Amitabha Roue Dharma Amitabha

Note


Un Sūtra du Bouddhisme Mahayana majeur bien connu, du Bouddha de Médecine, de Guérison ou Bhaiṣajyaguru Bouddha. Il est très vénéré dans le grand véhicule pour sa capacité de venir en aide aux malades et mourants. Son apparence bleue est très souvent présente dans le Vajrayana.    

Dans ce Sūtra, est aussi évoqué la Terre Pure de Suprême Félicité du Bouddha Amitābha ou Amitāyus.

Sūtra nommé 'La Bénédiction du Vœu Originel du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur'

ou le Sūtra du Bouddha de Médecine



Ainsi j’ai entendu.


Tandis qu’il errait à travers de nombreuses terres pour convertir les êtres, le Bhagavān arriva à Vaiśālī. Il demeura sous un arbre éclatant, et avec lui se trouvait une énorme foule d’êtres, comprenant huit mille moines, trente-six mille grands bodhisattvas, ainsi que des rois, des ministres, des brahmines, des disciples laïques, les huit groupes de dragons, et autres êtres célestes, tels que des kiṁnaras et le reste. Cette masse infinie l’entourait avec dévotion. Il prêcha pour eux.


Alors Mañjuśrī, fils du roi du Dharma et principal disciple du Bouddha, se leva de son siège. Il dénuda l’une de ses épaules, s’agenouilla de la jambe droite dans la direction du Bhagavān, s’inclina, joignit les paumes de ses mains, et avec révérence dit :


"Unique-Honoré-Du-Monde, nous souhaitons seulement que vous acceptiez de nous dire tels ou tels noms du Bouddha, leurs vœux originels, et leurs vertus infinies pour que les auditeurs puissent savoir comment rester à l’écart de toutes les perturbations par leur sagesse, pour la bénédiction et la joie de tous les êtres qui vivent au temps de la période formelle du Bouddhisme."


Alors l’Unique-Honoré-Du-Monde fit l’éloge du disciple Mañjuśrī et dit :


"Bien ! Excellent ! Mañjuśrī ! Par grande pitié tu m’as demandé de mentionner les noms des bouddhas et les vertus accomplies de leurs vœux originels, afin d’extraire de tous les êtres les entraves du karma qui les lient, pour la bénédiction et la joie de ceux qui vivent dans la période formelle du Bouddhisme. Maintenant, écoute bien et garde à l’esprit ce que je vais te dire."   


Mañjuśrī dit : "Très bien, nous sommes heureux que tel soit votre souhait. Nous sommes heureux d’écouter."


Alors le Bouddha dit à Mañjuśrī :


"Dans la direction de l’est, au-delà de terres de bouddha environ dix fois aussi nombreuses que les sables du Gange, il y a un monde appelé ‘ Le Royaume Pur Cristal’, le Paradis de Yao Shih. Son Bouddha possède quelques titres, tels que Le Maître de Guérison, le Tathāgata Radiance Azur, l’Arhat de Connaissance Parfaite, l’Esprit et Action Parfaite, le Sugata Bien-Allé, le Connaisseur du Monde, le Noble Homme Sans Égal, L’Homme Qui Place Les Passions des Hommes Sous Contrôle, l’Enseignant des Devas et des Hommes, le Bouddha, et Bhagavān. À l’époque où ce Bouddha Honoré-Du-Monde de Médecine devint un bodhisattva, il fit Douze Grands Vœux pour accorder à tous les êtres tout ce qu’ils souhaitent par la prière."


Le premier vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, mon corps puisse briller comme une lumière éclatante, émettant des rayons vers des mondes infinis et illimités, ornée d’une escorte de trente-deux formes des Grands Hommes et de quatre-vingt caractéristiques physiques du Bouddha, je rendrai tous les êtres identiques à moi.'


Le second vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, mon corps puisse être comme du cristal impeccable tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, avec une lumière radieuse, dans la majesté de sa vertu, assis sereinement, orné d’une auréole, plus brillant que le soleil et la lune, je révélerai mon grand pouvoir à tous les êtres dans l’obscurité, afin qu’ils puissent agir librement en accord avec leur inclination.'


Le troisième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, je puisse accorder par des moyens de sagesse illimitée, à tous les êtres les choses inépuisables dont ils peuvent avoir besoin et qu’ils puissent être libres de tout désir.'


Le quatrième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, je puisse mener ceux qui sont allés sur les chemins hétérodoxes vers la demeure tranquille sur le chemin de la bodhi ; et ceux qui voyagent sur le véhicule du Śramaṇa et du Pratyekabouddha à se tenir fermement sur le Grand Véhicule du Bodhisattva.'


Le cinquième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, je puisse permettre aux êtres innombrables d’observer toutes les lois morales pour reprendre leurs attitudes afin de mener une vie pure, et d’obéir aux trois commandements cumulatifs. Qu’il puisse y avoir le moindre relâchement, ou la moindre violation, ils deviendront encore purs une fois qu’ils auront entendu mon nom, et alors ils ne tomberont pas dans des mauvaises existences.'


