, ne ‘gagne rien’ à être placé sur un piédestal. Il est complètement libéré de l’ego.
Dès lors que l’on ne comprend pas bien la nature du Bouddha, et ses trois corps, il est difficile de se prosterner devant une image ou une statue inerte. Pourtant, il n’ y a aucune différence ultime entre la statue ou le Bouddha en chair et en os !
▪ En pratique
La prosternation n’a rien de difficile sur le plan des gestes corporels.
Brièvement, les paumes des mains jointes sont placées successivement au dessus de la tête, au niveau de la gorge et du coeur, pour symboliser le refuge dans les trois joyaux, puis on touche le sol avec le front. Dans le Vajrayana, on peut s’allonger complètement par terre car il est dit que plus la surface de contact est grande et plus les mérites sont grands.
Dans les centres asiatiques, des cérémonies de repentir consistent à faire un grand nombre de prosternations aux Bouddhas des trois temps. Dans le Vajrayana, les prosternations font partie des quatre préliminaires. Elles doivent être accomplies au moins cent mille fois.

▪ L’importance de s’y tenir
Le laïc qui souhaite s’engager sur la voie du Bouddha se doit de prendre refuge en les trois joyaux.
Ensuite, son esprit doit être entraîné à l’éthique, à la méditation et à la sagesse.
Pour l’éthique, des engagements sont proposés afin de fermer les portes des renaissances inférieures.
De plus, se tenir à ces préceptes est une cause parmi d’autres pour renaître en la terre du Bouddha Amitabha.
▪ Quels sont-
Un condensé extrait des dix actes vertueux :
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Bien évidemment, ils doivent être appliqués avec intelligence et compris au préalable.
Il est difficile de s’y tenir à notre époque. Pourtant, les mérites qui en découlent sont très grands et
les effets positifs certains sur notre santé, par exemple.
▪ Comment les prendre en pratique ?
Ils peuvent être pris lors de la cérémonie de prise de refuge menée par un maître
bouddhiste; cela se passe ainsi dans les pagodes sino-
Dans l’école tibétaine, on prend surtout les voeux de Bodhisattvas qui nécessairement contiennent ces cinq préceptes. L’engagement se fait aussi devant un maître Rinpotché. Souvent, la durée de l’engagement ne dure qu’une journée ou deux.
▪ La prise de conscience pour origine
Une personne qui est heureuse ou qui se dit heureuse, a peu de chance de se tourner vers le Dharma du Bouddha. Pourquoi ? Simplement parce que le Dharma est le remède pour venir à bout de la souffrance. Par conséquent, il est nécessaire de prendre pleinement conscience de la souffrance sous toutes ses formes pour générer l’élan et la confiance en les paroles du Bouddha. Une fois que la reconnaissance de la souffrance est faite, il vient naturellement l’ envie d’y trouver une solution radicale. Avec l’observation et la contemplation, on remarque aisément que les moyens externes pour guérir de la souffrance sont peu efficaces car non absolus. Le Bouddha propose un remède absolu à cette souffrance. Si avec réflexion et à travers notre expérience, on peut vérifier la validité en partie des enseignements du Bouddha, la confiance qui en résulte peut nous amener à approfondir et ultimement, selon notre coeur, à prendre refuge en les Trois Joyaux.
▪ Nécessité de la patience
La prise de refuge consiste à donner sa pleine confiance en les Trois Joyaux que sont le Bouddha ( le Guide ), le Dharma ( le remède ) et la Sangha ( le Soutien ). Elle devrait être motivée par la volonté de mettre un terme à sa propre souffrance, à celle des autres êtres sensibles et ultimement, de réaliser la Bouddhéité. Cela prend du temps et demande de la réflexion mais aussi d’ouvrir son coeur.
▪ Comment prendre refuge en pratique ?
La prise de refuge se fait exclusivement auprès d’un maître bouddhiste authentique.
Du côté Mahayana, une cérémonie est organisée en présence du maître principal que l’on peut choisir et des différents membres de la Sangha lorsqu’ils sont disponibles. Au cours de cette cérémonie, il est proposé à l’aspirant de prendre un, deux, trois ou les cinq préceptes du laïcs.
Du côté Vajrayana, elle peut se faire en groupe ou en étant seul avec le maître. Aucune proposition de prendre les cinq préceptes n’est faite. Cependant, on peut bien sûr en faire la requête. On insiste davantage sur l’esprit d’éveil ou la motivation du Bodhisattva en aspiration.
Approfondir le sujet ? Patience.....
▪ Le Hinayana
Le Hinayana est le « Petit Véhicule », celui dit des Auditeurs ou Pratyekabouddhas ( Bouddha par soi même ). Il correspond à la voie de la discipline et de la méditation. L’effort est mis dans l’application de l’éthique, avec divers niveaux de prise de voeux ; dans l’attention appliquée sur la loi du karma et dans la méditation sur les douze liens interdépendants et du calme mental et de la vision profonde. Il n’ y a pas d’ouverture pour autrui mais on cherche uniquement sa propre libération.
▪ Le Mahayana
Le Mahayana est le grand véhicule, celui de l’Amour et de la Compassion. Basé sur le Hinayana, on ne cherche pas seulement sa propre libération, mais on se tourne aussi vers les êtres sensibles qui tous, cherchent aussi le bonheur. On formule des voeux pour devenir un Bodhisattva, l’être d’éveil héroïque. Pour cela, on s’efforce de développer les six perfections que sont :
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Il faut d’innombrables kalpas pour parcourir se chemin. L’être d’éveil souhaite demeurer entre le Samsara et le Nirvana pour sauver tous les êtres de la souffrance...
