bande blanche
Serpentin
Serpentin
arc












bandepageA+.png
bande latérale
Amitabha
wpb1946c57.png
warpA.png
I-bande.png
Amitabha
wp9fefe149.jpg
Contenu : [voir...]

▪ Après la mort, la  Terre Pure

De Yin Kuang ( le 13ème Patriarche de la Terre Pure )

 

Le changement enraciné dans le temps qui s’écoule d’avant en avant, les symptômes de l’âge, cela n’existe pas dans la Terre Pure.

Dans ce monde, la maladie est galopante parce que les quatre éléments ne sont pas sous contrôle, mais dans la Terre Pure le corps subit une transformation, mais devenant toujours plus propre et parfumé. La vie dans la Terre Pure est éternelle et ainsi, il n’y a pas de douleur due à la mort.

Ici, une quête d’amour cause d’innombrables souffrances parce que tout ce qui s’assemble doit se séparer tôt ou tard, mais dans la Terre Pure il n’y a pas de relation personnelle intime et en conséquence pas de tristesse résultant d’une perte de la personnes aimée.

Dans ce monde, nous n’avons aucun choix des personnes avec lesquelles nous devons rentrer en contact. Nous ne pouvons éviter ceux qui nous exècrent pas plus que nous pouvons éviter ceux qui nous indignent. Dans la Terre Pure nous nous trouvons entourés par la meilleure présence (compagnie) et il n’y a aucune disharmonie due au ressentiment.

Dans ce monde nous sommes témoins de beaucoup de genre de dépravation, mais en Terre Pure, le vêtement, la nourriture, les trésors abondent, attendant d’être savourés à volonté. Nos corps temporels sont sales et dégoûtant et certains ont des organes et des parties manquants, mais en Terre Pure tous les corps sont bien formés et tous les visages sont radieux.

Ici, nous sommes prisonniers dans le cycle de la naissance et de la mort mais en Terre Pure nous ne naissons plus pour toujours. A cause de la transmigration, nous devons souffrir dans les quatre destinations, à savoir : les enfers, les esprits avides, les animaux et les titans vindicatifs, mais en la Terre Pure il n’y a même pas les noms de ces mauvais chemins.

Dans le monde Saha, nous avons des collines, des ravins, des routes rugueuses, nous avons de la poussière, de roches, des épines, et des saletés partout. Par contraste, le sol en Terre Pure est couvert d’or, des précieux joyaux sont utilisés pour les arbres et la construction. Beaucoup de genres de fleurs, dont le lotus, couvrent le sol aussi loin que les yeux peuvent voir.

Le Bouddha a quitté ce monde samsarique et est entré en Nirvana il y a bien longtemps maintenant, tandis que Maitreya n’est pas encore arrivé, et ainsi, le vrai Dharma est difficile à trouver. Mais en Terre Pure, la Terre de Suprême Félicité, Amitabha enseigne le Dharma en ce moment même.

Dans ce monde, on peut admirer Avalokiteshvara (Quan Yin en Chinois) et Mahasthama-Mahasattva par leurs noms, mais en Terre Pure ils deviennent tous deux des amis.

Dans ce monde notre pratique est marquée de combat avec un essaim de démons avec des voies hétérodoxes, mais en Terre Pure rien de tout cela existe.

La corruption, la dissipation et la tentation séduisent et rendent confus les pratiquants ici, mais ne Terre Pure, il n’y a aucun sexe et tout existe dans son état immaculé. Les êtres sensibles dans ce monde sont troublés par beaucoup de gnomes, monstres et animaux mauvais mais en Terre Pure les forets, les rivières, les lacs et les oiseaux parlent le merveilleux Dharma. Il y a beaucoup plus à comparer mais nous ne pouvons le faire en détails. Les quelques comparaisons montrent le contraste entre les deux mondes.

La Terre Pure est une région merveilleuse prête à recevoir tous les êtres sensibles et leur fournir l’opportunité de purifier leur esprit. Notre pratique y est améliorée et renforcée en surpassant les conditions locales, et donc il est particulièrement important de recommander la Terre Pure et de souligner son importance.