Le sixième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, ces êtres qui sont physiquement inférieurs, avec des sens imparfaits, tels que, le laid, le stupide, l’aveugle, le sourd, le muet, l’infirme estropié, le paralysé, le bossu, le lépreux, le lunatique, ou le malade sous différents aspects, eux tous, quand ils entendront mon nom, regagneront leurs apparences normales et deviendront intelligents. Tous leurs sens seront parfaitement restaurés, et ils ne souffriront plus de maladies.'


Le septième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, ceux qui sont tourmentés par les maladies, qui n’ont personne envers qui rechercher de l’aide, sans un refuge, sans un docteur, sans médicaments, sans parents, sans toit ; ces pauvres et misérables êtres seront tous libérés des maladies et des problèmes, et jouiront tous d’une santé parfaite du corps et de l’esprit, une fois que mon nom atteindra leurs oreilles. Ils auront des familles, des amis et des biens à profusion, et seront conduits vers le suprême Éveil du Bouddha.'


Le huitième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, les femmes qui sont tourmentées par la centaine de souffrances du sexe féminin, qui sont fortement lassées de la vie et qui sont impatientes de faire un sacrifice corporel, elles toutes, quand elles entendront mon nom, soient transformées en hommes au lieu de femmes, lors de la prochaine renaissance, elles obtiendront la forme masculine et atteindront à la fin le suprême Éveil du Bouddha.'


Le neuvième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, je puisse laisser tous les êtres échapper aux filets démoniaques de Māra, être libres d’autres cultes non Bouddhistes. S’ils devaient tomber dans la dense forêt des fausses doctrines, je les assisterai et les mènerai vers les Nobles Vérités, et graduellement les induirai à mener une vie de bodhisattva et très vite ils obtiendront le suprême Éveil du Bouddha.'


Le dixième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, je puisse permettre que tous ceux qui sont prévenus et condamnés par la loi royale pour être ligotés et fouettés, être enchaînés en prison, être condamnés à la sentence capitale, pour rencontrer de nombreux autres désastres et insultes, être affligés par la tristesse et l’angoisse, être troublés par le corps et l’esprit, échappent, à l’écoute de mon nom, à de mauvais kalpas à travers la majesté impressionnante de ma bénédiction et vertu.'


Le onzième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, je puisse permettre que tous ceux qui sont tourmentés par la faim et la soif et qui, afin d’obtenir de la nourriture et à boire, peuvent se souvenir attentivement de mon nom et le vénérer, alors je leur permettrai de goûter à la saveur du Dharma, et éventuellement les mènerai vers une vie tranquille et paisible.'


Le douzième vœu. 'Je formule le vœu que, après ma renaissance et avoir atteint le Parfait Éveil Inégalé, tous les êtres qui sont pauvres et nus, tourmentés jour et nuit par des moustiques et guêpes, par le froid et le chaud, quand ils entendront mon nom et attentivement se souviendront de lui et le vénéreront, recevront les vêtements merveilleux de tous genres, ainsi que des ornements précieux, des couronnes de fleurs parfumées ; et des genres variés de musique instrumentale résonneront. Quoi qu’ils puissent rêver, ils l’auront en abondance.'


"Mañjuśrī, ce sont les Douze Merveilleux Vœux formulés par le plus Vénérable Bouddha du Monde, le Bouddha de Médecine quand il était un bodhisattva."


"Maintenant Mañjuśrī ! Quand le Bouddha de Médecine en tant que bodhisattva, fit ses vœux, leurs fortes vertus ont atteint la terre de bouddha ; si je devais parler kalpa après kalpa au sujet de ces vertus, je ne pourrais toutes les mentionner. Véritablement, cette terre de bouddha est éternellement pure, on n’y trouve aucune femme, ni aucune mauvaise influence, et aucun cri de douleur n’y sont entendus. Le sol est de lapis-lazuli, des cordes en or forment des liens sur les chemins de cette terre, les murs, les tours, les châteaux, les halls, les vérandas, et des filets d’oiseaux sont faits des sept choses précieuses. Dans tous les aspects, elle est égale au Paradis de l’Ouest. Il n’y a aucune différence entre les deux. Il y a deux grands bodhisattvas dans ce pays : le nom de l’un est Radiance du Soleil ; celui de l’autre est Radiance de la Lune. Ils sont les chefs d’une assemblée de bodhisattvas. Ils représentent le Bouddha. Ils gardent le trésor de la juste doctrine du Bouddha de Médecine. Par conséquent, Mañjuśrī, tous les hommes et femmes qui ont confiance avec foi devraient faire le souhait de renaître dans le monde du Bouddha."


Alors le Bouddha continua à parler au disciple Mañjuśrī et dit :


