
Son omniprésence
Le Bodhisattva Avalokitésvara est sans doute le plus connu dans le Bouddhisme. Dans la tradition Terre Pure, il figure très souvent auprès du Bouddha Amitabha ainsi que le Bodhisattva Mahasthamaprapta ( alias Vajrapani ). Ils sont les « proches représentants » du Bouddha. Le premier symbolise la grande compassion et le second, le pouvoir surnaturel.
Sa présence auprès du Bouddha Amitabha montre que le souhait de renaissance en Terre Pure relève bien du grand véhicule. Il est très vénéré et dans les écoles Terre Pure, on pratique la récitation de sa longue Dhâranî avant toute prière pour la Terre Pure d’ Amitabha.
Sa représentation féminine diffère de la masculine à quatre bras qu’on trouve dans la tradition tibétaine ( voir galerie ).
Il est donné comme le « successeur » du Bouddha Amitabha dans le long texte tibétain de prière de renaissance en Terre Pure.
En clair, pratiquer la méditation d’Avalokitésvara revient indirectement à pratiquer progressivement dans la direction du Bouddha Amitabha.
Le texte de pratique de Tchenrezi ( autre nom ) vise comme but la grande compassion mais aussi la renaissance en Terre Pure d’ Amitabha. En Occident, on est davantage touché par ce Bodhisattva qui semble plus proche que le Bouddha Amitabha.
Mais alors, pourquoi invoquer Amitabha ?
La pratique de Tchenrezi vise la réalisation même du corps d’ Avalokitésvara, l'actualisation
de notre nature éveillée. On conjugue cause et effet. Seulement, combien sont les
personnes ordinaires qui peuvent prétendre pouvoir réaliser en cette vie leur nature
éveillée ? Les souhaits de renaissance formulés doivent nécessairement être associés
avec une pratique de l’invocation du nom du Bouddha Amitabha et une Foi totale en
cette Terre Pure. Ce tri-
L’invocation est le lien de connection avec le Bouddha Amitabha. Voilà ce qui manque dans le bouddhisme tibétain. Mais loin d’être en opposition, ces deux traditions se complètent.

Émanation d’Avalokitésvara
Tel étant le cas, au lieu de rester dans le rêve
malheureux de ce monde, adoptons le rêve heureux de la Terre Pure... Dans le monde de saha on va de rêve en rêve, sombrant et retournant éternellement dans le cycle des naissances et des morts sous les lois du karma. Le rêve de la Terre Pure, au contraire, évolue du rêve à l’ Éveil suprême, par un éveil progressif qui nous mène au stade ultime de la bouddhéité. Bien que l’illusion du rêve soit la même, les conditions de ces états de rêve dans un cas et dans l’autre sont vraiment différents. Il est donc vraiment nécessaire d’invoquer le nom du Bouddha et d’aspirer à renaître en Terre Pure. »
Il y avait une fois, un adepte Zen qui pensait que la
Terre Pure est une illusion et qu’invoquer le nom du Bouddha pour y renaître était inutile. Entendant ceci, un vénérable Chinois répliqua :
«Ceci est une erreur. Tous les Bodhisattvas jusqu’à ceux du Septième Stade pratiquent
dans un rêve. Même ceux qui ont atteint le niveau de l’ Éveil Égal sont encore profondément
endormis dans le grand rêve de l’illusion et l’ignorance. Les Bouddhas sont les seuls
que l’on puisse honorer du nom de Grands Éveillés. Lorsque notre propre corps est
dans un rêve, on peut s’attendre au bonheur et à la souffrance; nous ressentons encore
la joie et ne sommes pas à l’abri de la souffrance. Comment pourrions-
Les Voeux
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Nam mô Đại Bi Hộ Thúọ́ng Phâṭ Bồ Tát,
3 lần
Thiên thư thiên nhãn vô ngại ðại bi tâm ðà la ni.
Nam mô hắc ra ðát na ðá ra dạ da.
