La Relation Maître-Disciple


▪ Le Principal Maître


Toute personne qui s’engage sur la Voie du Bouddha devrait garder à l’esprit qu’elle n’est pas livrée à elle-même. Elle a en effet un Guide Suprême qui est le Bouddha Sakyamuni à travers la présence de ses enseignements toujours accessibles. Ces derniers doivent être considérés comme un aspect réel de son corps et donc être vénérés sans faille. C’est pourquoi, il est fortement enseigné de considérer les enseignements authentiques comme étant  sacrés et d’en prendre le plus grand soin (ne pas les poser par terre, ne pas les salir, etc.) afin d’éviter d’accumuler du mauvais karma.

Certes, il n’est plus présent en chair et en os, mais est toujours là, à travers ses autres corps. Il procure des bénédictions à qui se tourne vers lui avec la plus grande dévotion à travers des pratiques ou des prières sincères. N’en doutez-pas !     


▪ Le Maître


Il est compréhensible que ne pas avoir un Maître physique « proche de soi », à la manière du professeur à l’école, pour nous dire ce qui est bon à retenir et néfaste à rejeter, peut mener au découragement du fait d’un sentiment de solitude.

Mais généralement, lorsque l’on rencontre les enseignements authentiques du Bouddha, on le fait par l’intermédiaire de ses représentants présents ou passés, à travers des écrits ou dans un monastère, et donc d’une certaine manière, ce n’est pas un seul Maître que l’on a rencontré mais plusieurs ! Sans doute que l’on sera amener à en rencontrer beaucoup sur la Voie de l’Éveil. Tant que notre rencontre nous permet de progresser sur la Voie, cette rencontre est celle d’un Maître (dit Racine dans le Vajrayana). Il  y a ainsi différents niveaux de Maîtres Racines...

Et parmi tous ces Maîtres rencontrés, on finira sans doute en Chemin vers l’Éveil, dans cette vie ou une autre, si notre pratique et nos efforts sont assidus et sincères, à rencontrer au moins un Grand ou Principal Maître Racine capable de nous mener véritablement à la réalisation. Peut-être même un Bouddha futur ! Nul besoin donc de se presser en ce sens. Mais tout mensonge ou simulation dans la pratique ne peut mener certainement à une telle rencontre sublime. Il faut aussi des mérites et des vertus pour que cela arrive !

  

▪ Le Disciple face au Maître


Il serait erroné et enfantin de penser que l’on choisi vraiment soi-même le Maître Racine principal. Il ne suffit pas de rencontrer par exemple le Dalaï-Lama lors d’une conférence ou un enseignement, puis de décréter « C’est mon Maître Racine Principal ! », surtout sans demander son avis ! Qui plus est, il serait naïf de choisir ou rechercher celui qui plaît bien, qui est toujours gentil et ne gronde jamais. Il suffit de s’enquérir de la vie de Milarépa pour s’en convaincre. Le Maître doit aussi nous accepter et cela n’est pas aisé. Il faut être prêt à le suivre et endurer toute souffrance, même venant de lui, en le voyant comme un représentant du Bouddha ou la manifestation elle-même du Bouddha. La meilleure façon de l’honorer est avant tout de suivre strictement ses conseils et enseignements quels qu’ils soient sans rechigner. Ce n’est pas une mince affaire !

Le disciple doit savoir comment le reconnaître et le suivre correctement. Mais tout cela, vaste, s’apprend progressivement, notamment lors de retraites comme les nôtres par exemple…



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