"Mañjuśrī, il y en a qui ne font pas la distinction entre le bien et le mal. Ils s’adonnent incessamment à l’avidité et à l’avarice. Ils ne savent pas du tout ce que signifie le don d’aumônes, et ce que sera l’effet d’une telle action. Ils sont idiots. Ils n’ont aucune foi. Ils accumulent des richesses, et les gardent précieusement. Quand ils voient un mendiant, ils ne sont pas contents avec cœur. Quand ils doivent accorder une charité, il en est comme de couper un morceau de chair de leur corps. Un regret profond et douloureux s’en suit. Il y a d’autres nombreux êtres avides et avares qui rassemblent de l’argent mais ne l’utilisent pas même pour eux-mêmes, donc comment peut-on s’attendre à ce qu’ils le donnent à leurs parents, femmes, enfants, serviteurs, ou aux mendiants ? Ces êtres, après la mort, renaîtront comme fantômes avides ou comme animaux. Maintenant, il peut arriver que, en tant qu’hommes dans une précédente incarnation, ils aient par chance entendu le nom du Bouddha de Médecine. Actuellement dans une mauvaise incarnation le nom de ce Tathāgata par hasard ressurgit à leur esprit. Alors quand ils se souviennent de lui, ils disparaissent soudainement et encore une fois sont transformés en hommes. Ils se souviennent de leurs vies passées, ils sont effrayés des souffrances de la mauvaise incarnation. Ils ne se réjouissent pas du tout des plaisirs mondains. Ils pratiquent avec joie la charité, et ils font l’éloge du donneur. Ils ne sont plus avides et ne regrettent en rien l’aumône donnée par eux-mêmes. Oui, au bon moment ils sont capables d’accorder à celui qui leur demande même leur tête, œil, main, pied, sang, chair, et autres parties de leur corps, sans même parler de leur argent ou propriété !"


"De plus, Mañjuśrī, il y a des êtres qui, bien qu’ayant appris toute chose point par point du Tathāgata, transgressent les commandements. Il y en a d’autres qui, bien que ne transgressant pas les commandements, transgressent les règles mineures. Encore d’autres qui, bien qu’ayant les idées correctes, négligent d’apprendre, et ainsi ils sont incapables de comprendre la profonde signification des sūtras enseignés par le Bouddha. D’autres sont studieux mais orgueilleux. Parce que leurs cœurs sont enténébrés par la fierté, alors ils pensent beaucoup de bien d’eux-mêmes et ont une basse opinion des autres. Ils critiquent la doctrine correcte du Bouddha et deviennent des compagnons de Māra. Ces fous ne sont pas seulement eux-mêmes en errance, mais ils creusent aussi des pièges pour des millions d’autres. Ils font alors le mal et renaissent incessamment dans les Enfers, en tant qu’animaux ou fantômes affamés."


"Il peut arriver qu’ils entendent alors le nom du Bouddha de Médecine, ils peuvent se détourner de leur malice, ils peuvent suivre le juste enseignement, et ils ne tombent plus dans des mauvaises destinées. Mais s’il devait y en avoir parmi eux qui sont incapables de se détourner de la malice, qui ne suivent en rien le juste enseignement, et qui tombent dans des destinées mauvaises en conséquence, alors, ils ont encore la chance de devenir des hommes dans leur prochaine renaissance, au cas où, à travers le pouvoir magique des vœux de ce Tathāgata, ils sont capables d’entendre son nom chanté juste un moment. S’ils prennent à cœur de suivre la juste doctrine et brident leur désir-convoitise, ils seront capables de quitter leurs maisons et devenir des moines. S'ils s’accrochent totalement à l’enseignement du Tathāgata, ne s’écartent plus de lui, et des justes principes et apprennent plus, alors ils comprendront les profonds enseignements. Loin d’être hautains, ils ne critiqueront plus le juste enseignement ; ne deviendront pas des compagnons de Māra. Progressivement ils prendront le chemin des bodhisattvas et atteindront rapidement le Parfait Éveil."


"De plus, Mañjuśrī, il y a des êtres qui sont avares et envieux. Ils font l’éloge d’eux-mêmes et déprécient les autres. Pour cette raison, ils tombent dans les trois mauvaises destinées. Pendant d’innombrables millénaires ils souffrent de la misère, après leur mort ils renaîtront parmi les hommes mais en tant que renards, chevaux, chameaux ou singes. Ils seront tourmentés constamment par le fouet, par la faim, et par la soif, ils devront porter de lourdes charges sur leurs dos et marcher de longs chemins. Même s’ils renaissent en tant qu’être humain, ils renaîtront dans une pauvre hutte, et quand ils grandiront ils deviendront des serviteurs hommes ou femmes. Ils seront sous l’ordre ça et là d’autres gens et ne seront jamais leurs propres patrons. Quand de tels êtres, dans une précédente incarnation, ont entendu le nom du Bouddha de Médecine, ils seront maintenant sauvés par Lui. S’ils se souviennent de Lui et avec cœur sincère et dévoué font appel au Bouddha, toutes leurs souffrances seront supprimées à travers son pouvoir magique. Leurs sens seront aiguisés. Ils deviendront sages et ils aimeraient écouter et devenir érudits. Ils s’efforceront solennellement dans le sublime enseignement ; ils tiendront des rapports sociaux avec des amis qui les mèneront vers les bonnes actions. Ils couperont tous les filets de Māra. Ils perceront le voile de l’ignorance. Ils laisseront le courant de la souffrance s’assécher et seront libérés des douleurs de la naissance, de la vieillesse, de la maladie, de la mort, et de toutes les inquiétudes et misères."


