Mâdhyamika : L’école
du milieu, fondée par Nâgârjuna, qui proclame la
vacuité du soi et des phénomènes. (voir Vacuité)
Mahasattva : Boddhisattva
« grand être », autrement dit, grand Boddhisattva.
Mahâyâna : ou Grand
Véhicule
Maître : Personne
de grande qualité spirituelle, qui est capable de guider les autres. Les
maîtres tibétains sont appelés « Rinpotché » ce qui signifie
« Très Précieux », cette appellation est donnée lorsque le maître a
au moins réalisé la Vacuité. Ca peut être aussi un « Tulkou »
Mandala : dans
le Vajrayana, support d’offrande aux Bouddhas, représentant l’univers dans son
entier. A chaque divinité correspond un mandala. Le mandala peut prendre plusieurs formes, à l’occasion d’une
grande fête c’est une œuvre éphémère en sable coloré, pour une offrande à un
maître ou lors d’une pratique, c’est un assemblage symbolique généralement à
base de riz.
Mantra : mantra
signifie « ce qui protège l’esprit ». Formules données par les
Bouddhas afin de faciliter le cheminement des pratiquants vers l’Eveil. Par
Compassion, les Bouddhas ont faits différents vœux afin d’aider les êtres, et
les mantras sont les supports de ces vœux. Les mantras sont la personnification
sonore, le Verbe des Bouddhas. Le pratiquant répète un mantra afin de produire
un effet par l’énergie du son. L’effet dépend de la concentration et de la foi
du pratiquant.
« Ces dhâranîs et ces mantras au
grand pouvoir bénéfique ont été enseignés, pour le bien des générations futures
de disciples, par l’Omniscient Seigneur Bouddha. Celui qui voit tout, le
Conquérant, transcendant et parfaitement accompli.
Parce qu’un rishi ou un sage sont infaillibles, il est important
de ne pas entretenir de doutes ou de vues fausses quant à leur parole vraie,
même si les bénéfices qui en résultent ne se manifestent pas immédiatement. De
même, si le soleil au ciel est caché apr d’épais
nuages, ce n’est pas mentir de dire qu’il est là et qu’on le verra bientôt.
Ainsi nous expérimentons de niveaux d’obscurcissement :
ignorance primordiale, tendances habituelles, saisie dualiste, confusion
émotionnelle et voiles karmiques, apparus de l’état de conscience discriminante
fondamentale, à travers d’innombrables états d’existence.
Ces niveaux d’obscurcissement sont comme d’es nuages épais, qui
dans note exemple se forment à partir de l’interaction complexe entre le les
éléments, principalement la terre et l’eau . La
récitation de dhâranîs et mantras de grand influence
et de grand pouvoir spirituel, si elle est faite avec une intense conviction,
foi et dévotion, surgissant de la conscience fondamentale de la sagesse
primordiale, est comparable à un vent puissant. Celui-ci ,
formé par l’interaction complexe des éléments, principalement le feu et l’air,
dissipe immédiatement les nuages et l’ on voit directement le soleil
Mais il est aussi parfaitement possible de réaliser très
rapidement les bénéfices de ces mantras, tels qu’ils sont décrits. Si donc l’on
récite ces dhâranîs et mantras aussi souvent que
possible, leur influence spirituelle fera se manifester leurs bénéfices et qualités,
à partir du chemin de l’accumulation.
Ainsi qu’à dit le Bouddha : « Même si l’espace
disparaissait, les réalisations des mantras ne disparaîtraient pas. » Ces
bénéfices et ces qualités se manifesteront mais le moment où ils apparaîtront
dépendra de notre foi, confiance, connaissance et persévérance. »
Extrait du texte de
Pratique : « Les cent mille mantras » Christian Masse - Montchardon Diffusion
Mara : Terme
au sens vaste, qui regroupe toutes les tendances négatives, les perturbations
mentales, basées sur les trois poisons. Ce sont aussi les démons et tous les
obstacles à la sagesse et à l’obtention de l’Eveil.
Méditation : Il y a plusieurs types de « techniques méditatives » selon
les niveaux des pratiquants, leur but
étant de reconnaître la nature de l’esprit, de reconnaître notre état éveillé.
Les débutants commencent par le calme mental (Shiné en tibétain, Shamatha en
sanscrit), en se concentrant par exemple sur la respiration. Cette méditation
permet d’arriver à un état où l’esprit reste tel quel naturellement et sans
manipulation, et où le méditant peut voir les pensées se lever et disparaître
sans les saisir. Puis il peut passer à la méditation de la vision profonde ou
vue pénétrante ( Laktong
en tibétain, Vipassyana en sanscrit ),où il
abandonne toutes pensées dualistes, et fait une expérience directe de la nature
des choses par le discernement intérieur. Dans la tradition tibétaine, ces deux
méditations sont regroupées dans la pratique de visualisation d’une divinité et
la récitation de mantras (sâdhana en
sanscrit).
En parallèle doit être pratiquée la méditation analytique,
où l’on se concentre sur un sujet (la mort, l’impermanence…) pour l’analyser à
fond en utilisant la réflexion. Le méditant peut aussi choisir un aspect de
l’Eveil particulier (l’amour, la compassion, l’équanimité…) et s’en imprégner
totalement.
Mérite : Action
vertueuse. On peut distinguer les mérites mondains des mérites spirituels. Les
premiers sont les actions vertueuses non dédiées à l’obtention de l’Eveil et à
la libération de tous les êtres. Ils peuvent être des obstacles à la
Libération, car une personne qui bénéficie de mérites mondains jouit de bonnes
conditions matérielles, est bien entourée et elle peut rester attachée à ses possessions, sans chercher à aller plus
loin. L’accumulation d’actes positifs sans désir égoïste donne l’énergie
positive nécessaire pour progresser sans obstacles sur la voie. La pratique
consiste en la double accumulation de mérites et de sagesse, qui purifie l’esprit (voir les Six vertus transcendantes).
Moyens habiles: ou méthodes. Moyens enseignés
par le maître pour aider les disciples à atteindre l’Eveil, ils peuvent être
très variés, car ils sont adaptés aux aptitudes de chaque disciple.