Le Repentir


Pourquoi est-ce si important ?


S’il y a un point commun dans toutes les grandes religions, c’est bien cet acte ou esprit de repentir. Dans le bouddhisme, cela tient une place très importante. Dès lors que l’on admet la ronde des naissances et des morts depuis la nuit des temps sans commencement, on ne peut qu’être sensibilisé par la masse de mauvais karma que l’on a accumulé, même si cela échappe à notre mémoire. Être sensibilisé signifie naturellement éprouver le bon désir d’arrêter les mauvaises actions et de s’en purifier par différentes méthodes enseignées par le Bienheureux Bouddha....


Conditions à réunir pour un repentir effectif


Le repentir ne peut se faire que suite à un regret et une sincère et profonde reconnaissance de nos fautes. S’il peut sembler aisé de reconnaître nos fautes dans cette vie, il est plus difficile d’admettre celles des vies passées innombrables. Par conséquent, il faut s’armer de la foi en la vision transcendantale du Bouddha pour les admettre, à cause de notre mémoire limitée et très voilée. Une fois ces fautes admises, il faut les confesser ‘’face’’ aux Bouddhas et Bodhisattvas des trois temps, qui forment notre parfait refuge. Ensuite, il faut s’efforcer de ne plus les commettre à nouveau, et ce, quelles que soient les peines à endurer.

        

Dans le Mahayana et le Vajrayana


Dans la tradition Mahayana sino-vietnamienne, il existe différentes formes de pratique de repentir :

- Selon les règles de la doctrine

- Par élan personnel

- Par l’invocation des noms des Bouddhas

- Par la conception du non-né ou vacuité du bien et du mal

La plus pratiquée est la troisième : régulièrement, une cérémonie de prosternations ( 108 qui symbolisent 108 grandes souffrances de la condition humaine ) avec récitations de noms de Bouddhas, est tenue dans les pagodes. Elle est la plus pratiquée.

Dans le Vajrayana, la pratique de repentir peut prendre comme forme :

- Le jeûne ou Nyoung Né

- Les prosternations des 35 Bouddhas de confession

- La pratique de Vajrasattva


La confession (ou repentir) est très rarement acquise définitivement. Les êtres ordinaires que nous sommes, commettent constamment des  fautes. Il faut s’efforcer de les réduire progressivement sur la Voie, avec patience et détermination.    

 


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