"De plus, Mañjuśrī, il y a des êtres qui aiment faire ce qui est répugnant pour les autres, qui aiment se quereller et causer des ennuis à la fois à eux-mêmes et aux autres. Par des actions, des mots et des pensées, ils créent toutes sortes de mauvais karmas. Ils font le mal constamment entre eux, ils imaginent des plans pour se blesser entre eux. Ils prient les esprits des montagnes, des arbres, et des tombes. Ils tuent des choses vivantes, prennent leur chair saignante, et l’offrent aux Yakṣas et Rākṣasas. Ils écrivent le nom de leur ennemi, font une image de lui, et, par l’usage de la sorcellerie, ils maudissent à travers elle. Ils utilisent la magie noire et le poison. Ils conjurent un fantôme d'un corps. Ceci met fin à la vie de l’ennemi et détruit son corps."


"Quand, par chance, ces êtres entendent le nom du Bouddha de Médecine, alors toutes ces mauvaises choses perdront le pouvoir de leur nuire. Ils apprennent à avoir de la compassion entre eux. Ils souhaitent servir, ils souhaitent se rendre heureux. Ils renoncent à la malice et à l’impulsion de créer la souffrance. Chacun se réjouit. Étant contents de la propriété qu’ils détiennent, ils ne lorgnent plus celle des autres. Ils sont serviables entre eux."


"De plus, Mañjuśrī, Il y a quatre groupes dans notre communauté : les moines, les nonnes, les fidèles masculins, et les fidèles féminins. Il y a d’autres pieux hommes et femmes qui croient et observent huit des Dix Commandements. Ils observent tous les points de trois mois à un an. Grâce à cette bonne action plantée, ils espèrent renaître dans le paradis de l’Ouest où le Bouddha Amitāyus demeure. Mais, bien qu’ils entendent la doctrine correcte du Bouddha, ils ne peuvent pas du tout discerner et mettre suffisamment de confiance en elle. Quand ils entendent le nom du Bouddha de Médecine au moment de la mort, alors il y aura huit bodhisattvas qui, avec des pouvoirs magiques, traverseront l’espace intermédiaire pour venir leur montrer leurs chemins, et au milieu des fleurs colorées de ce monde, ils y renaîtront par transformation."


"Parfois ils renaissent aussi dans le Ciel. Bien qu’ils renaissent dans le Ciel, les racines de bien originelles sont toujours là, ils ne tomberont plus dans des destinées inférieures. Quand leur espérance de vie dans le Ciel prendra fin, ils redeviendront des hommes. Ou bien ils peuvent devenir de suprêmes gouverneurs, dirigeant les quatre continents habités de l’Univers, et régner d’une majesté indépendante."


"D’innombrables êtres sont établis dans l’excellent karma résultant de la pratique des Dix Commandements. Certains prennent renaissance en tant que ksatriyas ou en tant que brahmines, certains en tant que disciples laïques, certains prenant renaissance dans une grande famille. Ils abondent de richesses avec leurs trésors et greniers qui débordent. Leurs apparences sont grandioses. Ils ont suffisamment de proches et de parents, ils sont intelligents, et ils gagnent en sagesse. Ils sont forts et braves et sont les plus puissants. Si c’est une femme qui a entendu le nom du Bouddha de Médecine, et si elle le vénère avec cœur sincère, elle ne sera plus jamais une femme dans la prochaine renaissance. "


"Alors, Mañjuśrī, quand le Maître de Guérison, le Tathāgata Radiance Azur, atteignit le Parfait Éveil, pour devenir le Bouddha de Médecine, il vit par la vertu de ses vœux, que les êtres souffraient de toutes les sortes de maladies, telles que la tuberculose, la fièvre bilieuse, ou qu’ils étaient affectés par un sort ou un poison, ou que certains étaient par nature dotés d’une courte vie, ou que certains étaient morts de mort violente. Il souhaite exaucer tous leurs désirs en mettant fin à toutes ces maladies et misères. Par conséquent, le Plus Honoré-Du-Monde entra en un Samādhi appelé ‘l’Extraction De La Souffrance Pour Tous les Êtres’. Tandis qu’il était dans cette contemplation, une lumière de grande radiance fut émise de son uṣṇīṣa, et il prononça la grande Dhāraṇī que voici :


NAMO BHAGAVATE BHAISAJAYA-GURU-VAIDURYA-PRABHA-RAJAYA TATHAGATAYA ARHATE SAMYAKSAMBUDDHAYA TADYATHA OM BHAISAJYE BHAISAJYE BHAISAJYA SAMUDGATE SVAHA


[Sanskrit : namo bhagavate bhaiṣajya-guru-vaiḍūrya-prabhā-rājāya | tathāgatāyārhate samyak-saṁbuddhāya | tad-yathā oṁ bhaiṣajye bhaiṣajye bhaiṣajya-samudgate svāhā ||]


Quand, dans sa radiance, Il eut prononcé cette formule mystique, la terre fut secouée et émit une grande lumière. Tous les êtres furent délivrés de leurs maladies et misères, ils étaient maintenant heureux parce que leurs corps et esprits étaient en paix.