Il y a un point que je voudrais rendre clair : la renaissance en Terre Pure ne signifie pas devenir Bouddha, de vivre tranquille jusqu’à obtenir l’éveil. Nous savons tous à quel point la vie est courte sur cette terre et que nous dépensons plus de la moitié de son temps à à jouer ou dormir. De plus, nous sommes devenus confus à travers d’innombrables renaissances. Demandons nous ce que nous pouvons faire pour rester confiants en vue du fait que nous n’avons pas encore atteint le stade de l’éveil. Pour cette raison seule, nous devons chercher une renaissance dans la Terre Pure de l’Ouest.

 

Ancien Maître Yin Kuang   

 

Traduction de l’anglais par Konshog Sherab

 

▬▬▬▬▬▬▬

 

Quatre lettres en réponse à des laïques.

 

Terre Pure et Esprit-Seulement

Lettre 12 - – Patriarche Yin Kuang –

 

 

Question Une : La Terre Pure Esprit-Seulement et la Nature-Propre Amitabha sont-ils identiques ou différents de la Terre Pure de l’Ouest et Amitabha dans la Terre Pure ?

 

Réponse : C’est parce que la Terre Pure Esprit-Seulement existe que nous renaissons dans la Terre Pure de l’Ouest. Si l’esprit n’est pas pur, il est impossible d’accomplir la renaissance à travers les dix récitations, une telle renaissance est due à leur récitation du nom du Bouddha avec un esprit pur, suscitant ainsi une réponse du Bouddha Amitabha. Les gens ordinaires en général pensent que si la Terre Pure est Esprit-Seulement, alors elle n’existe pas. Ceci est la compréhension des démons et des éternalistes. Une telle vue erronée, qui apparaît juste mais qui est en réalité fausse, affectent plus de la moitié de tous les gens et cause aux pratiquants la perte de réels bénéfices.

 

C’est précisément à cause de la Nature Propre Amitabha que le pratiquant doit réciter le nom du Bouddha Amitabha de l’Ouest en cherchant la renaissance dans la Terre Pure – de façon à accomplir la Nature-Propre Amitabha de façon progressive. S’il s’accroche simplement au Bouddha Amitabha de l’Ouest, il ne peut pas accomplir immédiatement la libération de la naissance et de la Mort – même s’il n’est pas réellement éveillé, combien même si (comme la plupart des gens qui posent cette question) il est prétentieux et s’adonne à des discussions vaines sans s’engager dans la pratique.

 

Ainsi, la réponse à votre question [La Terre Pure Esprit-Seulement et la Nature-Propre Amitabha sont-ils identiques ou différents de la Terre Pure de l’Ouest et Amitabha dans la Terre Pure ?] est que ils sont un encore deux avant que la Bouddhéité soit obtenue, deux encore un après que la Bouddhéité soit obtenue.  

Question deux : Quelle est la signification de l’affirmation : « la renaissance [dans la Terre Pure] est certainement renaissance, mais retourner [vers la Terre Pure] est , en fait, non retour » ?

 

Réponse : « La renaissance est certainement renaissance » est du point de vue des phénomènes ; « Retourner est, en fait, non retour » est du point de vue du principe ou du noumène.

 

Cependant, ceux qui n’ont pas encore pénétré la subtile différence entre noumène et phénomène devrait juste suivre les phénomènes et les marques, et réciter le nom du Bouddha d’une manière accomplie. De cette façon, ils accompliront des résultats. Autrement, ils feront l’erreur, commune aux éternalistes et aux démons, de s’accrocher au noumène et en abandonnant les phénomènes.

Question Trois : Certaines personnes disent : «  voir le Bouddha est voir le Bouddha du Esprit Lui-même, non pas le Bouddha de la Terre Pure de l’Ouest. » Ceci étant le cas, au moment de la mort, est-ce que c’est le Bouddha de Esprit Lui-même  qui apparaît, ou est-ce le Bouddha Amitabha qui vient nous recevoir et nous guider ?