Nam mô a rị gia bà lô kiết ðề, thước bát ra da, bồ ðề tát ðóa bà da, ma ha tá̀t ðóa bà da, ma ha ca lô ni ca da. Àn tát bàn ra phạt duệ, số ðát na ðát tóa. Nam mô tất kiết lật ðóa, y mông a lị gia bà lô kiết ðế thất Phật ra lãng ðà bà.
Nam mô na ra cấn trì hê rị, ma ha bàn ðá sa mế, tát bà a tha ðậu du bằng, a thệ dụ́ng, tát bà tát ðá na ma bà tát ða, na ma bà dà, ma phạt ðạt ðậu, ðát ðiệt tha. Án a bà lô hê, lô ca ðế, ca ra ðế, di hê lị, ma ha bồ ðề tát ðơa, tát bà tát bà, ma ra ma ra, ma hê ma hê, rị ðà dựng , câu lô câu lô kiết mông, ðộ lô ðộ lô, phạt xà da ðế, ma ha phạt xà da ðế, ðà ra ðà ra, ðịa rị ni, thất Phật ra da,dá ra dá ra. Mạ mạ phạt ma ra, mục ðế lệ, y hê y hê, thất na thấ na, a ra sâm Phâṭ ra xá lợi , phạt sa phạt xâm, Phật ra xá da, hô lô hô lô ma ra, hô lô hô lô hê rị, ta ra ta ra, tất rị tật rị, tô rô tô rô, bồ ðề dạ, bồ ðà dạ, bồ ðà dạ, di ðế rị dạ, na ra cấn trì, ðịa rị sắt ni na, ba dạ ma na ta bà ha. Tất ðà daò ta bà ha. Ma ha tất ðà dạ ta bà ha. Tất ðà du nghệ thất bà ra da, ta bà ha. Na ra cấn trì, ta bà ha. Ma ra na ra, ta bà ha. Tất ra tăng a mục khư gia, ta bà ha. Ta bà ma ra, a tất ðà dạ, ta bà ha. Giá kiết ra a tất ðà da, ta bà ha. Ba ða ma yết tất ðà dạ, ta bà ha.
Na ra cấn trì bàn ðà ra dạ, ta bà hạ Ma bà rị thắng yết ra dạ, ta bà ha.
Nam mô hắc ra ðát na ðá ra dạ da. Nam mô a rị gia bà lô kiết ðế, thước bàn ra dạ, ta bà ha.
Án tất ðiện ðô mạn ðà ra bạt ðà giạ, ta bà ha.
3 lần
Nam Mô Bốn Sư Thích Ca Mâu Ni Phật.
3 lần
Cette longue Dhâranî d’ Avalokitésvara est récitée normalement à vive allure et par coeur en début de cérémonie. « Chú Đại Bi » signifie Mantra ou Dhâranî de la grande compassion. Il a un grand pouvoir s’il est récité avec coeur ( voir la parabole fenêtre suivante). Il montre à quel point l’esprit d’éveil est important pour une renaissance en Terre Pure.
Pourquoi invoquer le nom du Bouddha ?
Tous les êtres sont assujettis au « démon » de la mort. Il sont frappés par les huit grandes souffrances que sont :
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Une méditation constante permet de nous tourner vers la quête d’un bonheur authentique.
Et c’est bien pour échapper à ce cycle de naissance et de mort, pour mettre un terme à ces souffrances que le Bouddha exhorte les êtres à pratiquer l’invocation. Elle devrait accompagner toutes autres pratiques du Dharma. Cela d’ autant plus qu’ elle est accessible à tous les êtres.
