Amitabha Roue Dharma Amitabha

▪ Les douze adorations


Avec révérence j’incline ma tête devant Amitābha, le Sage,

Le Plus Unique Honoré, qui est vénéré par les humains et les devas.

Vous demeurez dans la merveilleuse Terre de Paix et de Félicité,

Entouré par d’innombrables enfants des Bouddhas.


Votre corps en or immaculé est comme le mont Sumeru, le roi des montagnes ;

Vos pas tandis que vous êtes absorbé en Śamatha, sont comme ceux d’un éléphant ;

Vos yeux sont aussi purs que des fleurs de lotus bleues.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Votre visage est d’une forme parfaite et sereine comme la pleine lune ;

Votre lumière majestueuse brille comme un millier de soleils et de lunes mis ensemble ;

Votre voix résonne comme un tambour céleste ou un coucou.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Vous résidez en la couronne, que Kannon (Avalokiteśvara) porte sur sa tête ;

Vos traits excellents sont parés d’ornements de joyaux ;

Vous détruisez les vues non bouddhistes, défaites les pensées et les idées vaniteuses.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Incomparable, immaculée, large et pure

Est votre vertu ; elle est sereine et claire comme l’espace.

Vous avez atteint la liberté en donnant le bénéfice aux êtres.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Les Bodhisattvas dans votre Terre, renommés partout dans les dix directions,

Sont toujours glorifiés par d’innombrables māras ;

Vous demeurez avec le Puissant Vœu pour le salut de tous les êtres sensibles.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Dans l’étang de joyaux contenant des sables d’or éparpillés, se développe un lotus ;

Le trône excellent sur son dais a été produit par vos actes de mérite ;

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Des dix directions les enfants des Bouddhas viennent en foules ;

Manifestant des pouvoirs surnaturels, ils atteignent la Terre de Paix et de Félicité.

Ils regardent les yeux levés votre visage avec adoration et vous vénèrent sans interruption.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Toutes les choses sont impermanentes et sans soi,

Comme une image de la lune sur l’eau, un éclair, ou une rosée du matin.

Vos sermons à l’endroit des multitudes sont, en réalité, sans mots.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Dans la Terre Pure vénérée du Bouddha, ne s’y trouve aucun nom mauvais,

Ni la présence d’êtres à la forme féminine, ni la crainte des royaumes inférieurs.

Tous vénèrent l’unique Honoré avec une sincérité du cœur.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


Dans la Terre Pure du Bouddha accomplie avec d’innombrables moyens habiles,

Ne s’y trouve ni royaume samsarique, ni mauvais maîtres.

Une fois la renaissance acquise là-bas, on réalise l’éveil sans chuter.

Ainsi, je me prosterne jusqu’au sol et vénère Amitābha, l’Unique Saint.


J’ai exalté la vertu excellente du Bouddha,

Ainsi acquérant un mérite sans limite comme l’océan.

Les racines du bien pur que j’ai par conséquent acquises

Je souhaite les partager avec les autres êtres, aspirant ensemble à renaître dans sa Terre.


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La voie de la pratique facile basée sur le Vœu d’Amitābha

De Nāgārjuna


Le Vœu Primordial du Bouddha Amitābha est le suivant :


"Si quiconque me contemple, récite mon nom, et prend refuge en moi, il s’établira instantanément au Stade de l’Assurance et en conséquence obtiendra le plus haut éveil parfait."


Pour cette raison, vous devriez toujours vous souvenir de lui. Je vais maintenant lui faire l’éloge sous forme de versets.


Le Bouddha de Lumière et Sagesse Infinie, dont le corps est semblable à une montagne d’or authentique,

Je le vénère avec mon corps, ma parole et mon cœur en joignant les mains et en m’inclinant devant lui.

Sa radiance en or glorieuse atteint tous les mondes ;

Manifestant ses formes en accord avec les êtres qu’il sauve. Ainsi, je m’incline et le vénère.

Si quiconque, après la fin de sa vie, obtient une renaissance en la Terre d’Amitābha,

Il sera instantanément doté d’un mérite incommensurable. Ainsi, je prends refuge en Amitābha.

Si quiconque se souvient du mérite et de la puissance infinie de ce Bouddha,

Il entrera instantanément dans le Stade de l’Assurance. Ainsi, je me souviens toujours d’Amitābha.

Même si les gens de sa terre peuvent être sujets à des souffrances variées après la mort,

Ils ne sombreront pas dans le royaume mauvais de l’enfer. Ainsi, je prends refuge en lui et le vénère.