 

Réponse : voir le Bouddha au moment de la mort est du à notre propre Esprit Lui-même, qui a provoqué une réponse du Bouddha Amitabha. Vous ne devriez pas tout retourner vers l’Esprit Lui-même  et penser qu’il n’y a pas de Bouddha Amitabha qui arrive pour vous recevoir et vous guider !!

 

Lettre 12 à un laïc Ch’u.  

 

La récitation du Bouddha et des Mantras -

Lettre 18 – Patriarche Yin Kuang –

 

Le pratiquant de la Terre Pure peut réciter des mantras aussi bien que le nom du Bouddha [Amitabha].

Cependant, il devrait faire une distinction claire entre la pratique principale et la subsidiaire – dans quel cas la pratique subsidiaire pointe naturellement vers la pratique principale. Si, d’un autre côté, il ne fait pas attention et considère les deux pratiques comme égales, même la pratique principale n’est plus la pratique principale !

Le Mantra d’Avalokiteshvara à milles bras ( Cundi Dharani ) est ni moins ni plus efficace que le Mantra de la grande Compassion. Si l’esprit est hautement sincère, chaque et toute méthode du Dharma suscite une merveilleuse réponse ; si l’esprit n’est pas sincère, aucune méthode n’est efficace.

Une simple récitation du nom du Bouddha englobe tous les enseignements du Tripitaka. Elle inclut toutes les méthodes entièrement sans en omettre une seule.

Seulement ceux qui sont bien versés dans toutes les traditions et les enseignements peuvent être des vrais pratiquants de la récitation du Bouddha. D’un autre côté, les insipides, qui sont ignorants de toute chose mais qui savent comment suivre les instructions sincèrement, peuvent aussi devenir des vrais pratiquants. En dehors de ces deux groupes, la justesse de la pratique dépend de la diligence du pratiquant et de si oui ou non il pratique en accord avec les enseignements.

Puisque vous êtes déjà déterminé et n’avez plus aucun doute au sujet de la pratique de la Terre Pure, pourquoi enquêter sur les résultats que peuvent obtenir les autres pratiquants ? Même si aucune personne d’autre dans le monde entier n’obtient des résultats, vous ne devriez pas développer la moindre simple pensée de doute. La raison en est que les mots du Bouddha Shakyamuni et des Patriarches devraient être une preuve suffisante.

Si vous recherchez continuellement des résultats que d’autres pratiquants obtiennent, cela signifie que vous manquez de Foi complète dans les paroles du Bouddha – et ainsi votre pratique ne pourra pas certainement amener des résultats. Le sage ne doit pas abandonner les mots du Bouddha pour suivre ceux des êtres humains. Ceux qui n’ont pas de position ferme et sont seulement guidés par les résultats des autres sont à prendre hautement en pitié !

 

Lettre en réponse à un laïc à Yungchia

extrait : Letters from Patriarch Yin Kuang - par Master Thich Thiên Tâm

 

 

Penser uniquement à la Terre Pure

Lettre 19 – Patriarche Yin Kuang -

 

Les principales doctrines de la Terre Pure sont la Foi, les Vœux et la Pratique. Comme un brûleur d’encens à trois pieds, s’il manque un pied, il ne peut tenir. Vous avez diligemment pratiqué la récitation du Bouddha et n’avez aucuns doutes au sujet du premier critère de la Foi. Cependant, vous semblez être attaché à l’idée qu’il y ait une dichotomie entre les Vœux et la pratique. Pour cela, vous ne pouvez avoir une synthèse et une compréhension complète.

Ainsi, au sein du Dharma merveilleux, parfait et ininterrompu, il y surgit soudainement de nombreux obstacles et entraves, incitant la lune brillante, ornée de milles halos, des anciens maîtres Ch’e Wu, Chien Mi et Ou I à démonter et diviser. Tout cela est dû simplement à de la soie fine enfilée devant vos yeux. Comme cela est regrettable !

