■ Réflexion
Il vous est sans doute arrivé de croiser dans la rue ou en voiture à un feu tricolore, des mendiants. Et dans ce genre de situation, combien sont ceux qui acceptent de donner une petite pièce quand c’est possible de le faire sans être ruiné ? Pas beaucoup, je pense. Les raisons sont multiples et compréhensibles, certes. On ne gomme pas la misère de cette façon. Il n’y a pas de quoi se sentir coupable de ne pas donner. En réalité, tout réside dans l’état d’esprit. Le don matériel, première forme de générosité, est parfait s’il est effectué sans hésitation et réflexion, spontanément du coeur et sans rien attendre en retour. Autrement, il s’agit d’un geste « banal ». Il arrive, ce fut mon cas, de vouloir donner, mais les circonstances ont été à l’encontre de cette volonté. Par exemple, le feu est passé au vert au moment où on s’apprête à tendre le pièce. Dans ce cas, sans doute, le karma du mendiant y est pour quelque chose. Voilà pour la petite anecdote.
Quoi qu’il en soit, les enseignements du Bouddha disent que c’est en donnant petit à petit et peu à peu, qu’on pourra à la longue donner plus, et ce jusqu’à la perfection : à savoir pouvoir donner si nécessaire son corps pour sauver les êtres comme le font les Bodhisattvas. Du chemin à faire.
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(voir ci-