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Au sujet de la psalmodie ou du chant du nom ‘’Amitabha’’

Sous la direction du yogi bouddhiste C.M.Chen

Ecrit par Dr. Yutang Lin

 

La pratique la plus populaire adoptée par les bouddhistes est la psalmodie ou le chant de ‘’Amitabha’’, le nom sacré du Bouddha de la Terre Pure de l’Ouest. Chaque fois que je parle à des gens, j’aime parler des bénéfices d’accomplir cette pratique. Je parle de ma propre expérience et compréhension des enseignements du Bouddha. Puisque beaucoup de gens connaissent seulement peu, au sujet du bouddhisme, je présente mes idées en des termes simples, avec l’espoir sincère que les bénéfices seront partagés par tous ceux qui sont pressés de faire cette pratique.

 

Laissez moi, en premier, parler de mes propres expériences :

En 1976, quand j’étais un étudiant diplômé dans le Groupe en Logique et en Méthodologie de Science à l’Université de Californie, Berkley, j’ai trouvé un roman Gon-fu Chinois Tian Long Ba Bu (c.a.d, les huit départements des dieux, dragons, etc.). L’auteur y a incorporé un peu de philosophie bouddhiste dans son histoire. Conduit par une affection de logicien, à vrai dire, j’ai voulu vérifier sa version de la philosophie bouddhiste, donc je me suis rendu à la bibliothèque Asiatique Est sur le campus. Hélas ! Il y avait des milliers de livres sur le bouddhisme dans la bibliothèque, et je ne savais pas par où commencer.

De retour à Taipei, nous avions une copie du soutra de diamant sur l’autel, donc je me sentais d’un genre familier avec lui. Alors, j’ai commencé mon étude sur le bouddhisme en lisant des annotations variées sur ce soutra. Les trois années suivantes, j’ai lu un assez grand nombre de livres sur le bouddhisme ; progressivement mon intérêt s’est détourné vers l’étude d’histoires classiques Chan (Zen) (c.a.d le Gong An des maîtres Chan.) Néanmoins, je commençais à réaliser lentement que lire par soi même n’est pas une méthode fiable. D’un côté, mon interprétation de la même histoire changeait de temps en temps, et je ne savais pas quand j’avais raison ; de l’autre côté, même si ma compréhension de la philosophie était vraiment bonne, elle n’était pas facilement applicable quand je devais faire face aux événements de la vie. La pratique de psalmodier ‘’Amitabha’’ est en accord avec la profonde philosophie du bouddhisme. Aussi longtemps que je ne pouvais pas m’accrocher à l’essence du Chan en même temps, je pouvais simplement aussi adopter cette pratique, le chemin progressif qui est généralement recommandé pour être sain et sûr.       

J’ai plutôt travaillé dur à ce sujet ; j’ai essayé de m’y accrocher tout le temps. En psalmodiant ‘’Amitabha’’ j’ignorais même les visites des amis et des parents. Trois mois plus tard je me sentais mentalement et physiquement un peu plus détendu qu’auparavant. Pendant ma première année de pratique, je psalmodiais ou chanter, en moyenne, 10 000 ‘’ Namo Amitabha Bouddha ’’ par jour. Graduellement j’ai acquis quelques expériences surnaturelles. A l’époque où mon accumulation avait atteint 4 millions de répétitions, j’étais vraiment chanceux d’avoir l’opportunité de me tourner vers le chemin tantrique du bouddhisme tibétain. J’ai volontairement abandonné mes activités sociales afin d’avoir plus de temps pour mes pratiques. Le jour où j’ai reçu mon Ph.D ( diplôme ), j’ai donné tous mes livres de logique à la bibliothèque de mathématique ou à la petite bibliothèque du Groupe de Logique. J’étais un pratiquant bouddhiste à temps plein comme jamais.

Bien que je fais maintenant les pratiques tantriques les plus avancées, je continue de psalmodier mes 1000 répétitions de ‘’Amitabha’’ quotidiennement. Puisque nos vies sont impermanentes, si je manque de réaliser le but tantrique de réaliser l’éveil complet en ce corps, j’aurais finalement besoin de chercher ailleurs la main salvatrice du Bouddha Amitabha. Jusqu’à aujourd’hui (12/09/92), j’ai accumulé 8 426 000 répétitions de ‘’ Amitabha.’’ Après chacune et toute activité, je dédie toujours mes mérites à tous les êtres sensibles pour leur renaissance en la Terre Pure d’Amitabha.

