Activités Pèlerinages Chine

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Pèlerinage I - Sur les Traces de Grands Bodhisattvas - Chine

Dates : 01 au 17 Mars 2013 [+-1 jour]

Le suivant : 10 au 18 Août 2026.

En plus des hauts lieux saints bouddhistes en Inde et au Népal qui sont liés au Bouddha Śākyamuni, il existe quatre hauts lieux saints magnifiques dédiés à Quatre Grands Bodhisattvas : Mañjuśrī, Avalokiteśvara, Kṣitigarbha et Samantabhadra.

Un périple ‘éclaireur’ de l’équipe Amitabha a eu lieu et après un bilan détaillé, nous pourrons proposer à tout adepte bouddhiste sérieux, un voyage très abordable financièrement…

♦ Carte du périple adapté

♦ Compte-rendu

Les montagnes sacrées de Chine – 01 au 17 Mars 2013.


Ce périple "pionnier" au rythme intense est terminé. Il a permis de découvrir et sonder les quatre montagnes sacrées bouddhistes de Chine liées chacune à un grand Bodhisattva, et dont les paysages variés semblent correspondre au caractère de chacun d'eux.

Il a débuté par un déplacement à environ 350 km au sud-ouest de Pékin, en direction de Wutaishan, le "Mont aux Cinq Terrasses". C'est une vallée entourée de cinq monts arrondis, dont le plus haut culmine à 3061m. Ces monts sont liés au Bodhisattva de la Sagesse Mañjuśrī ou Wenshu en Chinois. "Seulement" 53 temples essaiment ces lieux, de la vallée jusque sur les terrasses ventées et froides dans des conditions de vie difficiles. En raison des difficultés d'accès à cette époque, seule la terrasse de l'est (-15°C au sommet), a pu être visitée... Ces lieux froids et secs, peu végétalisés, appellent au développement de la sagesse intérieure. Il est d'ailleurs dit que Mañjuśrī apparaît fréquemment dans la montagne et les histoires ne manquent pas à ce sujet. On y trouve de beaux temples anciens plus ou moins prospères, où l'influence du bouddhisme tibétain est très présente. Une rencontre particulière avec un très grand maître chinois de la Terre Pure (99 ans) a pu avoir lieu dans son temple géant flambant neuf, lequel propose l'étude du Dharma mais en chinois seulement. Wutaishan à cette époque encore fraîche, dégage la sérénité et demeure paisible, ce qui ne doit pas être le cas en été où les pèlerins et touristes affluent !...

Après Wutaishan, un vol a permis de rejoindre Shanghai – ville très dynamique à la manière de New-York – qui se trouve à environ 1070 km de Pékin. De Shanghai rapidement visitée, un bus puis un bateau nous ont conduit vers l'île de Putuoshan, le site dédié au Bodhisattva de la Compassion Avalokiteśvara ou Guanyin en chinois. Ici le climat est plutôt doux, il y a des belles plages, une végétation verdoyante, et même certaines pierres qui émettent de la musique bouddhiste le long des chemins boisés ! L'île aménagée comme un parc – diversement apprécié – attire beaucoup de pèlerins ou touristes car Avalokiteśvara est la déité bouddhiste principale en Chine.  Difficile donc de trouver le calme dans les temples les plus fréquentés. Le calme a été trouvé dans des temples "étrangement désertés" dont l'un fut occupé par le dernier grand patriarche de la Terre Pure Yin Kuang et qui pourrait être un lieu de pratique pour un prochain pèlerinage. Par manque de temps, le Nord de l'île n'a pas été scruté ainsi que les temples situés sur la montagne probablement plus calmes. Une recherche prioritaire et hâtive fut menée pour trouver des monastères qui accepteraient d'héberger des étrangers (en vu du prochain voyage)...