"Mañjuśrī, si tu vois un homme pieux ou une femme qui souffre d’une maladie, tu feras d’un cœur sincère pour ces gens malades ce qui suit : laisses-les rester propres en prenant fréquemment des bains et rince leur bouche, donne leur de la nourriture, des médicaments et de l’eau propre, et récite la dhāraṇī cent huit fois, alors toutes les maladies disparaîtront entièrement. Quand l’un d’eux a un souhait particulier, il doit se concentrer et réciter la formule magique. Alors il accomplira tous ses souhaits, il sera libre de maladie, et vivra longtemps. Après sa mort, il renaîtra dans un paradis sans avoir à retourner dans ce monde, et atteindra à la fin le Parfait Éveil. Par conséquent, Mañjuśrī, s’il y a un homme pieux ou une femme pieuse qui prie très sincèrement le Bouddha de Médecine, il ou elle doit toujours garder à l’esprit cette formule magique et ne jamais l’oublier."


"Encore plus, Mañjuśrī, il peut y avoir un homme pieux ou une femme pieuse qui entend le nom du Bouddha de Médecine et le répète et l’adopte, il mastique le Dantakastha (un bâton pour laver les dents) le matin, se lave et rince sa bouche, jusqu’à être bien propre. Il prie alors avec des encens et des fleurs, il brûle l’encens et frotte son corps avec du parfum, chante le sūtra et présente des offrandes devant l’image du Bouddha. Il copie le sūtra ou le fait copier, l’apprend par cœur, se le fait expliquer. Il fait des offrandes à son enseignant bouddhiste et donne des aumônes généreusement et ne le laisse pas dans le besoin de quoi que ce soit. Alors tous les bouddhas le protégeront et le garderont en mémoire. Ses prières seront accordées. Il atteindra finalement le Parfait Éveil."


Alors le disciple Mañjuśrī salua le Bouddha et dit :


"Honoré-Du-Monde, je jure que je prierai la vérité du Bouddha. Je vais faire en sorte, par tous les moyens, que des fidèles hommes ou femmes entendent les noms du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur, je crierai les noms du Bouddha dans leurs oreilles même dans leur sommeil. Honoré-Du-Monde, quand quelqu’un apprend ce sūtra par cœur et le lit, le proclame et l’expose à d’autres gens, le copie lui-même, ou le fait copier, fait des offrandes avec révérence et sérieusement avec des fleurs de parfums divers, des pommades parfumées, de la poudre de santal et de l’encens à brûler, avec des guirlandes, des filets de perles, des drapeaux et de la musique ; il fait aussi des sacs de soie de cinq couleurs et place le sūtra à l’intérieur, nettoie un endroit proprement, place les sacs sur une haute table pour qu’ils puissent se trouver là en prévision, alors les quatre grands Rois du Ciel avec leurs suites et les autres innombrables centaines et milliers de convives célestes viendront pour faire des offrandes et protéger le sūtra.


Honoré-Du-Monde, où les trésors de ce sūtra s'écoulent et peuvent être reçus à travers la bénédiction du Vœu de cet Honoré-Du-Monde Bouddha de Médecine, et son nom peut être entendu, alors ils sauront qu’aucune mort violente n’aura lieu à cet endroit, et l’esprit de personne ne sera saisi par des mauvais démons et des mauvais esprits. Et s'il lui a déjà été arraché, il peut toujours le restaurer comme il était auparavant, il aura la paix du Corps et de l’Esprit."


Alors le Bouddha dit à Mañjuśrī :


"Qu’il en soit ainsi, Qu’il en soit ainsi ! Il en est exactement comme tu le dis, Mañjuśrī, si un homme dévoué ou une femme dévouée qui souhaite faire une offrande à cet Honoré-Du-Monde Bouddha de Médecine, il ou elle doit en premier faire une image de ce Bouddha, préparer un endroit propre pour l’ériger, joncher des fleurs variées, brûler toutes sortes d’encens, orner l’endroit avec des drapeaux et rideaux, pendant sept jours et sept nuits, garder les huit commandements prohibitifs, manger de la nourriture propre, prendre des bains afin d’avoir une bonne odeur, porter des vêtements propres, libérer l’esprit de la saleté, de la colère et des pensées malicieuses, souhaiter être au service des autres, et essayer d’apporter le bonheur à tout le monde.


"On devrait être plein de compassion, joyeux de faire l’aumône, et compatissant avec tout le monde. Ainsi purifié, il devrait aller faire le tour de l’image du Bouddha par la droite, et chanter les hymnes avec une musique de tambour. De plus, il doit se souvenir de la bénédiction des Vœux du Tathāgata, lire à voix haute le sūtra, méditer sur sa signification, le réciter, et l’expliquer. Ce qu’il souhaite à volonté sera entièrement exaucé. S’il souhaite la richesse, il deviendra riche. S’il souhaite devenir un officiel, il deviendra un officiel. S’il souhaite avoir un fils ou une fille, il aura un fils ou une fille. Quand il a un mauvais rêve, voit des mauvais présages, voit d’étranges oiseaux volant en groupe, ou a sa chambre remplie d’étranges apparitions, si cet homme, prie toutes les pratiques sacrées et fait des offrandes, alors, l’Unique-Honoré-Du-Monde Bouddha de Médecine fera en sorte que les mauvais rêves et les mauvais présages qui prophétisent la mauvaise chance s’effacent complètement et ne lui fassent aucun mal. Il sera protégé des dangers de l’eau, du feu, de l’épée, du poison, des éléphants, des lions, des tigres, des loups, des ours, des serpents, des scorpions, des mille-pattes, des moustiques, des moucherons et autres choses déplaisantes et effrayantes s’il se souvient d’un cœur sincère du Bouddha, le vénère, alors tous les problèmes seront dissipés.