Le véritable pratiquant de la Terre Pure combine toujours pleinement les trois critères de la Foi, des Vœux et de la pratique pendant la récitation. Il est comme un enfant recherchant sa mère. Quand, seul et en pleure, il la recherche, il ne manque sans doute  jamais la Foi ou le désir (Vœu) de la voir. Par conséquent, pourquoi demandez-vous si ‘’les Vœux et la pratique’’ viennent séparément ou ensemble ? Pourquoi dites-vous des choses telles que ‘’ avec les Vœux, il est difficile de focaliser complètement l’esprit,’’ ? Ou ‘’ dans la récitation du Bouddha, on ne peut avoir ni les Vœux et la pratique cumulativement ni non cumulativement’’ ? Ceci est comme créer des problèmes là où il n’y en a pas !

De votre lettre, et des lignes de raisonnement du moine (de Hangchou), il apparaîtrait que ni l’un ni l’autre d’entre vous ne sache comment pratiquer la récitation du Bouddha correctement. Vous êtes comme une personne qui n’a pas commencer son voyage mais qui pense déjà à quoi cela ressemblera quand il sera de retour à la maison.

Par conséquent, vous prenez les vraies prononciations du Dharma des anciens maîtres – qui avaient pour objectif de neutraliser la différenciation et la discrimination -  pour créer encore plus de différenciation ! Permettez moi de vous poser cette question : pouvez-vous vraiment atteindre le stade du ‘’non Bouddha hors de l’esprit, non esprit hors du Bouddha’’ sans le plus haut sérieux ? Pouvez-vous vraiment atteindre ce niveau sans Foi ni Vœux ? Tandis que les anciens maîtres Ch’e Wu et Chien Mi peuvent se différencier de leurs mots, leurs idées véritablement se renforcent et se complètent mutuellement. Les réduire à la question de savoir si oui ou non ‘’les Vœux et la Pratique sont séparés ou ensembles’’ est comme manquer de l’œil du discernement dans le Dharma !

 

Lettre en réponse à un laïc.

extrait : Letters from Patriarch Yin Kuang - par Master Thich Thiên Tâm

Traduction de l’anglais par Konshog Sherab.

 

 

Pratiquez, Ne parlez pas !

Lettre 22 – Patriarche Yin Kuang -

 

Les doctrines de la méthode Terre Pure sont la Foi, les Voeux et la Pratique. Uniquement avec la vraie Foi et des Voeux pénétrés, la Pratique peut devenir assidue et pure. La maladie commune des êtres sensibles est de devenir diligents et pénétrés quand la catastrophe frappe, mais en temps normal, ils se relaxent et négligent.

Cependant, vivre à cette époque n’est pas différent de s’allonger paisiblement sur une énorme pile de bois séché sous lequel un feu a déjà commencé à brûler. Bien qu’il n’ait pas encore atteint le corps, en moins de deux, les flammes et la fumée couveront toute chose, ne laissant aucune possibilité de s’échapper. Si vous êtes indifférent ou insouciant, pénétré dans la quête d’une aide à travers la récitation du nom du Bouddha, votre compréhension et votre perception sont en effet superficielles !

Quand vous pratiquez différentes méthodes du Dharma, vous devez atteindre le niveau du ‘développement de la pratique vraie, perfection de la compréhension avant de pouvoir recevoir de réels bénéfices. Ceci n’est pas unique à la méthode de Visualisation de la Terre Pure. Dans le Zen, un koan sans signification ( kung an ) devient la ‘’ vraie vie et le vrai esprit du pratiquant ; il place son esprit entier et sa pensée à l’intérieur, le méditant constamment, inconscient de l’écoulement du temps, que ce soient des jours ou des mois, jusqu’à ce qu’il atteint le point de l’extinction de toute discrimination, de vues illusoires en respect des sphères intérieures et extérieures.

Seulement  ainsi, accomplit-il le grand Éveil. N’est-ce pas cela  ‘’développement de la pratique vraie, perfection de la compréhension ?

Le sixième patriarche du Zen a dit :

Simplement en lisant le Soutra du Diamant, nous pouvons éveiller notre esprit et voir notre Vraie Nature.

N’est-ce pas cela  aussi ‘’Développement de la pratique vraie, perfection de la compréhension ?

Le mot ‘’développement’’ devrait être compris ici comme ‘’En développant au plus haut’’. Seulement en s’efforçant au plus haut, l’adepte peut oublier à la fois, le corps, l’esprit et le monde autour de lui, restant complètement calme et serein, comme d’une seule teinte.

