Ignorance : Dans le Bouddhisme, il s’agit de la plus profonde des ignorances, qui est la non reconnaissance de l’absence d’existence inhérente du moi. De là naissent les souffrances du samsara. C’est le poison premier et central de l’esprit, qui provoque l’obscurcissement de la conscience et le dualisme.

 

Impermanence : Une notion de base d’une importance capitale, que tout pratiquant doit s’efforcer d’approfondir continuellement. A un niveau ordinaire, on reconnaît une certaine impermanence (variations dues aux saisons, évolutions chez une personne…) mais l’impermanence est bien une grande cause de souffrance, que l’on refuse d’accepter totalement, surtout quand il s’agit de la mort d’une personne chère. Dans le Bouddhisme, il s’agit de voir l’impermanence de façon beaucoup plus fine, l’impermanence inhérente à chaque phénomène, en partant de la constatation que « tout ce qui est composé est impermanent », et ainsi, en l’acceptant, d’éradiquer cette vaste souffrance due au changement.

 

Initiation : ou transfert de pouvoir. Le terme « initiation » est insatisfaisant à plus d’un titre mais a l’avantage de  montrer qu’il s’agit du point d’entrée dans la pratique tantrique. En revanche, « transfert de pouvoir » est plus proche du tibétain en évoquant la transmission du pouvoir de la sagesse, du maître aux disciples, laquelle leur donne l’autorisation et la capacité de s’engager dans la pratique et d’en recueillir les fruits.

 

Interdépendance : Une autre notion très importante reliée à la loi de cause à effet et à la notion de Vacuité. Chaque phénomène existe en dépendance d’un autre phénomène. Rien n’existe par soi-même. Par exemple, jJ’existe parce que je suis en relation avec d’autres. Il y a douze liens d’interdépendances  qui constituent la chaine des causes et des effets.