"De plus, Mañjuśrī, au cas où il y a un homme pieux ou une femme pieuse qui ne s’occupe pas d’autres dieux au cours de sa vie entière et dont la seule pensée est de devenir un(e) disciple bouddhiste, et qui observe soit cinq ou dix des commandements, ou les quatre cents commandements du bodhisattva, les deux cent cinquante du moine, ou les cinq cent de la nonne, et qui craint qu’il ou elle peut rechuter dans le péché et tomber dans des mauvaises destinées ; si il ou si elle peut seulement réciter le nom du Bouddha, le vénérer et lui faire des offrandes, il et elle ne souffrira certainement pas des trois chemins de transmigration – les enfers, les fantômes affamés et les animaux.


"Une femme peut souffrir d’une grande douleur pendant l’accouchement. Si elle peut d’un cœur sincère vénérer le Bouddha de Médecine et invoquer le nom du Tathāgata, le vénérer et lui faire des offrandes, toute peine sera dissipée, le nouveau-né aura un beau et sain corps ; quiconque le verra se réjouira de son intelligence, de sa force et de sa santé ; et aucun démon ne viendra lui dérober sa vitalité."


Alors le Bouddha dit à Ānanda : "Si je fais l’éloge des vertus du Bouddha de Médecine et te laisse savoir que les actions du Bouddha ont une signification occulte qui est difficile à comprendre. Peux-tu me croire ?"


Ānanda dit :


"Vertueux Unique-Honoré-Du-Monde, je n’ai aucun doute dans ma croyance au sujet des sūtras du Tathāgata. Ma raison pour cette croyance est que le karma des Tathāgatas, formé à travers les actions, les mots et les pensées, est parfaitement pur. Unique-Honoré, le disque de ce soleil et de la lune peut être déchiré, la haute montagne Sumeru inconcevable peut être agitée, mais les mots des bouddhas ne changeront jamais. Unique-Honoré, les êtres dont la foi est encore insuffisante peuvent questionner au sujet de l’occulte signification des actes du Bouddha. Ils pensent : "Comment cela est-il possible, en se souvenant seulement du nom du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur, que nous pouvons recueillir tant de bénédictions ?" Alors ils ne croient pas, disent non, ils contestent. De telles personnes perdent leur bénédiction et joie pendant une longue nuit, ils tombent dans des existences mauvaises et dérivent éternellement dans le courant de la vie misérable."


Alors le Bouddha dit à Ānanda :


 "Quand tous ces êtres entendent le nom de l’Unique-Honoré-Du-Monde Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur et le chérissent d’un cœur sincère, et n’ont plus aucun doute, alors il est impossible pour eux de tomber encore dans des funestes destinées. Ceux qui sont tombés dans ces mauvaises destinées, ils n’ont pas accompli de bonnes actions. Ānanda, ceci est l’occulte signification des actes des Tathāgatas ; il est très difficile de croire ! Tu peux le concevoir maintenant, et donc tu sais que tout ce que je t’ai dit a sa racine dans le pouvoir des Tathāgatas. Ānanda, tous les Śramaṇas et Pratyekabouddhas, et les bodhisattvas qui n’ont pas encore atteint le dixième stade, sont incapables de croire la pleine vérité et de l’exposer, uniquement le bodhisattva qui a seulement une vie qui le lie peut le faire. Ānanda, il est difficile d’obtenir une forme humaine. Il est aussi difficile d’avoir la foi en les Trois Joyaux, d'y croire et de les révérer. Mais il est toujours difficile d’entendre le nom du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur. Ānanda, les actions de bodhisattva du Bouddha de Médecine, ses moyens habiles de convertir les êtres, et ses vœux à longues portées sont innombrables. Si je devais les exposer en grand détail, je pourrai parler kalpa après kalpa et même plus longtemps, les kalpas seraient vites épuisés, mais les actions, les vœux, et les moyens habiles du Bouddha ne seraient pas épuisés."


Il y avait, à cette époque, un grand bodhisattva dans la communauté. Son nom était Chercheur de Salut. Il se leva de son siège, dénuda son épaule droite, toucha la terre du genou droit, s’inclina avec les paumes des mains jointes, et dit au Bouddha :


"Vertueux Unique-Honoré-Du-Monde, lors du déclin de la période formelle il y aura des êtres qui seront exténués par beaucoup de malheurs, ils seront maigres en conséquence de longue maladie. Un tel être ne pourra ni manger ni boire ; ses lèvres et sa gorge seront sèches. Toute chose qu’il verra sera noire. Les signes de la mort seront présentement manifestes. Ses parents, sa famille, ses proches, se tiendront autour de lui en pleurant. Son corps allongé sur le lit, il verra les messagers de Yama conduire son esprit vers le juge. Véritablement, tous les êtres ont un esprit, qui prend origine en eux. Tout ce qu’ils ont fait, que ce soit bien ou mal, a été enregistré. Tout a été gardé par le juge Yama. Juste à ce moment, le juge questionnera l’homme. Il résumera ses faits. Il assignera son endroit (de renaissance) en fonction de la proportion de ses bonnes et mauvaises actions. Si à ce moment les proches et les amis de l’homme malade pouvaient faire en sorte que le malade croit en le Bouddha de Médecine et demandent aux moines de réciter ce sūtra, allumer une lanterne à sept couches, la suspendre, la conscience peut soit revenir après sept, vingt et un, trente-cinq, ou soit après quarante-neuf jours. À ce moment quand il revient à lui, il se sent comme réveillé d’un rêve ; il se souvient de la rétribution qu’il a reçue pour ses bonnes et mauvaises actions. Parce qu’il a lui-même été témoin de la rétribution de ses actes.