Aux environs de 1330, il y eut une longue disette en Chine. A Hang-
Et encore dans le soutra du grand agrégat :
« A l’ ère du déclin du Dharma, bien peu parmi la multitude des disciples atteindront la Voie. Au mieux, ils pourront placer leur confiance en la méthode Terre Pure afin d’échapper à
l’ enchaînement des existences. »
Esprit d’ éveil
Parole du Bouddha Shakyamuni :
« Dans l’avenir les soutras disparaîtront. Mais dans un esprit de compassion et de miséricorde, je ferai en sorte que ce soutra ( du Bouddha Amitabha ) survive encore 100 ans. Quiconque l’adoptera pourra atteindre, comme il le souhaite, le salut. »
Celui qui aspire à renaître en Terre Pure ne doit pas manquer de pratiquer la méditation sur l’esprit d’éveil. Car en effet, le but ultime de cette renaissance est d’atteindre rapidement la Bouddhéité pour venir secourir les êtres dans le Samsara. Il faudrait par conséquent réfléchir sur les six points essentiels suivant :
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Le Bodhisattva Samantabhadra a dit dans le soutra Avatamsaka :
« Les Bodhisattvas éprouvent une grande compassion en observant dix situations des êtres vivants : absence de soutien ou de personne sur qui compter; défaut de règle morale; manque de vertu ou de qualité morale; endormissement dans l’ignorance; propagation de crimes; enchaînement aux désirs; immersion dans l’océan des morts et des renaissances; maladies chroniques; manque de désir d’accomplir de bonnes actions; l’égarement hors de la voie de l’éveil. Les Bodhisattvas observent toujours les êtres vivants en étant conscients de tout cela. »
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Dans le soutra Maha-
« L’esprit Bodhi est la cause, une grande compassion est le fondement et l’habilité des moyens est la fin suprême.»
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Même après un repentir, l’élimination des obstacles
n’est pas encore terminée. Il faut développer une
forte endurance et détermination face aux
nombreuses difficultés sur la Voie, afin de ne pas
perdre ses voeux.
Pour préserver nos voeux et engagements, il faudrait se dire ceci : « Même si ce corps qui est le mien doit subir d’immenses souffrances et privations, est battu à mort et réduit en cendres, je ne commettrai pas, en aucune circonstance, d’actes malfaisants et ne ferai jamais de pas en arrière dans mon développement. »
Ainsi donc, il est essentiel de développer l’esprit d’éveil pour parcourir la voie.
Le développement de cet esprit doit s’accompagner de trois conditions :
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La Foi
Les soutras affirment :
« Même les Bodhisattvas s’égarent au stage du Bardo; même les Sravakas s’égarent à la naissance. »
La Foi est la porte de la Terre Pure. La sagesse ne suffit pas. Lorsque le Bouddha Shakyamuni exposa le soutra du lotus, une foule de Sravakas avait quitté l’assemblée sous l’emprise du doute ! Le Bouddha demanda alors que certains textes du Mahayana ne soient pas divulgués à ceux dont la Foi n’étaient pas profondes afin d’éviter de lourds karmas.
Les éléments de la Foi, dans la méthode Terre Pure ont trois aspects :
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La Foi profonde n’a rien à voir avec les mots ou le jugement. Elle est réalisation profonde, esprit pur sans la moindre trace de doute.
Le sujet des doutes de la méthode Terre Pure
Les sources de doutes sont multiples :
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L’auteur de l’ouvrage procède alors à un question -
En résumé, la réponse globale peut être ainsi :
Cette méthode englobe les écoles de Méditation
( Zen ), de l’étude des soutras, de la Discipline ( Vinaya ) et de l’ésotérisme ( Tantrique ) :
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Le soutra Avatamsaka enseigne :
« La Foi est le fondement de la Voie, la mère de toutes les vertus;
Elle nourrit et fait grandir toutes les bonnes intentions.
La Foi peut assurément conduire à l’Illumination. »
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Nul besoin de s’alarmer de ne pas pouvoir atteindre le monoïdéisme de l’invocation ou le samadhi de l’invocation pour achever complètement notre vrai Nature de Bouddha. Il « suffit » de prononcer le nom du Bouddha 10 fois sur son lit de mort pour être libéré.
