Les Huit Dharmas Mondains - suite


("Le deva des devas" se réfère ici au sens figuré au Bouddha, qui n'est en fait pas un dieu, mais surpasse tous les dieux et est Maître des hommes et des dieux. Les ‘’huit vents’’ sont les huit conditions mondaines – le gain et la perte, la gloire et la diffamation, l’éloge et le blâme, le plaisir et la douleur. "La fleur de lotus d'or pourpre" est un symbole de pureté et un ‘’trône’’ de la réalisation spirituelle.)


Après avoir reçu le poème de l'assistant et en le lisant, le maître Chan Foyin prit le pinceau et écrivit un mot de son commentaire. Quand l'assistant revint avec le poème, Su Dongpo, s'attendant à des paroles de louange du maître Chan, rapidement l’ouvrit pour lire le commentaire. Toutefois, sur cette page, rien n'était écrit si ce n’était le mot ’’Pet !" ("Pi" en chinois, ce qui signifie "totalement absurde"). En voyant un tel affront, Su Dongpo était en feu avec le feu de la colère. Immédiatement, il s'embarqua sur un bateau et traversa le fleuve Yangtsé pour discuter avec le maître Chan Foyin.

Avant même que le bateau arrive sur le rivage, le maître Chan Foyin était déjà debout, attendant Su Dongpo. En voyant Foyin, Su Dongpo dit, "Maître Chan, nous sommes des amis intimes du Dharma ! Il est bien que vous ne complimentiez pas ma pratique ou mon poème. Mais comment pouvez-vous m'insulter comme cela ?"


Innocemment, comme si rien ne s'était passé, le maître Chan demanda : ‘’Comment vous ai-je insulté ?’’ Sans dire un autre mot, Su Dongpo simplement montra le mot "Pet" au maître Chan.


En riant de tout cœur, le maître Chan dit : "Oh ! N'avez-vous pas dit que les huit vents ne pouvaient pas vous ébranler ? Comment se fait-il que vous êtes venu à traverser le fleuve avec juste un Pet ?" Ayant entendu ce que Foyin a dit, Su Dongpo était fort embarrassé.


A la lecture de cette anecdote, il est évident que s’affranchir des huit préoccupations mondaines n’est pas une chose aisée pour un être ordinaire !




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