 

Lettre adressée à un Laïc Fan Ku-nung

Extrait : Letters from Patriarch Yin Kuang - par Master Thich Thiên Tâm

Traduction de l’anglais par Konshog Sherab.

▬▬▬▬▬▬▬

 

La souvenance [Se souvenir] du Bouddha

 

Conseils généraux du Maître Chu – Hung (Le 8ème Patriarche de la Terre pure)

 

L’enseignement de la Terre Pure commença avec l’Unique Honoré du Monde Bouddha Shakyamuni, et a été propagé à travers les générations des sages estimables.

Ils ont divisé l’unique porte du souvenir du Bouddha en quatre types : souvenir du Bouddha à travers la récitation du nom [du Bouddha Amitabha], le souvenir du Bouddha à travers la contemplation de l’image [du Bouddha Amitabha], le souvenir du Bouddha à travers la contemplation du concept [de Bouddha], et l’aspect-réalité (marque réelle) du souvenir du Bouddha.

Bien qu’il y ait des différences entre les quatre types, ultimement ils se ramènent tous à l’aspect-réalité du souvenir du Bouddha. De plus, les premiers trois types peuvent être regroupés en deux : contemplation du concept, et récitation du nom. [Le souvenir du Bouddha à travers] la contemplation du concept est expliquée en détail dans le soutra des Seize Contemplations [Soutra de la méditation]. Ici, je vais discuter de la récitation du nom. Le Soutra Amitabha dit ceci :

Si une personne récite le nom du Bouddha Amitabha de façon concentrée en un point pendant [une période d’] un à deux jusqu’à sept jours  sans permettre à quoique ce soit de rendre confus l’esprit, à la fin de la vie de cette personne le Bouddha Amitabha et une multitude de saints apparaîtront devant elle. Tandis que cette personne meure, son esprit ne sera pas illusionné, et il obtiendra la renaissance dans la Terre de Suprême Félicité du Bouddha Amitabha.

Ceci est la grande [scripturale] source de laquelle pendant des myriades de générations, est venue [la pratique] du souvenir du Bouddha en récitant le nom, le merveilleux enseignement personnellement transmis de la bouche dorée [du Bouddha]. Un ancien vénérable disait :

Comme ils contemplent les subtilités de la vérité intérieure des phénomènes, les esprits des êtres sont mêlés [avec d’autres soucis que la vérité].  Puisqu’ils pratiquent la contemplation des esprits mêlés, l’état contemplatif de l’esprit est difficile à acquérir. Le Grand Sage [Bouddha] a pris pitié d’eux, et les a encouragé à se concentrer sur la récitation du nom du Bouddha. Parce que il est facile d’invoquer le nom du Bouddha, de là commence à apparaître une certaine continuité [du souvenir du Bouddha].

Ceci enseigne que la tâche du souvenir du Bouddha à travers la récitation du nom est la plus essentielle pour renaître en la Terre Pure. Si en récitant le nom on arrive à la réalité-aspect, alors ceci a la même efficacité que la subtilité de la contemplation. Les êtres de la plus haute qualité ne doivent pas douter de ceci.

Vous tous enfants du Bouddha ici présents aujourd’hui, [je vous dis ceci] : dans l’accès de repentance, chacun doit se repentir – même les sages des véhicules des disciples [Sravakas] et des [Pratyekas] Bouddhas solitaires, même les grands êtres de l’esprit achevé [Bodhisattvas], même ceux de l’éveil égal aux Bouddhas, tous doivent encore se repentir. Puisqu’ils doivent tous également se repentir, ne doivent-ils pas tous renaître dans la Terre Pure ? Combien plus ainsi pour ceux au niveau mortel ordinaire et ceux au stade de l’étude !

A vous tous ici aujourd’hui, disciples et autres, quel que soit le plan d’existence dans lequel vous êtes, j’offre avec respect [cet enseignement]  à vous tous : vous tous devez invoquer chaleureusement le nom du Bouddha, et rechercher la renaissance en Terre Pure. J’espère que la Compassion du Bouddha s’étendra spécialement vers vous, qu’elle vous rassemblera et vous sauvera.

