Dakini : signifie littéralement « Celle qui se déplace dans l’espace ». Ca peut être :

-          Une personnification du principe féminin de l’Eveil.

-          Une classe d’êtres célestes servant de messagères entre les domaines de la réalité éveillée et les hommes (analogie avec les anges).

-          Une pratiquante du Dharma ayant atteint la réalisation.

-          Des dakinis temporelles bonnes (analogie avec les fées) ou mauvaises (analogie avec les ogresses ou les sorcières).

 

Dédicace : A la fin de toute pratique du Dharma, offrande des mérites accumulés personnellement mais aussi accumulés par tous les êtres du Samsara et du Nirvana, des trois temps (du passé, du présent et du futur) à tous les êtres sans exception et aux Trois Joyaux (Bouddha, Dharma, Sangha), afin que tous les être obtiennent le plus rapidement possible l’état de Bouddha.

 

Déité, ou Yidam : Personnification d’une fonction de l’Eveil sous la forme d’une divinité qui peuvent être visualisées au cours du cheminement spirituel. Le Yidam représente les phases finales de développement spirituel. Une déité est une manifestation du Tathâgatagarbha présent dans tous les êtres ; elle n’est en aucune manière extérieure au pratiquant. Les Yidam ne sont absolument pas à considérer comme des Dieux.

 

Demi-dieu ou Asura : Etres des royaumes supérieurs, inférieurs aux dieux. Leur jalousie envers les Dieux  et entre eux les pousse à des querelles et guerres incessantes. Ils ont forme humaine et jouissent de plaisirs qui rivalisent avec ceux des Dieux, mais ils souffrent de cette jalousie extrême.

 

Détachement : Attitude qui grandit au fur et à mesure de la réalisation de l’impermanence, de la compréhension des causes de la souffrance, et de la vacuité des phénomènes. L’attachement à nos possessions et proches diminue et peut alors laisser la place à un Amour beaucoup plus vaste, l’Amour véritable, qui peut croître de façon illimitée, ainsi que notre Compassion.

 

Deux vérités : la vérité relative ou recouvrante, l’apparence, et la vérité absolue des phénomènes, leur vacuité.

 

Deux voiles : L’obscurcissement émotionnel et l’obscurcissement intellectuel.

 

Dévas ou Dieux : Etres des royaumes supérieurs. Il existe des dieux du domaine du désir, d’autres du domaine de la forme pure, et enfin du domaine du sans-forme. La renaissance dans ce royaume est le résultat de grands mérites, mais de mérites mondains, ces êtres au sommet du samsâra n’échappent donc pas à la mort. Ils jouissent d’un bonheur très subtil et ne connaissent pas la souffrance, ce qui les empêche de pratiquer le Dharma. Lorsque leurs mérites s’épuisent, ils souffrent de voir longtemps à l’avance quelle sera leur renaissance dans un royaume inférieur et les souffrances qui les attendent. A ne pas confondre avec les déités tantriques.

 

Dhâranî : Nom donné aux formules sanscrites de mantras longs, souvent extraites de sûtras.

 

Dharma : terme qui désigne au sens général l’enseignement du Bouddha, englobé dans les trois véhicules (le petit, le grand et l’adamantin). Mais ce terme utilisé au pluriel peut aussi désigner les phénomènes dans leur ensemble. On peut comprendre les phénomènes comme étant des moyens de progression et d’émancipation de l’esprit. 

 

Dharmakâya ou Corps d’essentialité : L’un des trois corps du Bouddha. C’est le Corps Absolu du Bouddha. C’est l’aspect de vacuité de la bouddhéité. Ce terme désigne la véritable nature ultime des phénomènes, l’aspect non manifesté, libre de toutes les limites du savoir conceptuel, au-delà de toute description et pourtant englobant tout. C’est l’aspect du Bouddha perçu lorsque toute la confusion, toutes les erreurs, tous les voiles ont disparu. Ce n’est pas quelque chose qu’on obtient ni quelque chose que l’on voit.

 

Dix directions : Nord, Sud, Est, Ouest, Nord-Ouest, Nord-Est, Sud-Ouest, Sud-est, Haut, Bas

 

Dix perfections :

-          les 3 actes vertueux du corps : Protéger la vie, pratiquer le don, ne pas avoir d’inconduite sexuelle

-          les 4 actes vertueux de la parole : dire la vérité, parler de façon agréable, réconcilier, parler à bon escient

-          les 3 actes vertueux de l’esprit : se réjouir des qualités des autres, ne pas avoir des pensées malveillantes, cultiver la vue juste.

On parle aussi souvent des Dix actes non-vertueux, qui sont le contraire des dix perfections :

-          tuer, voler, avoir des méconduites sexuelles

-          mentir, parler de façon malveillante, calomnier, bavarder de façon futile

-          envier les qualités des autres, avoir des pensées malveillantes, avoir des vues fausses

 

Dix terres : Les dix étapes de progression depuis l’être ordinaire jusqu’au parfait Eveil.

 

Douze liens d’origine interdépendante : Enchainement de phénomènes suivant la loi de cause à effet, nous liant à l’existence, sans début ni fin et qui s’alimente lui-même. On commence généralement par l’ignorance, mais on peut très bien commencer la chaîne autre part, comme par exemple à la soif, on peut aussi prendre cet enchaînement dans les deux sens.

Les douze liens sont donc :

-          L’ignorance initiale (la méconnaissance de la nature ultime du soi, qui est Vacuité)

-          Les actions composées

-          La conscience

-          Le nom et la forme

-          Les six sources

-          Le contact

-          La sensation

-          La soif

-          La saisie

-          L’existence

-          La naissance

-          Le vieillissement

-          La mort

Y mettre un terme revient à se libérer du Samsâra.

 

Dzogchen : 1) L’état de perfection primordiale de tous les êtres et de tous les phénomènes. 2) La voie qui mène à la réalisation de la perfection spontanée de toutes choses.