▪ Le Vajrayana ou Véhicule Adamantin
Basé sur les véhicules précédents, ce véhicule de diamant vise à obtenir l’éveil rapidement en utilisant différents nombreux moyens habiles. Les voeux sont très complets et difficiles à maintenir. Les pratiques sont nombreuses de part toutes sortes de déités ou Yidams existants ( Tara, Tchenrezi, etc...). Il faut un grand potentiel pour s’y engager ainsi que de grands mérites. La relation de maître à disciple est indispensable pour le pénétrer...
Le Bouddha Amitabha est présent dans les deux derniers véhicules. La personne qui a un coeur tourné vers autrui se dirigerait naturellement vers ces véhicules. Ce site traite principalement du grand véhicule.
▪ Pourquoi est-
S’il y a un point commun dans toutes les grandes religions, c’est bien cet acte ou esprit de repentir. Dans le bouddhisme, cela tient une place très importante. Dès lors que l’on admet la ronde des naissances et des morts depuis la nuit des temps sans commencement, on ne peut qu’être sensibilisé par la masse de mauvais karma que l’on a accumulé, même si cela échappe à notre mémoire. Être sensibilisé signifie naturellement éprouver le bon désir d’arrêter les mauvaises actions et de s’en purifier par différentes méthodes enseignées par le Bienheureux Bouddha....
▪ Conditions à réunir pour un repentir effectif
Le repentir ne peut se faire que suite à un regret et une sincère et profonde reconnaissance de nos fautes. S’il peut sembler aisé de reconnaître nos fautes dans cette vie, il est plus difficile d’admettre celles des vies passées innombrables. Par conséquent, il faut s’armer de la foi en la vision transcendantale du Bouddha pour les admettre, à cause de notre mémoire limitée et très voilée. Une fois ces fautes admises, il faut les confesser ‘’face’’ aux Bouddhas et Bodhisattvas des trois temps, qui forment notre parfait refuge. Ensuite, il faut s’efforcer de ne plus les commettre à nouveau, et ce, quelles que soient les peines à endurer.
▪ Dans le Mahayana et le Vajrayana
Dans la tradition Mahayana sino-
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La plus pratiquée est la troisième : régulièrement, une cérémonie de prosternations ( 108 qui symbolisent 108 grandes souffrances de la condition humaine ) avec récitations de noms de Bouddhas, est tenue dans les pagodes. Elle est la plus pratiquée.
Dans le Vajrayana, la pratique de repentir peut prendre comme forme :
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La confession (ou repentir) est très rarement acquise définitivement. Les êtres ordinaires que nous sommes, commettent constamment des fautes. Il faut s’efforcer de les réduire progressivement sur la Voie, avec patience et détermination.
Le Bouddha Shakyamuni lui-
« N’acceptez pas mes enseignements sans les avoir vraiment étudiés.
Si l’on vous donne une pépite d’or, vous allez naturellement vérifier
de toutes les façons possibles, si c’est vraiment de l’or.
De la même façon , agissez ainsi avec mes enseignements pour
reconnaître leur validité et les accepter. »
▪ Les Trois Principaux Aspects
De façon certaine, il est nécessaire de développer et d’avoir une grande confiance en le Dharma du Bouddha. Au début, on est inspiré d’être en compagnie de maîtres et d’écouter des enseignements, de se trouver dans des lieux de pratique bouddhiste et de vivre cette atmosphère du Dharma. Cela constitue la foi d’inspiration. Mais cette foi inspirée n’est pas suffisante pour nous établir pleinement sur la Voie. Hors de ces dernières conditions, dans la vie de tous les jours, les circonstances pour sombrer dans la paresse ou d’autres activités mondaines sont propices à nous faire errer sans cesse loin de la pratique du Dharma. La force des habitudes est très difficile à contrer.
A l’écoute du Dharma, que ce soit oralement ou par la lecture, vient la reconnaissance de notre condition de souffrance et l’envie de vouloir en sortir en renaissant par exemple dans de meilleures conditions comme celles des royaumes supérieurs. Ce désir, plutôt saint, devient une source d’énergie pour aller en profondeur dans notre engagement vers la Voie du Bouddha et forme la foi désireuse. Il est nécessaire de s’y appuyer pour ensuite atteindre le niveau de foi convaincue ou irréversible. Ce niveau une fois atteint, signifie que l’on a pleinement confiance en le pouvoir et les bénédictions des enseignements du Bouddha, en les Trois Joyaux. Cela ne résulte pas simplement d’une forme de prise de conscience sommaire de leur véracité, mais s’acquière progressivement par la pratique authentique et l’effort, l’expérience de la souffrance ou encore des signes de réalisation. Une personne dotée de cette foi ne peut régresser dans sa marche vers l’éveil.
▪ Elle est assurément le meilleur des trésors
Grâce à la foi ferme en les Trois Joyaux, nous nous ouvrons à la compassion du Bouddha
et pouvons recevoir toutes les bénédictions des êtres éveillés. Sans elle, il n’est
pas possible d’établir un lien avec les Bouddhas et Bodhisattvas, tout comme il n’est
pas possible de communiquer par téléphone sans mise en contact. Cela est surtout
vrai en ce qui concerne le souhait de renaître en une Terre Pure de Bouddha comme
celle d’Amitabha. Il appartient au pratiquant d’entretenir et de nourrir cette foi
jusqu’à ce que celle-
▪ Une histoire qui illustre le pouvoir de la foi
A l’époque du Bouddha Shakyamuni, une vieille dame très pauvre voulait faire une
offrande au Bouddha mais n’avait pas les moyens de le faire. Elle réussit à obtenir
une simple bougie qu’elle offrit au Bouddha. Contrairement à d’autres, celle-