 

 

Un appel général à se souvenir du Bouddha

 

Le Soutra Amitabha dit :

Si les gens se souviennent du Bouddha, à la mort ils sont sûrs de renaître dans la Terre Pure.

Le Soutra des Seize Contemplations (Soutra de Méditation] dit ceci :

Les gens de toutes les catégories qui pratiquent le souvenir du Bouddha renaissent dans la Terre Pure.

Ainsi avec la méthode du souvenir du Bouddha, il n’importe pas que vous soyez homme ou femme ou moine ou nonne ou laïque, il n’importe pas que votre position sociale soit élevée ou basse, ou que vous soyez vertueux ou stupides. Aussi longtemps que la résolution [souvenir du Bouddha] n’est pas confuse, toutes les catégories de gens iront dans la Terre Pure, en fonction de l’intensité de leurs pratiques [souvenir du Bouddha]. Ainsi, nous savons qu’il n’y a personne dans le monde indigne du souvenir du Bouddha.

 

- Si  les gens sont riches et hauts placés, percevant l’utilisation de toute chose prête à l’emploi, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont pauvres et démunis, avec des petites familles et peu de relations, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens ont des enfants pour se souvenir d’eux dans leurs sanctuaires communautaires, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont sans enfants, et vivent seuls par eux même, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les enfants des gens sont filiaux, donc ils sont en sûreté en bénéficiant de leur soutien, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les enfants des gens sont rebelles, et n’éprouvent aucune gratitude et aucun amour, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont libres de la maladie, ils devraient prendre avantage de leur bonne santé pour pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont infirmes, et étroitement pressés par l’impermanence, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont vieux, et n’ont plus beaucoup de temps, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont jeunes en années, avec un esprit encore toujours pur et aiguisé, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont dans le loisir, sans soucis qui perturbent leurs esprits, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont occupés, et ne peuvent seulement que dérober un peu de temps à la pression des affaires, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens ont quitté la maison [pour devenir moine ou nonne], et errent librement de toutes considérations matérielles, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens vivent comme des propriétaires, alors sachant que [la vie mondaine est aussi impermanente qu’] une maison en feu, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont intelligents, et comprennent clairement la Terre Pure, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens sont stupides et sourds, et ne peuvent rien faire d’autre, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens maintiennent la discipline, la discipline qui est l’ordre du Bouddha, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens lisent les soutras, les soutras qui sont les paroles du Bouddha, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens étudient le Zen, le Zen qui est l’esprit du Bouddha, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

- Si les gens s’éveillent à la Voie, l’éveil dont le Bouddha doit être témoin, ils devraient pratiquer le souvenir du Bouddha.

 

J’encourage tous les gens partout, comme matière d’urgence à pratiquer le souvenir du Bouddha. Toutes les catégories des gens renaîtront dans la Terre Pure : La fleur [de Lotus] s’ouvrira et ils verront le Bouddha.

En voyant le Bouddha, en écoutant le Dharma, à la fin ils deviendront éveillés. Seulement ainsi, ils sauront que leur propre esprit inhérent était tout le temps fondamentalement Bouddha.  

 

 

Encouragement universel pour le souvenir du Bouddha

[Pratique d’invocation d’Amitabha]

 

  Étudier le bouddhisme n’est pas une question d’ornements et de pratiques formalistes : la seule chose qui est importante est la culture authentique de la pratique. Les bouddhistes laïques qui vivent à la maison n’ont pas besoin de s’habiller en moine ou en nonne. Les gens qui gardent les cheveux peuvent faire une pratique constante du souvenir du Bouddha : ils n’ont pas besoin de respecter les horaires quotidiens des moines et des nonnes.

 

  Les gens qui aiment vraiment peuvent pratiquer le souvenir du Bouddha [seuls] en silence : ils n’ont pas à former des groupes et créer des associations [pour le but fixé].

  Les gens qui craignent les événements fâcheux, peuvent pratiquer le souvenir du Bouddha [à la maison] derrière des portes fermées : ils n’ont pas besoin d’aller dans les temples pour écouter les enseignements.