"Il se souvient de ceci à travers les épreuves de sa vie ; il ne commet plus du tout de mauvaises actions. Par conséquent, les hommes ou les femmes qui sont fermes dans leur foi chérissent le nom du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur, le vénèrent et lui font des offrandes selon leurs moyens."


À ce moment, Ānanda demanda au bodhisattva Chercheur de Salut : "Homme pieux, comment devrons-nous vénérer le Bouddha de Médecine et lui faire des offrandes ? Quelle est la signification des bannières et des lanternes ?"


Le bodhisattva Chercheur de Salut dit :


"Être vertueux, pour les gens malades que l’on souhaite libérer de leurs souffrances, il est nécessaire de maintenir les huit commandements pendant sept jours et nuits, et faire des offrandes de nourriture et boisson et autres choses, en accord avec notre capacité, à l'assemblée des moines ; accomplir la vénération en accord avec le rituel, six fois jour et nuit et faire des offrandes au Bouddha de Médecine ; réciter ce sūtra quarante-neuf fois, allumer quarante-neuf lampes, faire faire sept images du Tathāgata, placer sept lampes devant chaque image, la flamme de chacune pouvant illuminer une roue de char. Pendant quarante-neuf jours ces lampes doivent être maintenues allumées incessamment. Suspendre cinq bannières colorées, pendant une durée de quarante-neuf jours, et libérer des genres variés d’animaux au nombre de quarante-neuf. De cette façon, les gens malades pourront éviter le danger d’être tués violemment par des mauvais esprits."


"De plus, Ānanda, dans le cas d’un Kṣatriya ou d’un Abhisecana ou d’un Roi à une époque où la calamité s’élève, telle qu'une épidémie parmi la population, l’invasion par des pays étrangers, la révolution dans notre propre pays, un déplacement inquiétant dans une constellation, d’une éclipse ou du soleil ou de la lune, le vent et la pluie hors saison ou la sècheresse sans pluie, ce Kṣatriya ou Roi Abhisecana doit alors avoir de la pitié pour tous les êtres, libérer tous les captifs, accomplir les cérémonies d’offrande mentionnées ci-dessus, et faire des offrandes au Bouddha Vertueux de Médecine. En conséquence de ces bonnes actions et du pouvoir du vœu originel du Tathāgata, il apportera le résultat que son pays sera libéré, que le vent et la pluie viendront au bon moment, et fera mûrir la récolte, que les gens seront heureux sans maladie, qu’aucun cruel Yaksa dans son pays ne tourmentera le peuple, et que tous les mauvais présages disparaîtront d’un seul coup. Et la vie du Roi Kṣatriya ou Abhisecana, l’apparence matérielle, la vitalité, et le malade sans liberté en bénéficieront tous. Ānanda, si la Reine, les femmes des princes, le prince à la couronne, les princes, les ministres, les conseillers de la cour, les demoiselles du palace, les officiels provinciaux ou le peuple commun souffrent de maladie, ou si une autre calamité a lieu, il faut aussi dresser des bannières de cinq couleurs pour chasser les mauvais esprits, allumer des lampes et les maintenir allumées, alors les maladies seront guéries et toutes les afflictions vaincues."


Alors, Ānanda demanda au bodhisattva Chercheur de Salut :


"Homme pieux, comment une vie qui est venue à sa fin peut-elle être prolongée ?"


Le bodhisattva Chercheur de Salut dit :  


"Être vertueux, as-tu entendu que les Tathāgatas disent qu’il y a neuf genres de morts violentes ? Par conséquent, je t’exhorte de suspendre la bannière qui prolonge la vie, d’allumer les lampes, et d’accomplir les pieuses actions. En accomplissant les pieuses actions, notre vie arrive à une fin naturelle sans la souffrance de n’importe quelle expérience douloureuse."


Ānanda demanda : "Quels sont les neuf genres de morts violentes ?"


Le bodhisattva Chercheur de Salut répondit : "Les neuf morts violentes sont :


(1) Il y a des êtres qui tombent malades. Bien que la maladie ne soit pas sérieuse, il n’y a ni médicament ni docteur pour le traitement. Au cas où ils prennent le mauvais médicament, ils peuvent rencontrer une mort violente, qui peut très bien être évitée. Certains croient en des Māras et des hérétiques, ou des maîtres aux pouvoirs magiques et ensorcelants. D’une prédiction frivole de bonne ou mauvaise chance, la peur et l'anxiété s’élèvent. Ces gens dont le propre cœur ne peut discerner clairement, font appel à des diseurs de bonne fortune pour savoir si des malheurs les attendent. Certains tuent des êtres vivants en sacrifice afin d’apaiser les esprits. Certains font appel à des mauvais esprits et demandent protection, ils souhaitent prolonger leurs vies, mais tous sans aucun résultat. Ils sont ignorants du droit chemin. Ils croient en des vues hétérodoxes, sans reconnaître la doctrine du karma moral. Ceci mène à une fin de vie violente. Ils entrent dans l’Enfer et ne peuvent jamais en sortir. Ceci est la première mort violente.

