La Précieuse Existence Humaine


Qu’a-t-elle de plus avantageux par rapport aux autres conditions d’existence ?


Il suffit de regarder la roue de la vie abordée plus haut pour se rendre compte que parmi les six royaumes du saṃsāra, le meilleur est celui des humains. L’être humain jouit d’une certaine liberté d’action et de pensée. Doué d’une certaine intelligence, il est capable en principe de distinguer ce qui est juste pour lui ou non, de l’utiliser pour survivre.

Les êtres en enfer sont submergés par la souffrance et n’ont pas le loisir d’y échapper jusqu’à ce que leur mauvais karma s’épuise. Les esprits affamés sont rongés par la faim et la soif, et ne demandent qu’à cela cesse. Un insecte ou un animal est constamment assujetti à la faim ou à la sottise et au danger de pouvoir mourir violemment. Malade, il ne bénéficie d’aucun médicament. Les demi-dieux sont constamment pris par la jalousie et en guerre contre les dieux. Ils meurent toujours dans la défaite. Les dieux ou devas, eux, jouissent de grands bonheurs qui les aveuglent et cela ne dure pas même si leur longévité est très grande. Ils devront retomber dans les royaumes inférieurs et voient où ils vont tomber avec beaucoup de souffrance....


Comment en tirer profit ?


La  vie étant très fragile, il convient de chercher et donner un sens à sa vie. Il ne s’agit pas de la chérir au sens ordinaire. Le Bouddha enseigne qu’ultimement, on devrait développer la volonté de réaliser l’éveil suprême. Comme tout est éphémère,  à quoi bon s’adonner exclusivement à des activités mondaines sans but ultime. Dès lors que l’on a rencontré le Dharma du Bouddha, il serait très dommageable de ne pas chercher à parcourir le Noble Sentier Octuple. En effet, le Bouddha qui parle toujours vrai, a déclaré :


« ... L’existence humaine est aussi rare à obtenir que de voir une tortue aveugle passer la tête à travers le trou d’une planche percée, ballottée au gré du vent sur la mer... »


Dès lors qu’on en prend conscience réellement, naturellement on devrait abandonner progressivement les mauvaises actions et chercher à cultiver les bonnes pour assurer au moins une meilleure renaissance (humaine de préférence). Pour cela, la quête des bonnes causes doit être entamée.

Par exemple, se rendre compte que tous les êtres ne souhaitent pas mourir et désirent la longévité, nous encourage à arrêter de consommer de la viande comme le préconise le Bouddha. Voilà qui est dit !


Qu’en est-il pour le débutant ou la personne ordinaire ne connaissant pas le Dharma ?


Les voiles karmiques étant très épais, on ne peut qu’encourager cette personne à cultiver les bonnes actions. Par une attitude correcte ou une éthique exemplaire, on finit par toucher les proches en devenant un cas à suivre.


La précieuse existence humaine est expliquée en détails par ce que l’on nomme les libertés et richesses rares ou les composantes octuples qui favorisent la libération du saṃsāra ou non. Un vaste sujet !



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