Le but n’est pas de mettre un terme aux pensées discursives mais dans l’urgence de
renaître en Terre Pure, pour mettre un terme à la transmigration. L’invocation, s’appuyant
sur le conditionné vise à l'in conditionné, où précisément à la réalisation de la
vacuité. Il faut pratiquer sans s’attacher aux marques de la renaissance en Terre
Pure. Beaucoup se trompent sur les mots en ignorant que « naissance » est en réalité
aussi « non-
Pour les doutes liés aux mauvaises interprétations des soutras, l’obstacle majeur est donc la dualité. L’essence est formes, et noumène et phénomènes recouvre la même identité. Il est important de ne pas pas sombrer dans les extrêmes à la lecture de soutras profonds comme celui de diamant ou encore de la grande connaissance transcendante. Dire que la Terre Pure n’existe pas réellement pour rejeter la pratique est très dangereux. Cela coupe court à toutes possibilités de développements spirituels.
Le Lankavatara Soutra dit ceci :
« Il vaut mieux être attaché à l’existence, même si notre attachement est à l’échelle du Mont Sumeru, que d’être attaché à la vacuité même si cet attachement est aussi infime qu’une graine de moutarde. »
Dans le soutra de Vimalakirti, on trouve ceci :
« Le Bouddha met constamment en valeur la méthode Terre Pure pour éclairer la multitude, bien qu’il sache que les êtres vivants sont vides
( sans nature propre), comme toutes les terres des Bouddha. »
Le but ultime de la pratique est la réalisation de notre propre nature. Mais cela
est très difficile. Ce n’est pas à la portée de la majorité des êtres ordinaires.
Une Terre Pure a été instaurée pour ancrer la conscience des êtres afin qu’ils puissent
s’élever aisément. Il s’agit d’un puissant moyen habile pour se libérer, même si
sur le plan ultime; il n’y a ni naissance, ni non-
Les quatre pratiques
Elles peuvent se résumer ainsi :
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Au sein de la Terre Pure, il y a quatre méthodes :
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Fondée sur le Soutra des Méditations, elle consiste en la contemplation mentale des caractéristiques du Bouddha Amitabha et des Bodhisattvas Avalokitésvara et Mahasthamaprapta et de celles du royaume de Suprême Félicité. Le disciple qui maîtrise cette pratique perçoit la Terre Pure en permanence, les yeux ouverts ou fermés, et parcourt toujours la Terre Pure en pensée. Il est assuré d’y renaître. Les vertus acquises dépassent toute imagination. Mais elle est très difficile. La pratique d’Amitabha dans la tradition tibétaine relève plutôt de cette méthode.
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Elle consiste à fixer toutes les caractéristiques d’une statue ou image du Bouddha Amitabha. Elle est difficile car elle peut générer des maux de têtes. Il s’agit plutôt d’une méthode susceptible d’aider à l’invocation en jugulant notre esprit. Si elle est pratiquée avec un coeur pur et dévotion, elle peut effacer le mauvais karma, mener à la réalisation de sa véritable nature.
« L’invocation devient la non-
La non-
Une fois là, inutile de faire l’ombre d’un pas de plus,
Tu es arrivé à la capitale de la lumière. »
Une fois la Foi acquise, il est indispensable de former les voeux sincères de vouloir renaître en cette Terre Pure pour se libérer et pouvoir rapidement libérer tous les êtres.
L’importance des voeux est très soulignée dans le soutra d’Amitabha par le Bouddha Shakyamuni.
Tous les êtres ont la capacité de renaître en cette Terre Pure. Pas seulement les êtres ordinaires le souhaitent. C’est aussi le cas de sages.
Il est important pour celui qui est engagé dans cette méthode de formuler des voeux.
La Pratique
Un maître de la Terre Pure a déclaré :
« Vous ne pouvez renaître en Terre Pure sans la Foi et les Voeux , même si vous invoquez le nom du Bouddha au point que ni vent violent ni forte pluie vous touche, même si votre invocation est aussi ferme qu’un mur de bronze ou une porte d’airain. »
« ... Car une fois re nés, ils seront réunis, dans le même endroit avec les êtres de la plus haute vertu. ». Saripoutra, je vois ce qu’ils peuvent gagner et c’est pourquoi je dis : quiconque entend cela doit absolument prononcer le voeu de renaître en cette Terre.
