Les Cinq Actes ou Péchés Rebelles


À côté des Cinq Préceptes du Laïc, dont les bénéfices sont nombreux, l'adepte qui s'est résolu à la Voie du Bouddha devrait sérieusement mémoriser et surtout éviter de commettre l'un des Cinq Actes ou Péchés les plus graves en matière de conséquences karmiques.


Quels sont-ils ? Ils sont : (1) le Patricide ; (2) le Matricide ; (3) Tuer un Arhat ; (4) Répandre le sang d'un Bouddha (y compris nuire à son Dharma) ; (5) Détruire l'harmonie d'un(e) Sangha.


Les actes (1) et (2) vont à l'encontre de ce que le Bouddha enseigne dans le Sūtra de la Piété Filiale, à savoir en particulier que la gratitude que nous devons à nos parents est infinie, et ce, quelle que soit la manière avec laquelle nous avons été élevés au cours de nos nombreuses vies. Ils ont enduré beaucoup de peine pour nous et ils incarnent le véritable amour-bienveillant et la compassion…De nos jours, ces deux actes sont encore commis de manière terrible à travers toutes sortes d'histoires sur fond de colère, de haine, d'ivresse alcoolique, de drogue, de rancune, de folie, de jalousie, de convoitise, de maladie, etc.

L'acte (3) peut sembler hors de propos à notre époque mais ce n'est pas le cas. Certes, dans ce monde, les adeptes ordinaires qui peuvent atteindre le niveau de l'Arhat sont quasiment inexistants. Aussi, rencontrer un Arhat est presque inconcevable mais pas impossible. Néanmoins, il y a des bodhisattvas réincarnés dont le niveau est supérieur à celui d'un Arhat. Vaut mieux donc se garder de nuire en ôtant la vie de maîtres authentiques.

L'acte (4) peut aussi sembler hors de propos à notre époque mais ce n'est pas le cas. Le Bouddha Śākyamuni n'est plus présent en chair et en os, mais il l'est toujours à travers ses représentations (images, statues, reliques). Il importe de ne pas faire comme certains fous d'orient, c'est-à-dire de les détruire ! Cela reviendrait à faire couler le sang du Bouddha. La mauvaise conséquence karmique peut être très rapide et dans cette vie même. Quant à son Dharma, cela est clair. Il importe d'éviter de détruire ou même d'entraver les enseignements qui font partie intégrante du corps du Bouddha.

Enfin, l'acte (5) s'inscrit dans l'ère du temps. Étant en période de déclin du Dharma, l'adepte devrait éviter d'y participer en semant le désordre dans une Sangha authentique quelle que soit la tradition. Il y a des histoires très instructives – comme celle du disciple Kokālika – remontant au temps du Bouddha Śākyamuni et qui illustrent très bien les terribles conséquences de créer la disharmonie.


Ces Cinq Actes sont aussi appelés le karma des cinq sans interruption parce que n'importe lequel d'entre eux fait chuter inévitablement dans l'Enfer Avīci, l’Enfer des Cinq Sans Interruptions (le plus douloureux). Il est nommé ainsi car les êtres qui s'y trouvent endurent la souffrance sans interruption sous cinq aspects : (1) l'absence d'interruption en matière de temps ; (2) l'absence d'espace du fait qu'un ou de nombreux habitants de l'enfer remplit l'Enfer ; (3) l'absence d'interruption en matière de torture ; (4) l'absence d'exception pour tous les êtres sensibles ; et (5) l'absence d'interruption de vie en vie jusqu'à ce que la rétribution soit terminée.


Il importe de ne pas douter de ces Cinq Actes et de leurs conséquences présentés ici succinctement. Les détails des différents Enfers se trouvent dans le Sūtra de Kṣitigarbha…Le Bouddha ne ment jamais !



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