Après un bref retour à Shanghai, un bus en direction de l'ouest a permis de rejoindre Jiuhuashan, (environ 460 km et 6-7 heures de route). Ces montagnes sont dédiées au Bodhisattva Ksitigarbha, Matrice de la Terre ou Dizang en chinois, le protecteur et sauveur des êtres tombés dans les royaumes inférieurs. Le temps a radicalement différé à l'arrivée avec du brouillard, un ciel très gris, des coups de tonnerre, une pluie orageuse, et en fond des rochers découpés...bref, un paysage naturel qui correspond bien à ce qui dégage de ce grand Bodhisattva. Des temples encore aux traits communs, dans la vallée, puis dans les montagnes et sur les sommets, accrochés aux rochers ! Il y a eu jusqu'à 360 temples durant l'âge d'or. Il en reste beaucoup moins aujourd'hui et le plus visité sans doute est le temple Tiantai qui apparaît sur nombre d'objets vendus. Au sommet, quand le ciel est dégagé, la vue est saisissante !...

Place ensuite au Mont Emei ou Emeishan : environ 1670 km en avion jusqu'à Chengdu, puis 150 km environ de bus sur autoroute. C'est ici que le premier temple bouddhiste chinois fut construit au 1er siècle, au riche passé donc, ayant participé au rayonnement du bouddhisme en Chine, et ici que furent construits plus de cent temples ! C'est aussi un lieu à la richesse naturelle évidente (classé par l'UNESCO) : végétation ayant un air tropical, faune, paysages, etc. Il faut deux jours pour l'ascension au pic de Samantabhadra, et deux jours pour la descente…....le tout en escaliers parfois très étroits et sur des pentes ou descentes très ardus de 45° ! A cause d'un temps limité, les genoux ont été très soulagés par une montée partielle en bus. Au sommet à 3077 m, atteint après environ 1h45 de montée "terrible", dans un brouillard épais, le visage de la grande statue de Samantabhadra apparut. Cette magnifique statue jaune aux quatre visages de Samantabhadra, Puxian en chinois, le grand Bodhisattva de la pratique, abrite en son socle une magnifique statue du Bouddha Amitabha... La descendre fut faite à pieds, en passant une nuit dans un temple à 2070 mètres. Durée de la randonnée : 6h45 minutes. Sensation garantie !

Avant de rejoindre Chengdu, un saut fut fait à Leshan, proche du Mont Emei, pour admirer une statue de Bouddha haute de 71 m sculptée dans la falaise au bord d'une grande rivière, et visiter quelques temples....

Voilà un bref aperçu de ce riche parcours. En vu du prochain pèlerinage, il en résulte qu'une bonne condition physique est exigée même si des porteurs en montagne peuvent soulager les jambes. Il faudra savoir se contenter souvent d'un seul vrai repas par jour (noodles chinoises par exemple) et de grignoter ça et là en marche. Les conditions de logement et nourriture sont bonnes en Chine… L'objectif initial de rester en dessous de 2000 euros par personne pour le coût total de ce voyage a été largement atteint puisque seulement 1450 euros ont été dépensés par personne !! Soit autant que lors d'un Pèlerinage en Inde-Népal. Cela contraste fortement avec ce qui est demandé par des agences ou des centres bouddhistes, souvent excessif pour un confort inutile. Futur(e) prétendant(e), hésitez-vous ? Faites le bon choix !

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Pèlerinage II - La Chine et le Japon

Dates : 10 au 18 Août 2026

Plus de 13 ans après, nous sommes repartis en Chine, laquelle a bien changé. Le choix a été de voir différents lieux bouddhistes chargés d’histoire (grottes) et de privilégier les grandes statues. Seul un Mont Sacré dédié au Bodhisattva Kṣitigarbha a été retenu car sa statue gigantesque n’avait pu être approchée la première fois…  

♦ Carte du Périple

Pèriple Bouddhiste en Chine & Japon II Amitabha 2026

♦ Compte-rendu

Ce pèlerinage II en Chine avec une escapade au Japon, plus de treize ans après le premier, marquera certainement l'histoire de notre activité de par :