  Les gens qui savent lire, peuvent pratiquer le souvenir du Bouddha en accord avec les écritures du Dharma.

  Brûler des encens [dans les temples] de loin n’est pas aussi bien que de s’asseoir en paix dans une salle à la maison en pratiquant le souvenir du Bouddha.

  Établir des connections étendues avec des amis trompeurs n’est pas aussi bien que de préserver sa pureté en étant seul et de pratiquer le souvenir du Bouddha.

  Accumuler des mérites pour les vies futures n’est pas aussi bien que de créer du mérite dans le présent en pratiquant le souvenir du Bouddha.

  Faire des Vœux et promettre l’expiation [de mauvaises actions] n’est pas aussi bien que de se repentir de ses fautes passées, de poursuivre son propre renouveau et de pratiquer le souvenir du Bouddha.

  Étudier des textes et livres non bouddhistes n’est pas aussi bien que d’être complètement analphabète et de pratiquer le souvenir du Bouddha.

  S’engager dans des fausses discussions sur les principes du Zen sans connaissance n’est pas aussi bien que de maintenir authentiquement la discipline et de pratiquer le souvenir du Bouddha.

  Rechercher des pouvoirs spirituels démoniaques n’est pas aussi bien que d’avoir une foi correcte en la cause et l’effet et de pratiquer le souvenir du Bouddha.

  Pour exprimer le point essentiel, un esprit intègre annihile le mal. Si on pratique le souvenir du Bouddha comme cela, on est appelée, une bonne personne. Si on pratique le souvenir du Bouddha en contrôlant l’esprit et en éliminant la dispersion, on est appelé une personne estimable. Si on pratique le souvenir en éveillant l’esprit et en coupant toute désillusion, on est appelé un sage.

  J’exhorte les gens qui sont complètement dans le loisir de pratiquer le souvenir du Bouddha. Vous avez fini de vous occuper des mariages de vos filles. Vos fils et grand fils prennent soin des affaires de la famille. Vous êtes en sécurité et dans le loisir sans soucis. Vous devriez pratiquer le souvenir du Bouddha avec un esprit unifié et avec force. Chaque jour, récitez le nom du Bouddha plusieurs milliers de fois, ou même plusieurs dizaines de milliers de fois.

  J’exhorte les gens qui sont à moitié dans le loisir ou bien occupés, de pratiquer le souvenir du Bouddha. Vous êtes à moitié libres, à moitié non : parfois vous êtes occupés, parois vous ne l’êtes pas.  Bien que vous ne soyez pas entièrement dans le loisir, quand vous êtes occupés vous devriez prendre soin des affaires, et quand vous avez du temps libre, vous devriez pratiquer le souvenir du Bouddha. Chaque jour, récitez le nom du Bouddha plusieurs centaines de fois, ou plusieurs milliers de fois.

   J’exhorte les gens qui sont complètement occupés de pratiquer le souvenir du Bouddha. Vous travaillez dans les affaires du gouvernement, ou autrement courez ça et là en prenant soin des affaires de la famille. Bien que vous n’ayez pas de temps libre, vous devez toujours voler un peu de votre temps libre  au milieu de votre vie affairée pour pratiquer le souvenir du Bouddha. Chaque jour, récitez le nom du Bouddha dix fois dans la matinée, et plusieurs centaines de fois dans la journée.  

  

 

Trois difficultés pour croire en la Terre Pure

 

Quelqu’un a posé cette question : “ Le Bouddha Shakyamuni a touché le sol avec son orteil, et immédiatement le monde devint tout en or. Si le Bouddha a de tels pouvoirs, pourquoi ne transforme-t-il pas immédiatement ce monde qu’est le nôtre, le monde appelé de l’Endurance, avec sa terre et ses rochers et ses montagnes, avec ses lieux remplis de saletés et de mal, en une terre de sublime félicité, ornée de toutes les façons de précieux joyaux, pour permettre aux êtres sensibles de progresser rapidement vers les millions et billions de terres de Bouddhas loin d’accès ? ‘’

 

Alas ! Le Bouddha ne peut pas délivrer les êtres sans les conditions causales pour l’éveil. Vous savez ceci, n’est ce pas ? Les pures conditions causales produisent des terres pures. Si les esprits des êtres sensibles ne sont pas purs, même si la Terre Pure existe, comment peuvent-ils y renaître ? ‘’

 

Par exemple, les êtres qui pratiquent les dix vertus renaissent en tant que devas, et transforment les enfers en paradis. Même si le Tathagata étend sa main dorée pour les tirer vers le haut, ces êtres sensibles qui s’adonnent aux dix actions néfastes ne pourront jamais s’élever vers son palais intérieur.