Saripoutra, ceux ou celles qui aspirent à renaître en Terre Pure d’Amitabha et qui
ont déjà fait le voeu, qui sont en train de le faire ou qui le feront à l’avenir,
obtiendront là, avec la plus haute et parfaite connaissance, l’état de non-
Et ceci, qu’ils soient déjà nés, en train de naître ou pas encore nés. Voilà pourquoi, Saripoutra, tous les hommes et toutes les femmes qui ont la Foi, doivent faire le Voeu de renaître en cette Terre.
Exemple de formulation qui doit être sincère
Je fais le voeu qu’à l’heure de ma mort les obstacles s’évanouissent,
Le seigneur Amitabha Bouddha de très loin s’avancera vers moi,
Avalokitésvara répandra sur mon visage une fraîche rosée,
Et Mahasthamaprapta déposera à mes pieds une fleur de lotus.
En l’espace d’une seconde, je quitterai ce monde d’agitation,
Atteignant la Terre Pure en moins de temps qu’il faut pour tendre les bras;
Quand le lotus s’épanouira je verrai alors le Bouddha Amitabha plein de compassion,
J’entendrai alors le profond Dharma,
L’illumination me touchera,
J’aurai franchi le seuil de la non-
Sans quitter la Terre Pure je redescendrai en ce monde saha,
Et trouverai mille moyens d’aider mes semblables,
Tout labeur sur cette terre sera au service de mes semblables.
Voilà mon voeu, puisse-
Et faites que le futur l’exauce
De ces quatre méthodes, la plus accessible pour le commun des êtres est celle de l’invocation orale : un véritable raccourci pour atteindre la libération.
Les 10 variantes de l’ invocation orale
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Toutes ces variantes mènent au samadhi de l’invocation du Bouddha.
La cérémonie Terre Pure
Elle se compose en général en trois parties :
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Obstacle à la pratique : la torpeur et la dispersion
Il faut développer la vigilance et l’attention pour pouvoir contrer ces obstacles lors de l’invocation. Chacun peut trouver peut trouver parmi les variantes citées plus haut, la technique qui peut l’aider pour cela. Quand aux pensées subtiles, c’est bien plus difficile à contrer.
Avalokitésvara
Les soutras enseignent :
« Une pensée dure quatre-
Points essentiels de la Terre Pure
◘ La Foi
Approfondir pour pratiquant confirmé
La pratique de la Terre Pure est très présente en Asie de
l’ Est. Si on devait la résumer en une courte phrase,
ça serait :
Invoquer le nom du Bouddha Amitabha à chaque instant !!
Mais il ne faut pas se méprendre. Il ne s’agit pas d’une simple pratique aisée qui consiste à répéter « machinalement » le nom du Bouddha en pensant que de cette façon, le tour est joué. Il faut réunir des conditions que Kalou Rinpotché résume très bien dans son texte et que j’ai repris du livre ‘La voie du Bouddha’.
Dans cette section, mon objectif est de présenter succinctement cette voie de la Terre Pure, qui est en réalité si difficile à admettre et à pratiquer à notre époque, surtout en Occident, où la foi manque de profondeur.
Le livre ci-
Heureuse la personne qui d’un esprit ouvert, tombe sur ces quelques lignes !!
Déjà Engagée dans le bouddhisme, elle pourra en tirer un énorme bienfait.
Non engagée dans le bouddhisme, elle aura une empreinte salvatrice dans le futur.

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Les sacrements
La souffrance de la mort
La souffrance que génère la mort est très grande, et pourtant, nul au monde ne peut y échapper. C’est le sujet de méditation permanent qu’on doit garder à l’esprit. Comme on ne sait pas quand ce moment arrivera, il est nécessaire de s’y préparer. La pratique de l’accumulation des mérites par l’invocation du nom du Bouddha Amitabha est cruciale.