Permettez moi de vous parler de mes expériences surnaturelles :

 

Certaines personnes pensent que psalmodier le nom du Bouddha est une superstition ou un acte hypnotique. En fait, les nombreux récits des réponses miraculeuses du Bouddha aux appels de la foi des Bouddhistes sont encore bien préservés aujourd’hui dans la littérature bouddhiste. Ils certifient que, bien que les expériences surnaturelles ne soient pas communes aux gens en général, la réponse du Bouddha à nos appels peut être accomplie. Cependant, il existe encore des gens qui n’acceptent pas ces récits comme évidents, et qui même considèrent ceux-ci comme des propagandes. Ainsi, moi, agissant comme témoin visuel, souhaiterait révéler ma propre expérience.

Si je citais mes rêves comme exemples, les critiques seraient : ‘’ Vous êtes fou au sujet du Bouddha alors que vous êtes éveillé ; il n’y a pas de merveille à ce que vous rêviez du Bouddha quand vous dormez. Comment cela pourrait être accepté comme exemple des expériences surnaturelles ? Cela n’est rien d’autre que votre imagination !’’C’est pourquoi, l’exemple que je donne plus bas n’est pas un rêve ; il a eu lieu quand j’étais pleinement conscient et parmi un groupe de 1000 personnes.

Le 16ème Karmapa, le chef spirituel de l’école Kagyu du bouddhisme tibétain, est venu à San Francisco il y a 6 ans. Mon guru Yogi Chen a menét ma femme, mon fils, et moi pour suivre la cérémonie de la couronne noire donnée par sa sainteté. L’origine de cette cérémonie est, brièvement, la suivante : le premier Karmapa, Dusum Khyenpa, a réalisé la Bouddhéité et s’est manifesté en tant que Bouddha Chakrasamvara ; simultanément 100000 dakinis ( c.a.d Bouddhas féminins) se sont rassemblées autour et l’ont acclamé avec célébration. Chacune d’entre elles lui offrit un poil de ses cheveux, et ces derniers se sont tissés en une couronne noire pour qu’il la porte.

Depuis, il y a eu 15 incarnations de Karmapa, et ils ont tous porté cette couronne sainte. Cependant, cette couronne spirituelle n’est pas visible pour l’ œil humain ordinaire ; seulement ceux dotés d’une grande foi ou d’une réalisation spirituelle élevée peuvent témoigner de sa présence. Le 5ème Karmapa, Deshin Shegpa, était invité par l’empereur Chinois Yong Le de la dynastie Ming à venir à Nan-jing. Alors il se rendit en Chine et donna à l’empereur beaucoup d’enseignements tantriques. Une fois, pendant une cérémonie, l’empereur fut témoin de la présence de la couronne noire sur la tête de l’empereur, et il commanda une réplique, la fit faire et l’offrit au Karmapa. Karmapa accepta le don et accepta la demande de l’empereur que quiconque voit cette couronne puisse recevoir les mêmes bénédictions que s’il voyait la vraie couronne spirituelle.

Ainsi, commença la tradition de la cérémonie de la couronne noire du Karmapa, et chaque génération de Karmapa l’a conduite encore et encore pour bénir les fidèles pleins de foi. Avant la cérémonie, mon Guru m’enseigna le mantra du Karmapa, et m’instruit de le réciter pendant la cérémonie afin d’être plus réceptifs des bénédictions. Guru Chen aussi m’expliqua qu’en concomitance avec le Karmapa présent qui porte la couronne, le premier Karmapa serait spirituellement présent et que nous devrions nous lever pour exprimer notre respect.

La cérémonie débuta avec des lamas récitant le texte rituel et jouant la musique rituelle, alors, sa sainteté mit sa couronne noire sur sa tête. On se leva et je continuais à réciter le mantra dans mon cœur. Juste à cet instant, quand la couronne était posée sur sa tête, une grande force me remplit. La circulation de mon sang augmenta de vitesse et la force était si puissante que je criais le mantra en dépit de moi. En la présence de si nombreuses personnes pendant une cérémonie méditative, je savais très bien ce que mes manières auraient été. Néanmoins, je n’avais jamais expérimenté une telle force auparavant, ni espéré le faire. Elle surgit simplement et s’empara de moi. Le Karmapa portait la couronne avec sa main droite, en récitant le mantra d’Avalokiteshvara et égrenant un rosaire de cristal avec la main gauche.