- sa préparation longue, minutieuse, rigoureuse et exigeante, tant la Chine reste un pays encore délicat à 'dompter' ;

- sa densité ou la richesse des lieux et des personnes rencontrées ;

- sa particularité d'être incomplet, car trois lieux dits "saints" ont été omis volontairement et repoussés à une autre occasion ;

- son coût global maîtrisé (autour de 2 750 €/pers., mais moins de 2 500 € s'il n'y avait pas eu la guerre au Moyen-Orient) sans compromettre un minimum de confort en hébergement ;

- la distance globale en boucle très grande parcourue par tous les moyens, dont le train chinois à grande vitesse indispensable et parfaitement rodé, qui pourrait faire rougir de honte des pays comme la France ;

-  la fatigue générée (par de nombreuses marches montées et descendues) à cause, notamment, d'une intempérie évitée de justesse ;

- un déroulement plutôt auspicieux en matière de temps (ciel bleu le plus souvent, mais très chaud et humide) et de soutien humain ;

- l'inclusion d'un trail "difficile" sur le Mont Fuji (09h21mn de montée et descente en une journée avec un dénivelé +- de plus de 1200 m et deux barres de céréales) ;

- et la joie de retrouver un ami de très longue date.

 

Pour ce qui concerne le Dharma propre, on aura vu que la Chine n'échappe pas au déclin, avec des monastères très touristiques devenus des musées à ciel ouvert, où les fidèles viennent faire offrande principalement d'encens avec "excès", et où les moines supposés ne manifestent pas vraiment la discipline ou la quiétude dans leur comportement. On imagine qu'il existe encore des lieux reculés où le Dharma est pratiqué de façon sérieuse. À Jiuhuashan, le lieu sacré dédié à Kṣitigarbha, il y avait foule, car les Chinois sont très concernés par le sujet de la piété filiale envers les ancêtres ou les vivants en proie à la souffrance. On y trouve une certaine ferveur et une foi comparables à celles des Tibétains. Beaucoup font le déplacement pour honorer le feu moine considéré comme une émanation de Matrice de la Terre. S'y trouvent de nombreux temples ou monastères contenant des très beaux objets de culte. Les trois géantes statues au programme, dont celle du Bouddha Amitabha, sont belles, marquantes et impressionnantes ! Elles symbolisent la grandeur du pays, sa capacité à mobiliser des fonds de toute part pour mettre en avant sa richesse culturelle et religieuse de manière compétitive. La Chine est de plus en plus moderne, avec des hôtels très classes et des chambres "intelligentes". Le sens du service est très développé et les commodités présentes. Le végétarien n'a pas de peine à se nourrir là-bas... 

Et le Japon ? On y est allés sans la moindre illusion, sachant que c'est un pays "étroit" particulier dans ses coutumes, et ayant en vue que le Dharma y est en déclin très avancé. Les temples, aux structures géantes et records faites de bois, sont "vides" ; ils ne montrent que rarement un autel avec son Bouddha ! De nombreux touristes y viennent pour prendre de belles photos mais n'ont même pas la possibilité de planter des graines de libération par la simple vue. C'est dans un unique temple Terre Pure encore vivant que l'on a pu assister brièvement à une cérémonie qui se résumait à l'unique récitation "Namo Amida" ou "Amida". La vie du végétarien est difficile là-bas, où presque tous les plats sont à base de poisson ou de graisse de poisson. Heureusement que des expatriés indiens s'y trouvent pour permettre de manger sans viande...

 

Bref ! Relater en détail, de manière orale, serait plus approprié. On peut considérer que ce pèlerinage II n'est qu'une moitié de pèlerinage. L'autre moitié - Pèlerinage III - inclurait les deux ou trois autres lieux sacrés ainsi qu'une escapade au Tibet. À bon entendeur ! Félicitations aux participantes seniors qui ont très bien tenu le coup.


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