L’adepte doit se préparer extérieurement et sur le plan spirituel :
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Doutes et passages étroits
Ils se résument ainsi :
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La façon de surmonter ces obstacles est la suivante :
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Le soutra des questions du roi Milinda contient cette parabole :
« Un minuscule grain de sable lâché à la surface de l’eau coulera immédiatement. Mais un bloc de pierre, quoique gros et lourd, pourra aisément être déplacé par bateau. Il en va de même pour le disciple de la Terre Pure. Avec un karma même léger, si le Bouddha ne viens pas à son secours, le disciple sera condamné à tournoyer dans le cycle des naissances et des morts. Mais même avec un karma chargé, grâce à l’aide du Bouddha Amitabha, il pourra renaître en Terre Pure.
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L’assistance d’un guide spirituel
Il est bon que le malade en phase terminale puisse bénéficier de la venue d’un guide spirituel. Les membres de la famille doivent y penser, même lorsqu’ils n'ont aucune connaissance avec le Dharma. Si cela n’est pas possible, un laïc avisé devrait être sollicité pour prêcher le Dharma.
En général, le guide devrait suivre les points suivants :
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Comment mener la prière d’intercession ?
Le malade mourant est souvent faible physiquement et mentalement. La pratique de l’invocation est très difficile. Pour l’accompagner, les proches peuvent mener une prière d’invocation au Bouddha Amitabha, en appliquant les règles suivantes :
« Tout est éphémère, le Dieu de l’ impermanence n’attend personne, ce corps est aisément réduit en poussière, la Voie est difficile à trouver. Le disciple doit garder ces pensées à l’esprit et ne jamais perdre de vue les deux mots « souffrance » et « mort », afin qu’ils agissent sur lui comme des aiguillons. »
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Un maître dit à son disciple trop occupé pour pratiquer :
« Si nous avons décidé de nous arrêter, cessons donc de suite,
Pourquoi promettre de reprendre notre pratique au terme de nos préoccupations, puisque
celles-
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Pour maintenir la persévérance et la fermeté dans la pratique de la Terre Pure, il faut :
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Après la mort
Il est crucial de ne pas pleurer, toucher, bouger ou nettoyer le corps du jeune défunt pendant quelques heures ( environ 8 h ). Car même si son souffle n’est plus, sa conscience est encore présente. Il est encore en mesure d’éprouver des sentiments. Le mieux et l’unique chose à faire est d’invoquer le nom du Bouddha sans pleurer. Il faut aussi éviter de palper le corps pour savoir si la renaissance sera bonne ( la partie chaude située au niveau de la tête est un bon signe ).
Au sujet des dispositions funéraires, elle devrait être simple. Il faudra faire attention d’éviter toute offrande de nourriture carnée car cela pourrait aggraver lourdement le karma du trépassé. Le Soutra de Ksitigarbha ( l’un des huit grands Bodhisattvas ) explique bien le mal commis par l’abattage des animaux destinés à être servis aux invités pour les funérailles. Cela peut se faire encore en Asie.
Durant 49 jours, comme cela a été enseigné par le Bouddha Shakyamuni, il est bon pour les proches de pratiquer autant que possible de bonnes actions et d’en dédier les mérites au défunt et à tous les êtres pour en multiplier le bénéfice. A titre d’ exemples :
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Dans le Bardo, le mourant de par son corps mental, est doué de clairvoyance. Il est capable de percevoir toutes choses dans l’univers, et donc de lire directement les pensées des proches !! Il faut par conséquent s’efforcer de garder attentivement les trois portes que sont le corps, la parole et l’esprit.
