Sagesse fondamentale: « Connaissance primordiale », faculté cognitive primordiale, vide et lumineuse qui réside naturellement dans l’esprit de tous les êtres depuis toujours, mais qui a été voilée par l’ignorance de notre état originel.

 

Sakyapa : L’une des quatre grandes lignées du bouddhisme tibétain. Fondée au 11ème siècle par le maître Kunga Nyingpo disciple du yogui indien Viroupa.

 

Samadhi : D’une manière générale, il s’agit de l’état de recueillement atteint lorsque l’esprit s’est focalisé en un seul point sur l’objet de méditation et s’y est absorbé.

 

Samantabhadra : Le Bouddha primordial, le Corps absolu immuable de tous les Bouddhas, leur aspect de vacuité et l’essence primordialement pure du tathâgatagarbha. Il est symbolisé nu et bleu profond.

 

Sambhogakâya : voir Corps de jouissance

 

Samsâra : Littéralement, le « cercle vicieux ». Ce terme désigne tous les modes d’existence vécus sous l’emprise de l’ignorance et du karma. On n’a pratiquement pas de liberté dans le Samsâra, car on est le jouet de notre karma. Celui-ci nous pousse d’une vie à une autre, de façon interminable, des enfers aux mondes célestes.

 

Sangha : « L’assemblée vertueuse ». Communauté des pratiquants du Dharma du Bouddha. C’est l’un des Trois Joyaux en lesquels on prend refuge.

 

Shravaka : ou Auditeur Pratiquant du petit véhicule qui s’appuie sur l’écoute et la mise en pratique des quatre vérités.

 

Six paramitas  ou six vertus transcendantes : Ces vertus constituent les préceptes (engagements) de tout être qui veut développer l’Esprit d’Eveil (c’est donc la pratique des Boddhisattvas) Ce sont le don ou générosité transcendante, l’éthique ou discipline transcendante, la patience transcendante, la persévérance ou le courage transcendant, la méditation ou concentration transcendante et la sagesse ou connaissance transcendante. La générosité, l’éthique, la patience relèvent de l’accumulation de mérites et permettent, lors de l’illumination, l’avènement des corps de Forme d’un Bouddha (Sambhogakâya et Nirmanakâya, Corps de Jouissance et d’émanation réalisant le bien des êtres. La concentration et la sagesse forment l’accumulation de Sagesse fondamentale. Lors de l’illumination, cette sagesse est la cause du corps de Vérité d’un Bouddha (Dharmakâya) qui constitue l’épanouissement de sa réalisation personnelle.

 

Souffrance : Au sens bouddhiste, la souffrance est un mal-être créé par le décalage de notre existence par rapport à la réalité. Souffrance et mal viennent du fait que l’on rate la cible. La souffrance est donc frustration. Par exemple, à cause de l’ignorance, on souffre lorsque notre chérissement de nous-mêmes est égratigné. Même la souffrance physique se base sur notre attachement à nous-mêmes. De même, lorsqu’on refuse d’accepter l’impermanence, on souffre.

Dans « Le Chemin de la Grande Perfection » , Patrul Rinpotché, classifie les souffrances humaines de la façon suivante :

- les trois souffrances fondamentales : souffrance du changement, cumul des souffrances ( on passe d’une souffrance à une autre, sans que cela ne s’arrête), souffrance en formation (tout ce qu’on utilise pour vivre est le produit d’actes négatifs et donc est cause de souffrance)

- Les souffrances de la naissance, de la vieillesse, de la maladie, et de la mort.

- La peur de rencontrer les ennemis que l’on hait

- La peur d’être séparé des êtres que l’on aime

- La peur de ne pas obtenir ce que l’on désire

- La peur de subir ce que l’on ne désire pas

Mais la contemplation de la souffrance ne se limite pas à la condition humaine, mais à l’ensemble des mondes du Samsâra dans lesquels les êtres errent depuis des temps sans commencement ! Aucun royaume du Samsâra n’échappe à la souffrance, que ce soit dans les mondes supérieurs (Dieux, demi-dieux, humains), que bien évidemment dans les mondes inférieurs (animaux, esprits avides, enfers)

 

Sûtra : Les écrits des enseignements du Bouddha Shâkyamuni, dans le Hinayâna et le Mahâyâna.