A la fin d’un tour complet de mala à 108 grains,  sa sainteté retira la couronne. La force était restée avec moi tout le temps et l'élan du chant vers l'extérieur de ma bouche, pour être précis, de mon cœur, continuait encore à agir. Alors, à mesure que la couronne descendait, cette force me quitta, et ma récitation diminua en intensité. J’étais baptisé par la grâce du Karmapa, le roi du Dharma. Mon expérience, en terme bouddhiste, est appelée le signe de la réception d’initiations. En d’autres termes, j’avais, en fait, reçu les bénédictions et j’étais le seul qui avait ‘’crié’’.

Après, j’ai seulement demandé à ma femme et à mon fils pour voir s’ils avaient aussi partagé la même expérience.

Ils n’ont pas senti cette force. Cela n’est pas dû au fait que les bénédictions du Karmapa étaient partiales, mais plutôt parce que j’avais accumulé près de 4 millions de répétitions de ‘’Amitabha’’, et cela m’a rendu spirituellement plus réceptif à la grâce du Karmapa. J’espère que ce témoignage visuel pourra aider les gens à comprendre que le bouddhisme n’est pas seulement une philosophie, mais possède aussi des contenus spirituels qui peuvent être expérimentés.

Vivant dans ce monde, chacun de nous a plus ou moins des soucis. Les problèmes universels de la surpopulation sur terre, la sécurité des utilisations de l’énergie nucléaire, la pollution environnementale par les déchets industriels, etc., plus les problèmes personnels de santé, de carrière, de relations sociales, de famille, etc., tout tisse un réseau de tristesses. On semblerait ne pas être meilleurs que les insectes qui pendent dans une toile d’araignée. La vieillesse, la maladie et la mort peuvent survenir à chaque instant, et nous n’avons aucun espoir d’y échapper. Tous nos efforts en cours dans la poursuite du bien être, de gloire, d’amusement et de plaisirs n’empêcheront jamais les malheurs ni prolongeront nos vies.

A l’arrivée de la mort, tous les efforts mondains deviennent futiles, et l’habitude des inquiétudes mondaines ne peut permettre un départ dans la paix. Les soucis et choses mondaines prennent le meilleur de notre temps et de nos énergies, nous apportent nombreuses tristesses, et perturbent incessamment jusqu’à nos derniers instants. Que la mort soit la fin de notre conscience, alors la souffrance durerait mais seulement qu’une vie. Il existe beaucoup de récits de réincarnations dans les histoires de l’humanité ; comment peut-on simplement les ignorer en tant que preuves insuffisantes ? Même aujourd’hui il existe des cas évidents de réincarnation rapportés par des chercheurs scientifiques.

Le bouddhisme enseigne que nos mentalités aux moments finaux de notre vie ont la plus grande influence pour la survenue de notre prochaine vie. Ne devrions nous pas réfléchir sur les buts et les chemins de nos vies ? Ne serait-ce pas mieux de partir sur un chemin de vie guidé par la sagesse du Bouddha qui est libre de toutes souffrances ? Les enseignements du Bouddha sont applicables, non pas seulement pour nos façons de vivre individuelles, mais aussi dans la direction et le chemin de la race humaine. En un mot, le Bouddha nous enseigne ‘’de nous oublier nous même’’ ; De servir autrui !’’ Une présentation détaillée et précise des enseignements du Bouddha est au-delà du champ de la discussion, donc nous n’irons pas au-delà de tout ceci.

Cependant, je voudrais mettre l’accent sur le fait que les pratiques bouddhistes peuvent mener à ceci :

- Le développement de la force intérieure et la tranquillité qui pacifie les orages de la vie.

- L’accroissement des circonstances favorables et la réduction des malheurs.

- La capacité de donner une aide efficace aux autres à travers des prières méditatives.