Histoire d’un laïc
« Le laïc était issu d’une famille de petits commerçants pauvres. Bien élevé et courtois, il maîtrisait bien le monde des affaires. En 1922, suivant l’exemple d’un ami, il chercha refuge auprès du Triple Joyaux, et avec quelques autres se consacra à développer l'Esprit d' Éveil pour son salut et celui des autres.
Quelques années plus tard, en raison d’une grave maladie, il dut abandonner un régime strictement végétarien et s’écarta peu à peu de ses amis bouddhistes. En Juillet de cette même année, son état s’aggrava et tout le monde s’attendait au pire.
Sachant que le trépas s’approchait, il se repentit en toute sincérité de ses péchés, se détacha complètement du monde matériel et consacra tout son temps et ses efforts à l’invocation du Bouddha. Ses condisciples, craignant que sa pratique ne manque encore de profondeur, restaient continuellement à son chevet.
On commença la prière d’intercession le 12 Juillet. Trois jours plus tard, il se
sentit soudainement revigoré, frais et dispos. Le 17, il déclara avoir rêvé d’une
auréole de lumière aussi brillante que cinq ou six ampoules électriques.Ce soir-
Le groupe acquiesça volontiers et l’invocation se prolongea; le malade parlait très
peu. Il souriait paisiblement, le visage radieux, comme s’il venait de recevoir des
nouvelles au-
Les disciples se relayèrent pour prier, intercalant de vives paroles de soutien et d’encouragement jusqu’à ce que son corps soit complètement refroidi. Sa famille avait été prévenue de ne pas pleurer ni se lamenter. A dix heures du matin, l’un des adeptes palpa le corps et constata un refroidissement général à part au sommet de la tête, qui était aussi chaud que de l’eau bouillante. »
Les soutras enseignent :
« Le sommet de la tête représente la sainteté, les yeux révèlent la renaissance dans un royaume céleste,
Le coeur désigne le monde humain, le ventre représente les ombres spectrales,
Les genoux rejoignent le règne animal, et la plante des pieds, les Enfers. »
Avec cette dernière partie, un aperçu de la tradition Terre Pure pratiquée en Asie du Sud Est, élaboré à partir du livre ‘ Bouddhisme, Sagesse et foi ’ ,se termine.
Que cela puisse être bénéfique à tous !!
Conseils pour la mise en pratique par ici...
Dhâranî de la Terre Pure
Nam-
đ se prononce d
d se prononce comme y
Purifier son karma ( la Dhâranî de la grande compassion )
« Il y avait une fois, un homme qui récitait la Dhâranî de la Grande Compassion pendant près de douze années. … tous les jours au moins 108 fois, et parfois beaucoup plus…
Une fois, en voyageant, il s’arrêta pour la nuit dans une auberge. Le propriétaire
était un voleur qui venant de s’asseoir dans son auberge, attendait des riches clients
de passage. Il avait pour coutume de leur offrir une belle chambre, de leur verser
une forte dose de drogue dans le vin offert, et alors, au milieu de la nuit… il se
faufilait dans leur chambre pour les dérober et parfois même les tuer. L’homme qui
récitait la Dhâranî de la grande compassion croyait en le Bouddha, de toute façon,
et ainsi, il ne but pas le vin… Autour d’une heure du matin, il entendit quelqu’un
ouvrir doucement la porte et qui se faufilait dans sa chambre. Ouvrant les yeux,
juste légèrement, il vit le reflet d’une lame polie d’un boucher dans le rayon de
lune. ‘ Quelqu’un a l’intention de me tuer,’ se disait-
L’aubergiste décida qu’il ferait mieux de ne pas tuer ce soir. Le matin suivant,
l’aubergiste dit au convive, un ami à vous nommé Dou Shu Peng est passé cette nuit.
Il est venu pour vous inviter à prendre le petit déjeuner chez lui.’ Dou Shu Peng ?....’
se demandait le convive, et alors il se remémora que dans le mantra de grande compassion,
il y a une ligne ‘ Dou Shu Peng’. ‘ Oui ! S’exclama-
Maître Hsuan Hua.
Persévérance et Fermeté