Si quiconque a pris naissance dans cette Terre, il ne tombera plus jamais dans les trois royaumes inférieurs.

Ou le royaume des asuras. Ainsi, je prends maintenant refuge en lui et le vénère.

Les êtres célestes et humains de cette Terre sont tous semblables en apparence physique, chacun aussi glorieux qu’une montagne en or.

Il est le refuge pour tous les êtres supérieurs. Ainsi, je me prosterne et le vénère. Ceux qui sont nés dans sa Terre sont dotés de la vue et de l’ouïe divine.

Rien dans les dix directions ne peut entraver leur vue et leur ouïe. Ainsi, je m’incline devant le Plus Unique Saint de tous les Sages.

Les gens de cette Terre ont des pouvoirs surnaturels comme celui de se transformer à volonté, de connaître les pensées des autres,

Et de se souvenir de leurs vies passées et de celles des autres. Ainsi, je prends refuge en lui et le vénère.

Ceux qui sont nés dans sa Terre sont libres de l’attachement à ‘’soi-même’’ et au ‘’mien’’.

Ils ne produisent aucunes pensées discriminantes. Ainsi, je m’incline et le vénère.

Dans cette Terre, on y trouve d’innombrables Śrāvakas, qui ont obtenu la libération de la prison des Trois Mondes ; leurs yeux sont comme des pétales de lotus. Ainsi, je m’incline et le vénère.

Tous les êtres sensibles de cette Terre ont une nature gentille,

Et spontanément accomplissent les dix bonnes actions. Ainsi, je m’incline devant le Roi des Sages.

Ils brillent avec éclat et purement à travers l’accomplissement de bonnes actions ; leur nombre est infini et incalculable.

Ils sont les plus distingués de tous les humains. Ainsi, je prends refuge en lui.

Si quiconque, aspirant à devenir Bouddha, contemple Amitābha dans son cœur,

Amitābha se manifestera instantanément devant lui. Ainsi, je prends refuge en lui.

Par le pouvoir du Vœux primordial du Bouddha, les Bodhisattvas des dix directions

Viennent lui faire des offrandes et écouter le Dharma. Ainsi, je m’incline devant lui.

Les Bodhisattvas de sa Terre possèdent des marques physiques et caractéristiques excellentes

Qui glorifient leurs corps. Ainsi, je prends maintenant refuge en lui et le vénère.

Les grands Bodhisattvas de cette Terre peuvent faire des offrandes à tous les Bouddhas des dix directions

Trois fois par jour. Ainsi, je m’incline et le vénère.

S’il y a n’importe quelle personne qui plante les racines de bien mais entretient des doutes, la fleur dans laquelle il renaîtra ne s’épanouira pas ;

Pour ceux qui ont une foi pure, les fleurs s’ouvriront, et ils verront le Bouddha.

Les Bouddhas du présent des dix directions font l’éloge du mérite de ce Bouddha de façons variées. Ainsi, je prends maintenant refuge en lui et le vénère.

La Terre est ornée partout, et supérieure aux palaces célestes ;

Son mérite est excessivement vaste et profond. Ainsi, je m’agenouille aux pieds du Bouddha.

Chaque plante des pieds du Bouddha porte la marque d’une roue à milles rayons et elle est douce colorée de lotus.

Quiconque peut voir cela se réjouit. Ainsi, je me prosterne et le vénère à ces pieds.

La lumière émanée de la boucle blanche de poil entre ses sourcils ressembles à celle de la lune,

Et s’ajoute au lustre de sa prestance. Ainsi, je m’agenouille à ces pieds.

Quand il cherchait le Chemin pour la Bouddhéité, il a accomplit beaucoup de merveilleuses pratiques

Comme cela est décrit dans les sūtras. Ainsi, je me prosterne et le vénère.

Les sermons du Bouddha détruisent les racines du mal ;

Ils sont magnifiquement prononcés et apportent un grand bénéfice. Ainsi, je m’incline et le vénère.

Avec ces sermons magnifiquement prononcés, il soigne la passion des gens pour le plaisir ;

Il a sauvé les êtres dans le passé et sauve encore maintenant les êtres ; tous les dieux s’agenouillent et le vénèrent.

Il est le plus honoré de tous les humains et des êtres célestes ; tous les dieux s’agenouillent et le vénèrent,

Avec leurs couronnes faites des sept trésors en touchant ses pieds. Ainsi, je prends refuge en lui.

Tous les sages et les sages saints et les multitudes des humains et des êtres célestes

Ensemble prennent refuge en lui. Ainsi, moi aussi, je le vénère.