 

Au dessus de tout, la chose la plus précieuse au sujet du Bouddhisme est son but ultime d’accomplir la libération complète de toute souffrance pour tous les êtres sensibles.

On peut trouver beaucoup de livres rassemblant des récits de gens qui avaient obtenu la renaissance dans la Terre Pure d’Amitabha. Grâce à leur pratique diligente de réciter ‘’Amitabha’’, beaucoup ont su par avance l’heure de leur départ de cette vie. Donc ils pouvaient faire leurs dernières dispositions à temps, et offrir leurs adieux aux amis et parents avec grâce, comme s’ils étaient sur le point de partir pour un long voyage. De plus, leurs départs étaient souvent accompagnés par des phénomènes miraculeux, tels que la venue du Bouddha Amitabha avec ses saints assistants pour accueillir le mourant, des lumières surnaturelles, de la musique céleste venant du ciel, et/ou des senteurs inconnues, etc. A l’opposé, nous les gens ordinaires ne savons jamais quand nous aurons à partir, ni avons la garantie pour une fin paisible.

Nous pouvons rencontrer une mort inopportune, telle que la noyade, la congélation, être tué, écrasé ou brûlé à mort, ou la mort suite à des maladies comme le cancer, une crise cardiaque ou le sida. Après la mort nous devrons encore transmigrer de vies en vies indéfiniment dans les six royaumes, les cieux, les asuras, les humains, les animaux, les fantômes et les enfers, et endurer des répétitions sans fin de souffrances ; tandis que ceux qui sont parti pour la Terre Pure du Bouddha Amitabha sont pour toujours libres du cercle vicieux des tristesses ; on ne peut s’empêcher de les envier. Malheureusement les enseignements du Bouddha ne sont pas manifestes pour eux ; due à la compassion sans limite du Bouddha, aussi longtemps que nous souhaitons apprendre et pratiquer les enseignements avec diligence, nous serons à l’aise avec la vie et la mort, et seront libérés de toute souffrance.

Le Bouddha a donné des enseignements variés pour les différents gens, toujours en choisissant le plus approprié pour convenir aux niveaux des étudiants et aux besoins. Tous les enseignements du Bouddha sont des chemins sûrs pour mener à une libération complète, mais quel est le meilleur pour les gens ordinaires ? Le choix traditionnel est la pratique de la récitation ‘’Amitabha’’. Même aujourd’hui, elle reste la plus populaire adoptée par les bouddhistes à travers le monde entier.

De la discussion d’au dessus, nous savons que la philosophie bouddhiste est basée sur la spiritualité empirique et que les pratiques bouddhistes sont en effet bénéfiques. Maintenant je vais expliquer la pratique de la récitation d’Amitabha, en utilisant l’apprentissage de la nage comme étant mon analogie préférée. Peu importe combien de livres sur la nage ont été étudiés en grand détails, si vous ne les avez pas appliqué en allant dans l’eau, vous ne pourrez jamais savoir nager ! Les enfants qui vivent à côté de l’océan et jouent quotidiennement dans l’eau apprennent à nager sans délais, sans avoir à lire n’importe quel livre sur le sujet. La plupart d’entre eux peuvent même plonger, surfer et culbuter dans l’eau ; ils sont faciles et ont beaucoup  de joie ! Bien sûr, s’ils devaient devenir des experts, lire les livres justes serait d’une grande aide. Mais si leur but est simplement d’être capable de nager, alors la lecture devient inutile. Pareillement, étudier les livres bouddhistes est très important, mais comprendre les enseignements sans mettre en pratique ne vous fera pas surnager à travers les raz de marées de la vie. Réciter ‘’Amitabha’’, au début, est comme les enfants qui barbotent ; bien qu’avec quelques essais par jour, doucement ils apprennent à flotter.

Nombreux sont les livres sur le bouddhisme ; abstraits et compliqués sont les termes et les théories contenus à l’intérieur. On pourrait espérer difficilement de maîtriser entièrement son essence en peu de temps. De plus, la compréhension réelle des enseignements peut être acquise à travers les expériences extraordinaires qui viennent avec les pratiques réelles. L’habitude et les expériences de réciter ‘‘Amitabha’’ permettront de gagner en vision intérieure (pénétration) des enseignements du Bouddha. De plus, les bénéfices essentiels du bouddhisme seraient goûtés par les pratiquants, et ceci est ce qui compte le plus.

