L’Impermanence


Ce sujet est fondamental !


Constat et prise de conscience sincère !


▪ Les êtres pris dans la roue de la vie sont constamment en train de tournoyer d’existences en existences. Tous les phénomènes quels qu’ils soient (vastes comme minuscules) sont en changement constant. Et cela de façon perceptible ou non. Par exemple, si on regarde une vitre transparente, on a l’impression visuelle qu’elle demeure la même à chaque instant. Mais en réalité, elle change aussi, comme le dirait un scientifique, en parlant des molécules en mouvement perpétuel qui composent la vitre. De façon plus évidente, tous nos proches sans aucune exception, et nous-mêmes bien sûr, sont assujettis à la mort. Personne n’y échappe, pas même les dieux ou devas (de grande longévité) de la roue de la vie du saṃsāra, sans parler de tous les êtres qui ont été de grands disciples du Bouddha. Cela est aussi vrai de l’univers. Il s’agit d’une grande souffrance !!


Comment résoudre ce « problème » qui frappe tous les êtres sensibles ?


Voilà la question à laquelle on est naturellement amené à se poser. Le Bouddha enseigne qu’il faut accepter les phénomènes dans un premier temps sans les fuir, et donc changer son regard. Dans l’impermanence, il n’y a pas seulement la mort mais aussi la vie, car sans extinction, il ne peut y avoir apparition. Avec une réflexion approfondie, on finit par découvrir une très grande subtilité : il n’y a en réalité ni mort, ni naissance. En effet, si tout change d’instant en instant de façon continue, rien n’existe réellement avec un soi permanent. Si l’on ne trouve pas de soi permanent, il ne peut y avoir la mort. La mort n’est vraie que de façon conventionnelle, une simple désignation ou grande illusion tenue pour vraie. Et plus globalement, ceci s’applique pour tous les phénomènes.


  ▪ L’intégration dans la vie courante : comment ?


Comprendre au premier abord les points subtils du Dharma ( enseignement du Bouddha ) est accessible à beaucoup de personnes. Mais la réalisation est très difficile. Dire qu’il n’y a pas de mort est « aisé à entendre », mais pourtant, quand elle se présente, on pleure naturellement. La souffrance du changement n’est pas arrêtée pour autant. La perte d’une personne chérie provoque des larmes de crocodiles, et celle d’un objet provoque la tristesse ou la colère.  Les afflictions sont entretenues par la non reconnaissance  approfondie de l'impermanence.  Il faut s’imprégner constamment de cette impermanence par l’observation, méditer pour pouvoir réaliser et intégrer, entraîner son esprit pour le transformer et changer nos perceptions illusoires qui apparaissent tellement rigides et vraies. Agir ainsi est de façon certaine diminuer les souffrances. Beaucoup d’efforts à fournir en perspective pour l’aspirant de la Voie du Bouddha.  


Les maîtres sont là pour guider !!




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