(2) Certains sont violemment exécutés par ordre de la loi.

(3) Certains chassent par plaisir, mènent une vie sans restriction avec des femmes et du vin, et se dissipent sans pause et limite. Alors les démons viennent et violemment enlèvent leurs vigueurs spirituelles.

(4) Certains meurent violemment en étant brûlés par le feu.

(5) Certains meurent violemment en se noyant.

(6) Certains meurent violemment en étant dévorés par des bêtes sauvages.

(7) Certains meurent violemment en tombant dans un ravin escarpé.

(8) Certains meurent violemment en étant détruits par le poison, par une image formule Vetala, par une formule Dhāraṇī prononcée, ou par une influence démoniaque pour ressusciter un corps et le faire tuer une autre personne.

(9) Certains souffrent de faim et de soif, n’ont rien du tout à manger ou à boire et ainsi meurent d’une mort imprévue.


"Voici ce que le Tathāgata a cité brièvement comme étant les neuf genres de morts violentes. D’ailleurs, il y a d’innombrables autres genres qui ne peuvent tous être cités ici."


"De plus, Ānanda, le juge Yama garde une liste complète, avec les actions enregistrées de chaque habitant sur terre, si n’importe lesquels des êtres ne sont pas filiaux et commettent les cinq péchés mortels, injurient les Trois Joyaux, enfreignent les lois du pays, et violent les lois morales naturelles, alors le juge Yama examine si les péchés étaient graves ou légers, et les punit en accord avec ces derniers."


"Par conséquent, je demande maintenant à tous les êtres d’allumer des lampes et de suspendre des bannières, de libérer des animaux, et d’accomplir de bonnes actions, pour que la misère et le grief puissent être surmontés et les vicissitudes de la vie évitées."


À ce moment, il y avait douze Généraux Yakṣas dans l’assemblée, à savoir :


Général Kumbhira,

Général Vajra,

Général Mihira,

Général Andira,

Général Majira,

Général Shandira,

Général Indra,

Général Pajra,

Général Makura,

Général Sindura,

Général Catura,

Général Vikarala.   


Ces douze Généraux Yakṣas, chacun ayant sept mille Yakṣas dans leur suite, élevèrent leurs voix simultanément et saluèrent le Bouddha en disant :


"De plus Vénérable-Du-Monde, nous avons fait l’expérience aujourd’hui du merveilleux pouvoir du Bouddha en nous permettant d’entendre le nom du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur, nous n’avons plus de crainte des destinées mauvaises. Nous tous sommes d’un seul esprit qui dure aussi longtemps que cette forme, nous aurons recours à la Trinité Bouddhiste. Nous jurons de porter la responsabilité de laisser tous les êtres bénéficier du chemin de vérité et de les laisser regorger de bonheur. Quel que soit l’endroit – dans des villages, des cités, des capitales, ou même dans des forêts désertées, quand n’importe qui prêche ce sūtra et chérit les noms du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur, le vénère et lui fait des offrandes, nous et nos suites le garderont et le protégeront, le délivreront complètement de la détresse, exauçant tous ses souhaits. Quand il tombera malade et appellera à l’aide, il devrait aussi lire ce sūtra, prendre un écheveau à cinq couleurs et l’attacher en nœuds, formant les lettres de nos noms, et défaire les nœuds quand ses souhaits seront réalisés."


À ce moment, le Plus Vénérable-Du-Monde fit l’éloge des Généraux Yakṣas et dit :


"Excellent ! Excellent ! Grands Généraux Yakṣas ! Si vous voulez retourner la faveur au Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur, vous devez toujours être au service de tous les êtres et les rendre heureux."


Alors Ānanda salua le Bouddha et dit :


"Plus Vénérable-Du-Monde ! Comment est appelée cette révélation ? Par quel nom devons-nous la chérir ?"


Alors le Bouddha dit à Ānanda :


"Cette révélation est appelée : 'La Bénédiction du Vœu Originel du Maître de Guérison, Tathāgata Radiance Azur'. Elle est aussi appelée : 'La formule effrayée' qui dit comment les Douze Généraux Spirituels Yakṣas firent le vœu d’être utiles à tous les êtres. Un troisième nom est 'L’extraction de Toutes les Perturbations Karmiques'. Tel est ce que tu garderas à l’esprit."


Quand le Bhagavān eut prêché ces mots, tous les Grands Bodhisattvas et les Grands Śramaṇas, les rois et les grands ministres, les Brahmines, les Upāsakas, les dieux, les dragons, les yakṣas, Gandharvas, Asuras, Garuḍas, Kimnaras, Mahoragas, êtres humains et non humains, tous les autres dans l’assemblée entendirent les paroles du Bouddha. Eux tous se réjouirent grandement, acceptèrent la révélation et promirent de la garder avec foi.


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Traduction du sanskrit en chinois par Maître Hsuan Tsang et en français par Amitabha Terre Pure.



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