En tant que hommes modernes nous avons généralement un bon sens commun au sujet du régime et de l’hygiène. Nous sommes sélectifs et difficiles au sujet de ce qu’il faut manger, avec quelle quantité, et comment combiner et préparer la nourriture. A l’opposé, nous sommes généralement très insouciants au sujet de notre consommation des nourritures spirituelles. Fatalement nous sommes dupes des publicités et potins des programmes de télévision, journaux ou magazines Après réflexion nous semblons être une décharge spirituelle remplie avec tous genres de saletés. Ces saletés-ci ne nous aideront pas à échapper  aux tristesses ; et encore elles incitent à coup sûr nos désirs mondains ou renforcent nos préjugés.

Ainsi nous devenons même plus tendus et plus douloureux. Quel gâchis de la vie ! Si nous construisons l’habitude de réciter ‘’Amitabha’’, cela serait comparable à boire du lait ou de l’eau fraîche, ou manger de la nourriture nutritive. Un esprit douloureux est comme un verre d’eau boueux, tandis que les pures gouttes de ‘’Amitabha’’ coulent continuellement, en premier l’eau boueuse déborde, puis au final elle devient une coupe d’eau claire et pure, propre et prête à servir. Les gens qui chantent ‘’Amitabha’’ ne bénéficient pas seulement à eux mêmes. Ils vont essayer de persuader les autres de faire de même afin de partager les bénéfices. Ils vont aussi aider les personnes mourantes en chantant ‘’Amitabha’’ proche du lit de mort, ou prier pour les gens qui sont dans les ennuis. En fait, le principe basique derrière les pratiques bouddhistes est d’aider tous les êtres à accomplir la Bouddhéité. D’où, chanter ‘’Amitabha’’ transforme chacun, pour ainsi dire, en un verre d’eau fraîche qui pourrait désaltérer la soif des autres.

Le nom saint ‘’Amitabha’’ peut purifier nos esprits, parce que le Bouddha transmet ses bénédictions à travers lui. Les débutants pourraient difficilement le sentir ; les plus anciens peuvent être avisés de cela. Cela est comparable à écouter la radio ou la télévision. ‘’Amitabha’’ est la fréquence particulière ou le canal que nous souhaitons; notre pratique du chant, est une tentative d’écouter. Les débutants, avec toutes sortes de soucis mondains dans leurs esprits, ne peuvent se concentrer sur le chant. Même lorsqu’ils chantent ‘’Amitabha’’ haut et clairement, profondément à l’intérieur il y a encore beaucoup de pensées qui vagabondent, c’est pourquoi, ils ne sont pas à l’écoute du Bouddha.

Pas étonnant que les pratiquants débutants ne peuvent sentir la présence du Bouddha. Néanmoins, il s’agit plus d’une question de sincérité et de concentration que de temps, ainsi il est possible pour un débutant de sentir la grâce du Bouddha, spécialement dans le cas des gens qui avaient accompli beaucoup de pratiques dans leurs vies passées. En général, cependant, nous avons besoin de construire l’habitude de chanter ‘’Amitabha’’, alors graduellement sa force dépassera notre complaisance dans les pensées mondaines. Seulement après, avec un esprit pur, pourrons-nous sentir la transmission de pouvoir du Bouddha. Comme une station radio qui fonctionne 24 h sans arrêt, le Bouddha transmet sa grâce constamment; mais nous ne sommes pas avertis de cela, simplement parce que nos esprits ne sont pas à l’écoute.

Certains pratiquants avancés ont été témoins de l’existence des Bouddhas et des Bodhisattvas dans leur état de rêve ; les plus avancés ont vu les saints en méditation, qui est un état de haute concentration avec aisance. Certains pratiquants ont même pu visité la Terre Pure du Bouddha Amitabha que ce soit en rêve ou en méditation. Ces rêves diffèrent des rêves ordinaires au sens que les contenus sont ordonnés, symboliques et en accord avec les enseignements ; ils peuvent être reconnus par des pratiquants expérimentés et être systématiquement interprétés.