 

C’est pourquoi, quand le Bouddha retira ses pouvoirs spirituels, le monde momentanément en or redevint le monde de l’Endurance comme auparavant.

 

Quelqu’un a demandé, ‘’ Dans les soutras, il est dit que la répétition du nom du Bouddha faite avec une complète sincérité efface les pêchés de quatre vingt éons de naissance et de mort. Cela se réfère-t-il au niveau des choses et des événements, ou au niveau de la vérité intérieure ?’’

 

Le soutra dit :

 

Invoquer le nom du Bouddha une seule fois, et [vous êtes] déjà devenu Bouddha [à ce moment].

 

Il dit aussi :

 

Rendre hommage à un Bouddha une seule fois, et notre pied arrive dans le royaume de diamant, et un atome de poussière devient le siège d’un roi qui tourne la roue.

 

Pour l’instant, il n’y a aucun besoin de parler de choses et d’ événements et de vérité intérieure. Nous devrions juste nous focaliser sur les deux mots avec une sincérité complète.  

 

Inquiétez-vous seulement que votre esprit ne soit pas dans un état de sincérité complète ; [si tel est le cas], ne soyez pas inquiets que les péchés ne seront pas effacés. Si tel est le cas en l’occurrence, ça sera comme ceci dans la vérité intérieure ;  si tel est le cas dans la vérité intérieure, ça sera comme ceci en l’occurrence. Qu’y a-t-il à douter ?

 

***

Quelqu’un d’autre a demandé, ‘’ Une personne sérieusement récite le nom du Bouddha toute sa vie, mais sur le point de mourir régresse pendant un moment, et en conséquence ne peut aller en Terre Pure. Une personne entasse le mal toute sa vie, mais sur le point de mourir aspire à l’éveil et récite le nom du Bouddha, et en conséquence obtient d’aller en Terre Pure. Pourquoi la bonne personne devrait perdre et la mauvaise gagner ?’’

 

Ah ! Seulement une personne sur un million accumule le mal toute sa vie et ensuite accomplit la conscience juste au moment de mourir. Sans les racines de la bonté des vies passées, sur son lit de mort elle sera harcelée par la douleur et la souffrance et plongée dans l’obscurité et la confusion : comment pourrait-elle générer une conscience juste ? De plus, parmi les gens bons, seulement une seule personne sur un million régresse à l’approche de la mort.  S’il y a une telle personne, la raison doit être que sa récitation du nom du Bouddha tout au long de sa vie était faite avec désinvolture et en vain : elle n’était pas pure et pénétrée. ‘’Pure’’ signifie que l’esprit n’était pas chaotique et mélangé [avec d’autres soucie pendant la récitation]. ‘’Pénétrée’’ signifie qu’il n’y avait aucunes interruptions et pauses [pendant la récitation]. Ainsi [si la récitation est pure et pénétrée], comment une quelconque régression peut-elle survenir ?  

 

Étant ainsi, ceux qui font le mal devraient retrouver leurs bons sens rapidement, et ne pas imaginer faussement qu’elles auront ce genre de bonne fortune imméritée au moment de la mort. Ceux qui cherchent la Terre Pure avec un esprit authentique devraient pour toujours être plus purs et pénétrés, et ne pas s’inquiéter qu’au moment de la mort ils régresseront.

 

 Namo Amitabha

 

 

Extrait de « Pure Land Pure Mind »

Traduit par J.C.Cleary  et Edité par Van Hien Study Group

Traduit en Français par Konshog Sherab et Minh Tho.