Embarquant à bord de l’enseignement du Noble Sentier Octuple, il transporte les gens au-delà de la mer qui est difficile à traverser ;

Il l’a traversé lui-même et maintenant transporte les autres au-delà. Ainsi, je vénère celui qui possède un pouvoir illimité.

Même si tous les Bouddhas ont fait l’éloge de son mérite pendant d’innombrables kalpas,

Ils ne pourraient pas l’honorer complètement. Ainsi, je prends refuge en la Pure Personne.

Comme ces Bouddhas, j’ai fait l’éloge de sa vertu sans limite.

Par cet acte, je pris pour que le Bouddha puisse toujours penser à moi.

Avec n’importe quel mérite que j’ai acquis dans cette vie et les précédentes,

Je souhaite être en la présence du Bouddha et atteindre la pureté éternelle du cœur.

Puisse le suprême mérite que j’ai acquis par cet acte méritoire

Être partagé avec tous les autres êtres sensibles.


Amitabha Terre Pure - Dharma Diffusion


Lire sur Vasubhandu….

L'ācārya Nāgārjuna (vers 150-250) naquit dans une famille brahmane dans le sud de l'Inde. Il se convertit au bouddhisme tôt dans sa vie, puis maîtrisa la doctrine Mahāyāna. En Inde, Nāgārjuna est le fondateur de l'école Madhyamaka, qui est désignée comme l'École de la Vacuité en Chine, car ses traités exposent la vacuité dans la perspective du Mahāyāna. En Chine, il est vénéré comme le patriarche lointain à l'origine de huit Écoles du Mahāyāna. En particulier, l'École des Trois Traités est fondée sur le Traité du Milieu et le Traité aux Douze Portes de Nāgārjuna, et le Traité en Cent Versets par son disciple Deva. Cette école a fait naître une branche appelée L'École des Quatre Traités, ce qui ajoute le Traité de Nāgārjuna sur le Sūtra du Maha-Prajñā-Pāramitā dans le champ de son étude. La preuve de la connexion de Nāgārjuna avec l'École de la Terre Pure se trouve dans le fascicule 9 de la version en 10 fascicules du Sūtra Laṅkāvatāra et dans le fascicule 6 de la version en 7 fascicules du Sūtra Laṅkāvatāra. Dans chaque texte, le Bouddha prédit l'arrivée de Nāgārjuna et ses réalisations : "Mahamati, écoutez ! Après le paranirvāṇa du Sugata, dans les temps à venir, dans le sud de l'Inde, un bhikṣu de grande vertu, appelé le Bodhisattva Nāgārjuna, sera en mesure de briser la vue de l'existence et de la non-existence et d'exposer mon Dharma, le Dharma inégalé du Mahāyāna. Il montera à la Terre Joyeuse [Première Terre de Bodhisattva] et renaîtra dans la Terre de Paix et de Félicité."

Dans son Traité Complet sur ​​les Dix Terres (Dasabhumika-vibhasasastra), Nāgārjuna répond à une requête pour un chemin facile pour avinivartanīya (le niveau spirituel de non régression). Dans le fascicule 5, chapitre 9, "La Voie Facile", il dit : "Il y a des voies mondaines difficiles et des voies faciles. Tandis que prendre un chemin de terre à pied est pénible, descendre une voie d'eau par bateau est joyeux. De même est la Voie du Bodhisattva : certains peuvent atteindre avinivartanīya à travers un entraînement diligent et un progrès énergique tandis que d'autres peuvent y parvenir rapidement à travers la Voie Facile de la foi... Les bodhisattvas qui souhaitent atteindre avinivartanīya dans leur vie actuelle et ensuite atteindre anuttara-samyak-saṁbodhi devraient penser aux bouddhas [dans les mondes] dans les dix directions et prononcer leurs noms."

Il donne ensuite les noms de nombreux bouddhas, y compris le Bouddha Amitābha. Nāgārjuna dit que l'on devrait toujours penser au Bouddha Amitābha et faire sa louange en vers parce que ses vœux originels promettent que ceux qui pensent à lui, prononcent son nom, et n'hésitent pas à prendre refuge en lui, atteindront certainement anuttara-samyak-saṁbodhi. Nāgārjuna influença grandement le développement de l'École de la Terre Pure. Basé sur sa déclaration, le Maître de Dharma Tan-Luan (476-542 ou après 554) initia la théorie des deux voies et deux pouvoirs.

~ Patriarche Indien de la Terre Pure - Nāgārjuna ~

~ Écrits sur la Terre Pure - Nāgārjuna ~