Certains de ces rêves montrent des événements concomitants à distances, prédisent le futur ou dévoilent des enseignements ; ils sont en fait des états méditatifs d’un moindre degré. Nous ne devons pas les rejeter comme étant de simples rêves et les confondre avec les ordinaires qui reflètent et étendent nos confusions, désirs, et émotions.

Quand l’inquiétude vient, elle ne peut s’arrêter ; nous perdons notre appétit, oublions notre soif, et parfois restons toute la nuit dans l’inquiétude. Supposons que vous vous disiez : ‘’ Je ne veux plus penser  à cela du tout !! ‘’ Une telle pensée montre justement que vous êtes encore lié à elle. Ainsi, il semble qu’il n’y ait aucun chemin facile pour laisser nos inquiétudes derrière nous. De plus, les choses qui nous vexent sont variées et abondantes. Sur nos dos, nous portons tant de fardeaux ramassés tout au long du chemin de la vie – pas surprenant que les années peuvent avoir tordu nos dos. Chanter ‘’Amitabha’’ est un moyen sûr et simple de s’en sortir.

Toutes les pensées mondaines et émotions sont entrecroisées. Le complexe entier pourrait être activé par la plus légère des agitations de n’importe quelle branche, bien que nous pourrions ne pas être suffisamment sensible pour en être conscient. Il est courant pour des arguments triviaux de mener à des gros combats, ou pour une mauvaise attitude mineure d’être prise en tant que grosses attaques ; toutes les minuscules, insignifiantes irritations du passé peuvent être déclenchées par une remarque insouciante en une éruption volcanique. Le nom saint ‘’Amitabha’’ est transcendantal et libre des tristesses tournoyantes. Il est idéal de faire cette pratique au même moment de la journée et quotidiennement, pendant au moins un certain nombre de fois. L’emploi du temps fixé peut nous aider à développer une habitude pour la pratique quotidienne. Le nombre minimum préétabli de répétitions assurera que notre pratique ne se détériora pas. Idéalement, on devrait progressivement augmenter le nombre minimum à un nombre plus élevé, comme les nageurs qui augmentent progressivement leurs nombres de tours.                         

A côté de la pratique quotidienne, il sera d’une grande aide de chanter ‘’Amitabha’’ toute fois quand cela possible, c.a.d, en conduisant, attendant, en se lavant, faisant les corvées, etc., et même en rêve. On peut chanter ‘’ Namo Amitabha Bouddha ’’ ( signifiant ‘’Hommage au Bouddha Amitabha ’’, et le nom Amitabha signifie ‘’Lumière Infinie et Vie Infinie’’ ), ‘’ Amitabha Bouddha ’’, ou simplement, mais avec égale révérence, ‘'Amitabha .'’ A mesure que le temps passe, nos mains vont doucement se délier des sacs de tristesses portés sur nos dos. Alors, un jour, soudainement, les sacs seront retirés de nos dos, parce que nous avons joints nos mains avec celles du Bouddha Amitabha.

Le jogging a été une pratique populaire dans les années récentes parce qu’elle est simple, efficace et bénéfique. Néanmoins, elle n’est pas vraiment utile, à moins que vous la pratiquiez régulièrement et assidûment. Chanter ’’ Amitabha ’’ ressemble au jogging en ce sens que des changements profonds s’en suivront seulement après des pratiques à long terme. Chanter ‘’Amitabha’’ est le jogging spirituel pour nos esprits, cela augmente notre sagesse et endurance, et produit une mentalité saine et mature. Pourquoi ne nous mettons nous pas à l’habitude d’un jogging spirituel ? Nous pouvons même unifié le jogging physique avec celui du mental. Rajoutez simplement le chant à votre jogging en courant au rythme ‘’Amitabha, Amitabha, Amitabha,…’’.

La concentration qui en résulte augmentera l’efficacité de votre jogging. De plus, le jogging mental devient une course quotidienne vers le sommet de l’éveil. Quotidiennement les récitations nous apportent une certaine élévation. La force spirituelle qui en découle nous protégera des orages de la vie; le pouvoir spirituel qui peut être acquis par les fidèles peut même apporter de l’aide aux êtres sensibles en détresse.

Nous voudrions prendre soin des membres de nos familles, spécialement les parents âgés et les enfants qui grandissent. Néanmoins, à moins que nous soyons honnêtes et bien portants, nous pouvons même devenir une meule pour la famille. Qui dans le monde a la garantie qu’aucun accident ne le touchera ? L’habitude de chanter ‘’Amitabha’’ invoque la clémence du Bouddha pour nous protéger, les afflictions seront soulagées et les choses changerons pour le mieux. Celui qui chante constamment ‘’Amitabha’’ garde un esprit pur ; il ne fera naturellement aucun mal, mais que du bien. En conséquence, il sera bien accueilli dans la société, et vivra une vie stable et heureuse.

Prendre soin de nos parents n’implique pas seulement la provision de conforts physiques et des amusements mentaux, mais il est aussi important de s’accorder ave leurs souhaits et goûts. Mais, le plus important dans tout cela, nous devrions nous efforcer de les aider à se sentir en paix et calmes quand ils sont malades ou mourants. Ceci n’est bien sûr pas un travail facile, mais pas impossible. La meilleure chose à faire est de convertir toute la famille en bouddhistes ; de préférence tous devraient se rassembler pour effectuer le chant jour après jour. Cela apporterait une harmonie et une atmosphère de paix dans la famille. Quand un membre dans la famille est malade ou mourant, il est bon de lui rappeler de chanter ‘’Amitabha’’ et le reste de la famille devrait prendre la relève en chantant avec lui et à son côté.

Sous les bénédictions du Bouddha, la concentration en un point de la famille entière soulagerait la souffrance et vaincrait la détresse. Au mieux dans tout cela, le défunt reprendrait naissance en la Terre Pure d’Amitabha.          

Même si la personne qui a besoin d’aide, qu’elle soit un membre d’une famille ou non, n’a pas d’expérience de pratiques bouddhistes, elle peut toujours recevoir les bénédictions du Bouddha à travers nos chants et prières pour elle. Il est de coutume pour les bouddhistes de prier pour la joie et le bonheur de tous les êtres sensibles. Je crois que notre souci sincère pour le bien être des autres devrait inclure le soulagement des peines et des souffrances, spécialement envers les malades et les mourants. Passer les patients à l’hôpital, rendre les funérailles au fossoyeurs, et payer la facture ne sont pas une assez bonne chose ; nous devrions nous efforcer à l’aide spirituelle qui est plus directe et significative pour le malade et le mourant. Ces considérations sont parmi les raisons qui m’ont amené à abandonner les activités mondaines pour les pratiques bouddhistes.

La pratique de chanter ‘’Amitabha’’ ne va pas vous coûter une pièce. Maintenir le nom saint dans votre cœur gardera votre esprit pur et clair. N’est-ce pas mieux que de s’adonner à des pensées de souhaits centrés sur soi même avec des enchevêtrements émotionnels ? Au moins cela serait plus relaxant et sans effort. J’ai savouré le goût de chanter ‘’Amitabha’’, et je prie fortement que vous aurez aussi la même chance. S’il vous plait, soyez conscient de votre chance en essayant cette pratique. Bonne chance et meilleurs vœux !

Le 27 Juillet 1986- texte écrit pendant une retraite.

 

Épilogue :

Cet article concerne le chant du nom saint du Bouddha Amitabha, mais les idées qui y sont contenues ne sont pas limitées à ce nom saint spécifique. Pour ceux qui veulent pratiquer le chant, ils peuvent choisir d’autres noms saints bouddhistes ou mantras en accord avec des inclinations personnelles, par exemple, Namo Bouddha de médecine, Namo Bodhisattva Avalokiteshvara, Namo Ksitigarbha (Di Zang) Bodhisattva, Om Mani Pémé Hung, etc. Le point clé est de s’engager profondément dans une pratique, c.a.d, de baser notre pratique principalement sur un nom saint ou mantra et pratiquer fréquemment. Pour d’autres noms saints et mantras à côté du principal, on peut chanter quelques répétitions pendant la matinée ou lors des sessions du soir ou à d’autres moments. La sagesse et compassion de tous les Bouddhas et Bodhisattvas sont basées sur le Non-soi, et elles sont indivisibles en unité sans limite. Par conséquent, on peut choisir n’importe quel nom ou mantra pour pratiquer.  

 

 

Traduction d’une version anglaise extrait d’un livre gratuit publié à peu d’exemplaires.

Konshog Sherab